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« Pourquoi nous, trois députés socialistes, voterons contre le pacte de responsabilité »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 avril 2014

 

« Pourquoi nous, trois députés socialistes,

voterons contre le pacte de stabilité »

 

Pacte de stabilité

Sarah Sudre – 25/04/2014

 

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  « Où est la justice dans ce programme de stabilité ? », s’interrogent Laurence Dumont,

  Jean-Marc Germain et Christian Paul, députés socialistes, dans une tribune parue

  aujourd’hui dans Libération. Insatisfaits du programme de stabilité proposé

  par leur Premier ministre, ils voteront contre le mardi 29 avril, à l’Assemblée nationale.

 

 Explications.

Si le Premier ministre Manuel Valls, a provoqué la colère du Front de Gauche, en présentant son programme de stabilité, lors de son discours de politique générale, le 8 avril dernier, il a aussi déconcerté un certains nombre de ses pairs. L’orage gronde au parti socialiste, à quelques jours du vote des députés,  sur ce fameux pacte de stabilité. Et c’est une tribune de trois députés socialistes, parue ce vendredi dans le journal Libération, qui vient de provoquer un coup de tonnerre.

Laurence Dumont, député socialiste du Calvados, Jean-Marc Germain, député de la douzième circonscription des Hauts-de-Seine et Christian Paul, député de la Nièvre, ont frappé fort, en titrant leur intervention : « Pourquoi nous ne voterons pas le pacte de stabilité ». En prenant la plume, ils ne cherchent pas à réprimander le gouvernement, « issu de la majorité à laquelle [nous] appartenons », mais à l’interpeller sur les risques d’une telle démarche austère. Conscients de l’effort économique national qui doit être réalisé  en France, ils s’indignent néanmoins que l’Etat souhaite aller puiser directement dans les ressources financières des plus fragiles, avant même d’avoir été faire un tour du côté des entreprises. « Où est la justice quand, pour financer la baisse des prélèvements des entreprises, on envisage la baisse du pouvoir d’achat des pensions de retraite, des allocations familiales, des aides au logement et du traitement des fonctionnaires, y compris les plus modestes ? », évoquent t-ils, en total désaccord avec le gel annoncé de certaines prestations sociales.
Autre problème majeur : les 11 milliards d’euros d’économies sur les collectivités territoriales, « portant 75% des investissements publics ». Une restriction budgétaire qui ne favorisera pas le redressement de la croissance, d’après eux,  « si les moteurs de la consommation ou de l’investissement ne repartent pas. Le pied reste sur le frein du pouvoir d’achat », peut-on lire dans la tribune. Pour ces élus, la recherche de l’économie française doit être mieux ciblée, parce « qu’un euro qui part dans l’amélioration des usines française […), ce sont des emplois gagnés », explique Christian Paul en précisant, à contrario, qu’un euro dispersé dans les dividendes et les banques, « c’est un euro perdu ». Et qui dit, emploi de gagné dit croissance. Si et seulement si, le gouvernement ne réduit pas à 3% son déficit public d’ici 2015, soit 21 milliards d’euros d’économies à trouver en deux ans, parce qu’ « on ne passe pas de 4,3 à 3% aussi rapidement sans dégâts majeurs ».

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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