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Pierre Laurent appelle à « dialoguer sans condition avec tous ceux à gauche qui ne se reconnaissent pas dans la politique actuelle ».

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 septembre 2014

 

Pierre Laurent :

« Le temps est venu de passer à la construction commune

de solutions »

 

pl4

  Dans l’Humanité Dimanche.

  Pour le secrétaire national du PCF, l’enjeu est

  de « débloquer une situation que Manuel Valls

  s’emploie à verrouiller en imposant le silence ».

  Pour cela il appelle à « dialoguer sans condition

  avec tous ceux à gauche qui ne se reconnaissent

pas dans la politique actuelle ».

Humanité Dimanche. Quels enseignements tirez-vous de votre intervention à l’université d’été

du PS à La Rochelle ?

Pierre Laurent. Je suis allé à La Rochelle parce que je sens que le cap du gouvernement Valls provoque

une inquiétude et une contestation grandissantes au sein du Parti socialiste. Mon sentiment est qu’on ne

peut pas laisser les socialistes s’enfoncer dans le désespoir et dans l’amertume, ni s’épuiser

dans une contestation interne sans perspectives. C’est d’autant plus vrai après le coup de force

du changement de gouvernement et le discours de Valls au MEDEF. Il est évident que de très nombreux

militants socialistes et des millions d’électeurs ne peuvent plus se reconnaître dans cette politique. Il fallait aller leur parler, leur tenir un langage de vérité. J’ai dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. L’accueil extrêmement positif que j’ai reçu, au-delà de ce que j’attendais, m’a confirmé qu’il y a une attente très profonde d’une relance, d’un espoir de gauche. Mon discours, pourtant très clair et dur sur la politique gouvernementale, a été vécu comme un geste d’espoir. Je crois que ce geste politique peut contribuer à débloquer une situation politique que Manuel Valls s’emploie à verrouiller en imposant le silence sur le cap gouvernemental.

HD. La crise politique actuelle n’est-elle pas surtout une crise d’alternative ?
P. L. Pour des millions de gens, il n’y a de perspective ni du côté de la droite et de l’extrême droite, ni de celui de la politique du gouvernement censé représenter la gauche. En vérité, cette politique est de droite. Elle n’a jamais été voulue par ceux qui ont voté pour le changement. Mais pour le moment, les gens ne voient pas une alternative potentiellement majoritaire. Beaucoup partagent notre constat et notre diagnostic sur la responsabilité de la finance. Mais ils n’identifient pas les propositions qui peuvent être opposées à cette politique et comment mettre suffisamment de forces en mouvement pour les mettre en oeuvre. Nous avons la responsabilité de lever ce double blocage. C’est pour ça que je dis à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les politiques du gouvernement, au Front de gauche, aux écologistes, aux socialistes : nous ne pouvons plus nous contenter de juxtaposer nos critiques. Le temps est venu de passer à la construction commune de solutions.

HD. Quelles sont-elles ?
P. L. Le gouvernement échoue car il refuse de s’attaquer au pouvoir de la finance. Plus un seul euro ne doit aller à des cadeaux fiscaux pour le capital. Chaque euro dépensé doit être investi pour la relance sociale, les salaires, la protection sociale. Il faut baisser la TVA, reconstruire l’impôt sur le revenu progressif et celui sur les sociétés. Il faut établir une fiscalité modulée qui sanctionne ceux qui privilégient les dividendes, encourage ceux qui créent des emplois et augmentent les salaires. Le deuxième axe : encourager les investissements d’avenir pour le pays. Nous ne dépensons pas assez pour la recherche, la formation et l’éducation. Le gouvernement massacre la demande mais laisse aussi dépérir la qualité de notre offre productive. La seule chose qu’il soutient, ce sont les profits qui vont aux dividendes, à la finance. Il faut, au contraire, investir dans l’industrie et dans la transition écologique, pour des services publics de qualité, condition pour avoir une offre productive de qualité.

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