Qatar : Coupe du monde et esclavagisme

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 septembre 2013

 

A 16 ans, Ganesh a trouvé un emploi au Qatar. Deux mois plus tard,

il était mort (The Guardian)

 

Qatar : Coupe du monde et esclavagisme dans Qatar captureganesh-300x200

Peter Pattisson

Tilak Bahadur Bishwakarma montre la photo de son fils, Ganesh,

16 ans, mort au Qatar d’un arrêt cardiaque, six semaines

après son départ du Népal. Photo : Peter Pattisson/guardian.co.uk

Des travailleurs népalais se rendent au Qatar pour trouver un moyen

de sortir de la misère. Au lieu de cela, beaucoup se retrouvent piégés

dans des journées et nuits de 12 heures, dans les camps surpeuplés

et sales. Certains ne rentrent pas vivants chez eux.

Au sein de l’agitation fébrile de l’aéroport de Katmandou, on peut assister à l’une des images les plus amères

de la mondialisation. À la porte d’embarquement, des parents pleins d’espoir font des adieux larmoyants

à leurs fils couverts de guirlandes qui s’en vont rejoindre les centaines de milliers de Népalais qui se rendent

à l’étranger pour le travail. À l’autre bout du terminal, parmi le flux de passagers qui débarquent, des cercueils

des travailleurs migrants portés sur des chariots à bagages sont remis à leurs familles. Certains parents restent

stoïques, d’autres sanglotent en se tordant par terre. En moyenne, trois ou quatre corps arrivent ainsi chaque jour.

Ce sont les grands perdants de la violence et de l’exploitation scandaleuse exercée sur ceux qui sont parmi

les plus pauvres et et les plus déshérités de la planète : les travailleurs népalais qui partent chaque année

pour le Moyen-Orient.

Ganesh Bishwakarma était l’un entre deux. Pour Ganesh, le Qatar était une oasis dans le désert, une terre promise

qui allait lui permettre de s’extraire de la misère qui emprisonnait sa famille dans le district rural de Dang au Népal

depuis des générations. Comme beaucoup d’autres dans son village, il avait rencontré les agents de recrutement

qui avaient promis un emploi bien rémunéré et la possibilité de subvenir à sa famille. Il est parti en promettant

de revenir et de construire une belle maison pour sa mère.

Il est bien revenu – mais au bout de deux mois seulement et dans un cercueil. Il avait 16 ans.

[Lire la suite sur Le Grand Soir]
Article original

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