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Pacte de responsabilité : Hors de question «de soutenir le consensus à l’œuvre entre l’exécutif socialiste, le Medef et la droite»

Posté par communistefeigniesunblogfr le 21 janvier 2014

 

GOUVERNEMENT

          Pacte de responsabilité :

          le Front de gauche ne votera pas la confiance

 

chassaigne   André Chassaigne à l’Assemblée

 

  Alors que le gouvernement posera la question

  de confiance à l’Assemblée pour entériner

  son pacte de responsabilité, les députés   

  PCF-Front de gauche affirment leur désaccord.

 

 

Pour le député PCF-Front de gauche et président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR)

à l’Assemblée, André Chassaigne, il est hors de question «de soutenir le consensus à l’œuvre entre

l’exécutif socialiste, le Medef et la droite» dont témoignent les orientations politiques développées

par le président de la République lors de sa conférence de presse, la semaine dernière. Et si la question

de confiance est posée devant l’Assemblée par le gouvernement pour valider, entre autres,

son «pacte de responsabilité», le responsable du groupe GDR «proposera aux députés du Front de gauche

de ne pas voter la confiance», avant de préciser : «Le groupe étant souverain dans le choix qu’il fera.»

Jean-Luc 
Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, avait laissé entendre un peu vite, dimanche, sur France 3

Île-de-France, que la décision d’un vote contre était déjà prise.

Cadeau de 30 milliards d’euros

Au lendemain même de la conférence de presse présidentielle, les députés Front de gauche avaient,

dans un communiqué puis dans une question au gouvernement, dénoncé «un programme d’accélération

des réformes libérales».

Pour le groupe GDR, «il est illusoire de croire» que le nouveau cadeau de 30 milliards d’euros au patronat et

aux actionnaires permettra «de créer des emplois tant nos entreprises sont, durablement, sous le joug de la finance»

que, pourtant, François Hollande avait «justement désignée comme l’ennemi lors de la campagne présidentielle».

Le groupe met aussi l’accent sur la baisse annoncée, d’ici à 2017, de 50 milliards d’euros de la dépense publique,

surtout « quand on sait qu’un quart du pouvoir d’achat des ménages résulte de la prise en charge publique

des frais de santé, d’éducation, de logement, de transport ». Et de conclure :

«Le gouvernement s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs, reproduisant les mêmes erreurs

qui perpétuent la situation de crise.»

Cette question du positionnement sur le vote de confiance et son contenu, l’accélération d’une politique libérale,

est aussi posée 
aux députés écologistes et à ceux de l’aile gauche du PS. Sortiront-ils de leurs seules critiques

verbales ?

Jusqu’où les écologistes feront-ils le dos rond ?  

Sur le pacte de responsabilité, les écologistes, qui sont souvent très critiques de la politique suivie

par le gouvernement, attendent de voir. Ainsi, le président du groupe d’Europe Écologie-les Verts au Sénat,

Jean-Vincent Placé, déclare que « le pacte de responsabilité n’est pas (leur) orientation naturelle mais ce n’est pas

non plus infamant ni choquant », avant d’ajouter : « On a des remarques, des critiques, il faut avancer dans le souci

du rassemblement. » En clair, une attitude d’accompagnement d’une politique 
qui, sur le fond, marque

une dérive libérale.

Max Staat - L’Humanité

 

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