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La nausée, l’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 mars 2014

 

La nausée, l’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin

 

huma2003

L’illusion médiatico-politique n’aura donc pas duré.

Durant quinze jours, à la manière du célèbre proverbe

de Confucius (« quand le sage montre la lune, le sot

regarde le doigt »), la justice de la République montrait

le et les coupables, et pendant ce temps-là, maîtres

en illusions, les affidés voulaient nous forcer à regarder,

tous, dans la mauvaise direction.

Ils souhaitaient que « l’affaire » Sarkozy devienne « l’affaire »

Taubira. La patience a parfois des avantages que la justice

d’un État de droit réclame. Oui, « l’affaire » Sarkozy est

redevenue une affaire d’État. Et pas n’importe laquelle.

 

 

Après la publication par Mediapart d’extraits des fameuses écoutes judiciaires de l’ex-président, les Français découvrent, ahuris, l’accablante opération de corruption mise en place par la Sarkozye. S’ils sont avérés dans les jours qui viennent – comment imaginer le contraire –, ces enregistrements confirmeraient que l’ancien hôte de l’Élysée et son avocat, Thierry Herzog, étaient bel et bien renseignés par le haut magistrat Gilbert Azibert. Nicolas Sarkozy risque d’être accusé de prévarication. Ci-devant, l’un des scandales les plus énormes de la Ve République.

Tout de même, souvenons-nous des jours derniers.

Par une stratégie de contournement qui vient d’exploser en plein vol, tout avait été fait pour que le tumulte des éditocrates nous pousse à oublier les scandales à répétition du pouvoir sarkozyste et, surtout, le scandale des scandales pourtant exposés là, sous nos yeux. Les maladresses et les demi-mensonges du gouvernement avaient bien aidé au détournement d’intérêt. Maintenant c’est fini, retour aux choses sérieuses. Les mots divulgués à la France entière donnent le vertige et montrent à quel point Nicolas Sarkozy, dans l’exercice de la fonction suprême, se moquait éperdument de la justice, des juges et du droit. Ces informations mettent à nu un véritable système élaboré par l’ex-président en personne qui ne visait qu’à avilir la justice de son pays, lui, le garant des institutions. Nous savons désormais que le juge Azibert est directement intervenu auprès de trois magistrats de la Cour de cassation dans l’affaire Bettencourt. Téléphones anonymes, noms d’emprunts, rendez-vous dans une principauté de pacotille pour affairistes sans scrupule, menaces et insultes – « ces bâtards de Bordeaux», s’étouffe Me Herzog en parlant des juges –, le chef de l’État a orchestré un véritable complot contre l’institution judiciaire. De quoi avoir la nausée. Le palais de l’Élysée n’était-il donc que le QG d’une mafia politique dirigée par un cabinet noir ?

La victimisation a fait long feu ; chaque jour un peu plus nous découvrons l’ampleur du mal.

En essuyant ses talons sur « la » politique, le petit bonapartiste des copains et des coquins a abîmé la République. Jusqu’ici, la question de son retour en 2017 ne se posait que par défaut. Si la vie des Français avait vraiment changé depuis l’élection de François Hollande, la peur, légitime, de son retour, aurait été balayée depuis longtemps. Assistons-nous, en direct, à l’arrêt du come-back programmé ?

 

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Publié dans France, Mediapart, POLITIQUE, UMP | Pas de Commentaire »

Le FN en passe de devenir le parti unique des matinales radiophoniques !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 mars 2014

 

Le FN, ce parti unique des matinales radiophoniques

 

CaptureRegards

  Le Front national, parti d’extrême droite qui aime tant

  se déguiser en parti « anti-système », a démontré ce matin

  qu’il était bien implanté dans le système médiatique.

  On avait beau changer de fréquence sur sa radio, tour à tour,

  il y avait Ravier (FN) sur France Info, Philippot (FN) sur France

  Inter et Le Pen (FN) à RMC et BFM-TV. Le FN est en passe

de devenir le parti unique des matinales radiophoniques !

 

Et que l’on ne nous parle pas de coïncidence. Le CSA a pointé « certains déséquilibres non encore compensés » dans ses relevés, en précisant même que 43 % du temps d’antenne de BFM TV consacrés à l’enjeu national des élections municipales étaient squattés par le parti d’extrême droite entre le 10 février et le 7 mars 2014. Un chiffre effarant, à mettre en regard avec le sort médiatique fait au PCF, pourtant 3eme parti en terme d’élus municipaux, présentant des candidats sur 7500 listes contre moins de 600 pour le FN.

Au soir du premier tour dimanche, si le FN fait un score important, le PCF invite certains médias à balayer devant leur porte. A force de jouer avec le feu, il finit par prendre. Les électeurs ont un bon moyen de déjouer ce mauvais scénario. Ils disposent pour cela d’un atout maitre : leur bulletin de vote. En votant pour les listes du Front de gauche et de large rassemblement soutenues par le PCF, ils feront tort aux Cassandre de tous bords qui annoncent un succès du FN tout en l’organisant. Ils feront œuvre de démocratie.

Communiqué du PCF

 

Temps de parole : BFM, la part belle au FN

Publié dans Elections municipales, France, POLITIQUE, Presse - Medias | Pas de Commentaire »

Espagne : un avenir nouveau peut poindre le 22 mars

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 mars 2014

 

Une marche géante va « prendre Madrid » le 22 mars

 

Capturemarche madridJean Ortiz, L’Humanité, 15/03/14

Depuis des mois se prépare dans toute l’Espagne

la (les) »Marche(s) de la dignité ». En colonnes venues

de toutes les latitudes de la Péninsule, le 22 mars, elle,

elles, vont « envahir » Madrid. Sur toutes les routes,

des marcheurs sont déjà à l’effort depuis des jours,

vers la capitale.

 

En ruisseaux humains qui vont devenir des flots, des vagues, à l’approche du 22 mars… Et c’est dur. Cela nécessite du courage, de bons souliers ! et une logistique solidaire lourde. Des milliers d’autres « marcheurs » arriveront à Madrid en bus. Les drapeaux républicains flottent.

Une multitude de chômeurs (six millions en Espagne), de « sans terre » (alors que de grands « cortijos » de 30.000 hectares ou plus monopolisent la terre en Andalousie), de précaires, de victimes des expulsions locatives, comptent camper à Madrid et y rester. Sur leur parcours, ils ont été reçus dans villes et villages, déclinant les revendications dans les rencontres, les assemblées, avec leurs hôtes travailleurs, étudiants, paysans, fonctionnaires…

Il peut y avoir un avant et un après le 22 mars. Plus d’un million de « marcheurs » sont attendus. Au départ, l’idée a été lancée par le Syndicat andalou des travailleurs, de Diego Cañamero, le « Front civique-Nous sommes la majorité » de l’ex secrétaire général du PCE Julio Anguita et les « Campements dignité d’Estrémadure ».

Le manifeste et les revendications « agglutinantes » ont permis que nationalement les marches soient soutenues par Izquierda Unida, la CGT, la CNT-AIT, de nombreux collectifs de lutte, et localement par une constellation d’ « assemblées populaires », une multitude de mouvements sociaux, les « marées » vertes des enseignants, blanches des personnels de la santé, contre les privatisations, rouges des travailleurs licenciés de la multinationale Coca Cola, des comités larges regroupant les différentes colères, le PCE, les « plates-formes » contre les dizaines de milliers d’expulsions consécutives à l’explosion de la « bulle spéculative immobilière » (86.000 familles andalouses ont ainsi été expulsées de leurs maisons et appartements par les banques), Attac, les collectifs 15M ou issus du 15 M, la Gauche anticapitaliste, les associations de quartier, de voisins, les organisations citoyennes…

Les deux grands syndicats UGT et CCOO se sont jusqu’à présent tenus à l’écart du mouvement, nationalement, mais l’unité syndicale s’est matérialisée au Pays basque, en Galice, à Valencia, à Murcie, en Andalousie… et l’ensemble des syndicats de salariés de ces régions convergent déjà ensemble vers Madrid.

Entraîner « la gauche qui traîne les pieds »

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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Municipales : « Comment le FN pense mettre ses élus municipaux en ordre et aux ordres »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 mars 2014

 

Comment le FN pense mettre ses élus municipaux en ordre et aux ordres

 

(source : http://www.visa-isa.org – extraits)

Le FN a mis sur son site un petit guide pratique à l’usage de ceux qui parmi ses candidats seront élus. Il émane du secrétariat national aux élus et est préfacé par Steeve Briois, secrétaire général du FN et tête de liste à Hénin-–Beaumont.

C’est un fascicule d’une centaine de pages, qui se veut la présentation des « problématiques administratives, techniques et politiques » qui se poseront à l’élu. Il doit aider l’élu frontiste à réaliser l’ambition du parti qui est « sa progression électorale et son implantation locale ». La confiance en la victoire et la volonté de traduire efficacement dans les communes la doctrine du parti, sont clairement exposées.

Après l’avoir lu, force est de constater que c’est un implacable ordre de mission en huit rubriques, mais pour ces raisons mêmes, c’est aussi une radiographie du comportement du FN au sein du conseil municipal, et des moyens mis en oeuvre pour aller en 2017 à la victoire.

Les sept premières rubriques sont accompagnées chacune d’une annexe qui reprend les textes de loi indispensables : le code général des collectivités territoriales le plus souvent et le code des marchés public. Ce guide a sans doute été rédigé par un ou des spécialistes de la gestion municipale, tant est précis par exemple la présentation des compétences du maire et du conseil municipal ; le savoir faire pour lire les différents comptes d’un budget et l’art de comparer plusieurs budgets entre eux et de dégager les augmentations et les ratios.

  • L’élu frontiste a pour mission de passer au crible les comportements politiques locaux, de trouver matière à scandale en épluchant les budgets, les actes de la mandature précédente.

[...]

  • La première rubrique l’installation du conseil municipal est révélatrice de la trajectoire qui se met en place : ne pas rater une occasion de définir la pensée du FN, ne se compromettre en rien, s’abstenir ou être contre et le faire savoir, par tract et voie de presse.

[...]

  • Être au conseil municipal c’est pour l’élu frontiste demander que soit appliqué localement le projet du FN et il est ici décliné dans ses implications concrètes

[...]

  • L’élu frontiste est un censeur qui connaît ses dossiers et qui cherche la faute,

[...]

  • l’élu frontiste est surtout une courroie de transmission de son parti.

[...]

  • POUR LE FN Un bureau, l’aide d’un assistant qui lui préparera un condensé de la presse nationale et locale, la création d’un journal et l’utilisation du journal municipal pour faire passer des articles sur le travail du groupe au sein du conseil municipal.

[...]

  • RECRUTER AU FN LES AGENTS TERRITORIAUX

[...]

  • La violence extrême pour ceux qui s’opposent

La politesse est de façade et le mépris ce qui autorise la plaisanterie entre soi : le tout refus d’un cadre d’accéder à ce qui lui est demandé vient de ce qu’il est idiot selon la formule d’Audiard reproduite : « par ce que les cons ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît ». S’il est intelligent, il faut être poli mais ferme et lui rappeler que l’élu FN est un élu du peuple. Cette politesse qui cache le temps de la conquête du pouvoir, la violence extrême pour ceux qui s’opposent : harcèlement, hallali jusqu’au suicide, calomnies y compris sur les cadavres comme on l’a vu de la part du maire et de ses adjoints à Orange …

Voilà le sombre tableau de ce travail de vautour qui fait froid dans le dos et qui est bien loin de la profession de foi du 21 avril 2014, exception faite de la connaissance des dossiers : Il ne s’agit pas de travailler pour le bien public mais d’occuper la place, d’en connaître tous les rouages, de distiller propagande et calomnie, tout en ne faisant rien, ne se mêlant de rien, attendre de concentrer le pouvoir entre leurs mains – opération de second temps – pour détruire et fouler au pied la démocratie et les principes de l’égalité entre les citoyens.

 

Vu sur filpac-cgt.fr  (point n°10)

[Lire l’article original]

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Les assistés du CAC 40 peuvent dormir tranquille

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 mars 2014

 

Aides publiques

Un pacte de rentabilité pour le CAC 40

 

L’HUMANITÉ – 18 mars 2014 – Clotilde Mathieu

Malgré l’opacité sur les crédits d’impôt recherche et compétitivité emploi, l’Humanité a obtenu leurs montants pour 16 multinationales du CAC. En 2013, malgré leurs 28 milliards d’euros de bénéfices, ces dernières ont gagné 1,72 milliard d’euros sur leur impôt.

Une véritable gabegie d’aides publiques.

Pour l’un 20 milliards d’euros, 5,8 milliards pour l’autre. A eux deux, le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et le crédit d’impôt recherche (CIR) pompent plus de 25,8 milliards d’euros dans les caisses de l’état. Une cagnotte qui devrait s’amplifier dans les prochaines semaines.

Car le patronat presse. Il lui faut toujours plus. Et pourquoi pas 100 milliards d’euros, comme l’a suggéré Pierre Gattaz au mois de janvier  ? La compétitivité et l’emploi seraient en jeu. La ficelle est énorme.

Mais pas pour François Hollande, séduit par l’argument d’un « coût » du travail jugé trop élevé, qui n’hésite pas à reprendre également l’argument des marges historiquement basses, quitte à distribuer les deniers publics sans émettre le moindre critère d’attribution, ni d’évaluation.

Le comité de suivi ne dévoilera qu’une première estimation en 2017. En attendant, le gaspillage se poursuit et le chômage grimpe et les coupes budgétaires s’accentuent. Dans quelques semaines, les entreprises pourront se gaver de 10 milliards d’euros de crédit en plus, avec la mise en application du pacte de responsabilité.

De quoi ravir celles du CAC, puisque le pactole de crédits est déjà quasi équivalant aux 36 milliards d’euros que rapporte l’impôt sur les sociétés. Avec l’opacité qui règne sur le montant alloué à chaque dispositif, l’Humanité, avec l’aide de la CGT, n’a pu se pencher que sur 16 entreprises de l’indice vedette.

Les assistés du CAC

Le résultat donne la nausée. Malgré de bons résultats 28 milliards d’euros , pour une année de crise, les 16 se sont partagé 1,72 milliard de CIR et CICE, soit en moyenne 108 millions d’euros par groupe. Ce sont surtout les actionnaires qui ont ramassé la mise, avec 20 milliards d’euros.

En tête des assistés du CAC :

- Renault,

- Sanofi,

- Safran

- et Carrefour

- et, plus loin,Total, qui touche 90 millions d’euros d’aides publiques, dont 70 millions d’euros au titre du CICE. Avec 8,6 milliards d’euros de bénéfices, dont 49 % 1,3 milliard d’euros vont directement dans les poches des actionnaires, ce groupe a les moyens de ses investissements. Pourtant, en août, son PDG, Christophe de Margerie, annonçait qu’« un certain nombre de restructurations » auraient lieu en France.

Les rapports pleuvent pour dénoncer le CIR, la plus grande niche fiscale jamais créée dans le pays.

Car les multiples réformes réalisées sous Sarkozy ont fait de la France le plus grand paradis fiscal, sous prétexte de recherche. Les entreprises se sont ruées sur le dispositif. Le nombre de déclarants au CIR a été multiplié par 2 entre 2008 et 2012, alors que les effectifs de la recherche et du développement en France ont fondu dans la même période de 11 %.

L’exemple de Sanofi est éloquent.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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