Vingt ans ont passé et les Zapatistes sont toujours là !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 janvier 2014

 

MEXIQUE

Il y a vingt ans, le «Ya basta !» des Indiens zapatistes

 

Le 1er janvier 1994, l’Armée zapatiste de libération nationale se soulevait au Chiapas

au cri de «Ya basta !» (ça suffit !) face au néolibéralisme.

Depuis, la rébellion s’est organisée en communes pour garantir les droits 
des indigènes.

 

chiapas

 

 En guise de vœu de bonne année, ils ont lancé un cri : « Ya basta ! »

 Le 1er janvier 1994, des hommes et des femmes, sommairement armés,

 investissent sept villes et villages de l’État du Chiapas dont la capitale,

 San Cristobal de las Casas. Le « ça suffit ! » de l’Armée zapatiste

 de libération nationale (EZLN) surprend alors au-delà des seules

 frontières du Mexique.

 

Sur le plan régional, les guérillas salvadorienne et nicaraguayenne ont en effet déposé les armes au terme

de guerres civiles marquées par l’ingérence de Washington. Le Guatemala avance lui aussi sur le chemin de la paix.

Pourtant, voilà dix ans que le mouvement insurgé se structure dans la clandestinité. Ce 1er janvier, la nation

centraméricaine célèbre également l’entrée en vigueur de l’accord de zone de libre-échange (Alena)

avec ses voisins du Nord, les États-Unis et le Canada, aux funestes conséquences sociales pour les Mexicains.

>>> Lire le reportage de notre correspondante au Mexique en 1994

 

zapatiste1

 

  Symboliquement, la rébellion indigène tient sa date. Elle qui fustige

  le néolibéralisme responsable de l’exclusion sociale de millions

  de Mexicains. Elle qui dénonce le sort des Indiens, ravalés au rang

  d’inférieurs, au sein d’un système social et politique corrompu, raciste

  et répressif.

 

« Les dictateurs appliquent une guerre génocidaire non déclarée contre nos peuples, c’est pourquoi nous

te demandons ta ferme participation en appuyant ce plan qui est celui du peuple mexicain qui lutte

pour le travail, la terre, un toit, manger, la santé, l’éducation, l’indépendance, la liberté, la démocratie,

la justice et la paix », avance en 1993 l’EZLN dans sa première déclaration de la forêt Lacandona.

L’appel rencontre alors un écho planétaire, mettant à mal la fumeuse théorie de la fin de l’histoire

et des idéologies. « C’est une démonstration de grande dignité que de rompre avec la plainte et

le misérabilisme. Le soulèvement zapatiste montrait également qu’un autre mode de vie était possible

et souhaitable.

Pour tous ceux qui militent, le “Ya basta !” a constitué un formidable espoir. Les plus piétinés, les plus fragiles

étaient capables de nous montrer un chemin », rappelle la journaliste et productrice Aline Pailler, également

militante au sein de Grains de sable, un collectif de solidarité avec le Chiapas.

Vingt ans plus tard, on peut même affirmer que cette région fut le berceau de l’altermondialisme et des futurs

forums sociaux mondiaux.

[Lire la suite sur humanite.fr]

Dans les archives de l’Humanité (1994) :

Gutiérrez Ávila

 

zapatiste

 

Semaine zapatiste en France 
du 11 au 19 janvier 

 

À lire sur :  www.cspcl.ouvaton.org

♦  Manifestation de solidarité avec les communautés

zapatistes

♦  Fêtons ensemble le 20ème anniversaire

du soulèvement zapatiste au Chiapas

 

 

 

Lire également :

 

 

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