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Dans l’Humanité des débats : Nicolas Sarkozy, laissez passer la justice

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 mars 2014

 

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Malgré les accusations et les éléments qui s’accumulent,

l’ex-chef de l’Etat se mure dans le silence. Si des questions

se posent sur l’attitude du gouvernement, elles ne doivent

pas nous faire oublier l’ampleur des affaires en cours.

Décision ce vendredi sur le retrait éventuel

des enregistrements de Patrick Buisson.

 

♦  La rencontre Hollande-Taubira ne règle pas le pourquoi

du cafouillage gouvernemental

Jeudi, le président de la République a reçu la ministre de la Justice.

Officiellement, les affaires des écoutes téléphoniques n’ont pas été au menu des discussions.

Mais Christiane Taubira est fragilisée, ainsi que le gouvernement.

 

♦  « C’est le symptôme d’une république malade »

Pour l’avocate Dominique Noguères, ces affaires d’écoutes soulignent les dysfonctionnements d’un système

à bout de souffle. Et risquent d’entraîner une nouvelle dégradation du rapport des Français à la politique.

Entretien.

 

♦  Éditorial. Réinventons la République

Par Patrick Apel-Muller. Le concert de coassements s’élève d’une mare aux eaux troubles. Il entend détourner l’attention des boues dans lesquelles s’est ébrouée la Sarkozie. Ici des élections truquées et des facturations arrangées, là on s’écoute entre amis, ailleurs sont évoqués des financements de campagne par un dictateur libyen ou bien par de sulfureux et meurtriers contrats d’armement, des trafics d’influence au cœur de la magistrature avec violation du secret de l’instruction.

Le tumulte est programmé pour qu’on oublie les scandales qui peu à peu se dévoilent et, en criant haro sur de biens maladroits mensonges, de détourner l’attention des relations bien intimes entre un ancien président soupçonné et un magistrat de haut vol, Gilbert Azibert. Téléphones anonymes, noms d’emprunts, principauté prisée pour ses flux financiers… on se croirait dans la Camorra. Nicolas Sarkozy avait choisi pour pseudonyme de ces conversations hautement sensibles le nom de Bismuth : sait-on que cet élément est utilisé pour fabriquer des fusibles et sous forme de sous-nitrate, pour soigner les infections intestinales ? C’est un choix qui dit beaucoup.

Au pied de cet édifice d’affaires, des questions demeurent sur l’action du gouvernement, jugé à l’épreuve de l’expérience Cahuzac. Peut-on croire sur parole Manuel Valls, l’homme qui ne voit rien, n’entend rien et ne demande rien ? Christiane Taubira s’est-elle mêlée de l’instruction judiciaire ? Si oui, le fait est grave et peut conduire à une démission. Sinon, la garde des Sceaux est coupable de s’être empêtrée dans des calendriers et d’avoir trop voulu prouver. C’est aussi un indice du soupçon général qui entoure les autorités. Trop souvent fondé.

La morale n’a jamais fait bon ménage 
avec l’argent (…)

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