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L’Édito de l’Humanité : « La promesse du mouvement social »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 avril 2015

L’éditorial de Jean-Paul Piérot :

 

La promesse du mouvement social

 

  lhumanite21648

  « Les 300 000 ouvriers, employés, enseignants

  qui ont fait grève et marché côte à côte,

  réalisant du même coup la plus puissante

  journée de mobilisation depuis longtemps,

  ont délivré un message fort à l’adresse

  du gouvernement : « Maintenant, ça suffit. » « 

  Au lendemain des élections départementales,

  il semblait déprimé, chiffonné. Le mouvement social

  anti-austérité, qui ces derniers mois a fait des vagues

  ailleurs en Europe – de la Grèce à l’Espagne notamment –,

  était chez nous, à marée basse, décontenancé,

  désespéré par un exécutif faisant l’exact contraire

  de ce pour quoi le peuple de gauche l’avait élu en 2012,

  après cinq années de sarkozysme.

 

Sans doute le récent coup de force de Manuel Valls garrottant le débat parlementaire avec le 49.3 pour imposer la loi Macron a-t-il dégradé encore davantage la confiance, contribuant fortement à cette impression de blocage politique, de paralysie de la société.

La journée de mobilisation syndicale contre l’austérité, à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires, apparaît comme une belle éclaircie et peut-être comme une promesse. Qui nous libère de cette atmosphère irrespirable et, à bien y réfléchir, inconcevable, dans laquelle une formation extrémiste, que tant de médias ont promue au rang de « premier parti de France », peut monter une polémique honteuse sur les crimes du nazisme et la trahison de Pétain, dont l’enjeu serait de rendre le FN plus « fréquentable ».

Les 300 000 ouvriers, employés, enseignants qui ont fait grève et marché côte à côte, réalisant du même coup la plus puissante journée de mobilisation depuis longtemps, ont délivré un message fort à l’adresse du gouvernement : « Maintenant, ça suffit. » Cela suffit de n’être pas entendus par un premier ministre qui, au soir d’une débâcle électorale, affirme qu’il ne faut pas modifier le cap qui nous mène droit dans le mur. Un message également à l’adresse du Medef et de Pierre Gattaz, l’homme qui murmure à l’oreille du gouvernement sa volonté de voir enterrer les CDI.

Les salariés, quant à eux, pour se faire entendre, doivent donner de la voix. Ils ont commencé à le faire.

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