« Contre le pluralisme, Maréchal me voilà… »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 décembre 2013

 

PRESSE

« Contre le pluralisme, Maréchal me voilà… »

 

2013-12-19lhumanite  Par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction

  de l’Humanité.

  L’extrême droite aime la presse comme 
les steaks. Saisie.

  Brûlée ne lui déplaît 
pas non plus…

  Marion Maréchal-Le Pen l’a spectaculairement confirmé

  en consacrant sa seule intervention à la dénonciation

 de l’abandon d’une créance de l’État sur l’Humanité, lors des débats sur 
le projet de budget rectificatif à l’Assemblée.

Tout y est passé : Staline, Pol Pot, Mao, les attentats du FLN… 
Jean-Marie, sors de ce corps ! Un florilège

pour s’indigner que le gouvernement renfloue « le moribond journal l’Humanité (…) structurellement déficitaire »


et qui « demeure la publication la plus aidée en France en dehors même de cet abandon de créance ».

Le FN n’aime décidément pas la vérité, et les micros dociles qui lui ont emboîté le pas auraient mieux fait


de procéder aux vérifications de rigueur. 
Parlons chiffres : en moyenne annuelle, le Monde 
touche plus

de 18 millions d’euros d’argent public, 
le Figaro plus de 17 millions, la Croix et Libération 
près de 10,

Aujourd’hui-le Parisien 9,3, et l’Humanité près de 6,8 millions.

Depuis l’année 2010, l’aide qui nous est allouée au titre des quotidiens à faibles ressources publicitaires a été

diminuée d’un million 
par an. Premier mensonge.

Tous les quotidiens 
nationaux perdent des lecteurs — l’ensemble de 
la presse payante a diminué de 180 % depuis


la Libération – et notre journal un peu moins que 
les autres ces dernières années. Des titres renommés 
et dont

certains ont entretenu des bontés pour 
l’extrême droite ont disparu ces dernières années : France-Soir, Info Matin,

le Matin de Paris, le Quotidien 
de Paris, la Tribune… Deuxième inexactitude.

Si Marion Maréchal-Le Pen avait le moindre attachement à la démocratie, elle s’inquiéterait que la survie de 
la presse

quotidienne soit d’abord livrée aux subventions discriminatoires des entreprises privées sous forme 
de publicités

accordées ou non ou aux recapitalisations qui font passer la presse sous la coupe de groupes financiers

ou de multinationales. Troisième mensonge par omission.

Enfin, quand on rappelle le rôle immense de Mandela, on ne peut oublier le journal qui 
l’a fait connaître quand tous

taisaient son sort, et que 
les amis de Le Pen le dénonçaient comme un terroriste communiste à bâillonner. Ceci doit

contribuer à 
expliquer cela…

  • A lire aussi :

Une heure contre l’Humanité sur RMC signée Éric Brunet

 

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