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«Privatisation des autoroutes, 9 milliards en moins pour l’État»

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 mai 2014

 

«Privatisation des autoroutes, 9 milliards en moins pour l’État»

 

Entretien avec Gérard Le Briquer, secrétaire de l’Union des transports CGT.

 

Latifa Madani – 4 mai 2014

 

oseille

 

  La CGT, aux avant-postes contre le bradage du réseau routier

  depuis 2005, fait campagne pour une maîtrise publique du réseau

  national. Et rappelle que les revenus financiers doivent revenir

  à l’investissement et au développement.

 

 

 

HD. Pourquoi la CGT s’oppose à ce plan de relance autoroutier 2015-2020 ?

GÉRARD LE BRIQUER. Parce que ce plan est la poursuite de la privatisation du réseau. Au prétexte qu’il n’y a pas d’argent, l’État poursuit le bradage pour 3,7 milliards d’euros auprès de sociétés qui regorgent déjà d’énormes profits non réinvestis dans l’intérêt général. C’est un mauvais signal qui rapportera des rentes importantes aux grands groupes et privera l’État de recettes.

 

HD. Quel est le manque à gagner ? Si l’État renationalise, combien ça coûte, combien ça rapporte ?

G. L. B. Lorsque l’État était le seul actionnaire, il récupérait les dividendes pour les réinjecter dans le développement des réseaux routiers. Aujourd’hui, on sait qu’à chaque fois qu’une société privée procède à un investissement, elle l’amortit rapidement grâce au péage et ensuite elle fait du profit net. Le manque à gagner est réel. Il est évalué annuellement à 1 milliard. Auquel il faut ajouter les 800 millions de l’écotaxe qui auraient dû entrer. Par les temps qui courent, l’État se prive de près de 2 milliards, c’est loin d’être négligeable. C’est pour cette raison qu’il faut exiger un retour des sociétés d’autoroutes dans le giron de l’État qui sera bénéfique aux finances publiques et aux usagers.

 

HD. Vous avez observé une dégradation de l’état du réseau alors que les cahiers des charges qui lient l’État aux sociétés concessionnaires imposent des investissements pour l’entretien et la sécurité.

G. L. B. Les retards sont importants. La norme est que 15 % environ des chaussées doivent être renouvelées chaque année. Ce taux est tombé à 8,8 % en 2009 et à 4 % en 2012 ! C’est dire si l’état de certaines chaussées et de certains ouvrages d’art nécessite une mise à niveau. Selon le rapport Mobilité 21 du sénateur Philippe Duron, il faudrait un budget de 160 millions d’euros par an pendant 8 ans. Or, il est actuellement de 110 millions. À la CGT, nous disons qu’il est urgent de réengager des crédits pour rattraper les retards. Car ils ont des incidences sur la sécurité routière et sur l’emploi.

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