Marie-George Buffet – Henri Guaino : le face à face

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 décembre 2013

 

Dans l’Humanité ce jeudi :

      le face-à-face Marie-George Buffet-Henri Guaino

 

huma1912

La dirigeante communiste, députée en Seine-Saint-Denis,

et l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée,

député dans les Yvelines, ont accepter de se rencontrer

pour un débat sans concession sur le rôle de la politique,

le poids de l’Europe, le bilan Sarkozy ou le Front national…

Extrait.

Les attaques racistes à l’encontre de Christiane Taubira,

les sifflets lors des défilés du 11 Novembre, ou encore la colère

sociale qui ne semble pas trouver de débouchés politiques,

sont-ils pour vous autant de symptômes d’une crise politique

inédite en France?

 

Marie-George Buffet. Depuis des années, nos concitoyens ont l’impression que la politique ne propose plus

d’alternative, qu’elle ne leur permet plus de résoudre leurs problèmes. La présidentialisation conduit à une déception

de plus en plus rapide. Cela crée de la désespérance et de la colère qui amènent certains d’entre eux à chercher

l’ennemi chez le voisin plutôt que de se regrouper dans une action collective sur la base d’un conflit de classes.

La crise de la politique, c’est surtout la crise de projet alternatif.

 

Henri Guaino. Tous ces symptômes sont ceux d’une société malade. La souffrance finit toujours par se traduire

par de la colère, surtout lorsqu’on a le sentiment que rien ne peut venir y mettre un terme. La politique, c’est

pourtant l’expression de la volonté humaine dans l’histoire, la seule force opposable à tous les déterminismes,

la seule possibilité de s’opposer à tout ce qui menace sans cesse d’asservir les hommes. Nous vivons depuis

quarante ans, tous partis confondus, dans l’idéologie de l’impuissance publique.

 

Marie-George Buffet. Ces souffrances sont liées à des choix politiques, effectués par l’UMP ou le PS. Lesquels

ne cessent de nous expliquer que les directives européennes s’abattent sur notre pays sans que les gouvernants

n’y puissent rien, alors qu’eux-mêmes en sont à l’origine. Et maintenant, ce serait à cause de la crise, qui est

passée de celle de la spéculation à celle de la dette par une entourloupe extraordinaire. Ce qui n’empêche pas

qu’à chaque campagne électorale, certains candidats expliquent qu’ils vont réguler la finance, relever l’emploi,

relancer l’industrie… Il y a toujours un peu d’espoir qui se lève face à ces discours, mais la chute est sans cesse

plus violente.

Lire l’intégralité du face à face dans l’Humanité de ce jeudi.

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