Monique et Michel Pinçon-Charlot : La violence des riches

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 septembre 2013

 

Monique et Michel Pinçon-Charlot :

 

«  La classe dominante use aussi d’une violence idéologique  »

 

Monique et Michel Pinçon-Charlot : La violence des riches dans IDEES - DEBATS - PHILO pincon

Fête de l’Humanité.

Deux ans après la parution du Président des riches,

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon reviennent

sur le devant de la scène avec La Violence des riches.

Une plongée dans l’univers d’une classe dominante

dont les instruments de pouvoir, économiques,

financiers, culturels, médiatiques et politiques,

déstabilisent 
de plus en plus notre démocratie

au détriment du peuple. Ils sont ce samedi les invités des Amis de l’Humanité à La Courneuve.

Après plusieurs plongées au cœur de l’oligarchie française, vous avez décidé dans votre dernier

livre de décrypter la violence que la classe dominante exerce sur le peuple. Comment se traduit

cette violence ?

Monique Pinçon-Charlot. De plusieurs manières… Il y a d’abord la violence économique, dans sa version

néolibérale, avec une finance spéculative qui prend le pas sur la production industrielle. Les exemples

d’entreprises françaises comme Peugeot, Arcelor et bien d’autres, licenciant à tour de bras malgré

des bénéfices énormes sont légion. C’est l’exemple immédiat de cette violence exercée par la confrérie

des grandes familles !

Il y a ensuite la violence politique avec le mensonge d’État comme technique assumée. Le président

Hollande et son gouvernement ont beaucoup trahi leurs promesses de campagne et les valeurs socialistes.

C’est une violence terrible que le mensonge politique. La classe dominante use aussi d’une violence idéologique

puisqu’il s’agit de faire croire que le néolibéralisme est naturel. Que les marchés sont comme la lune qui brille

ou les prés qui verdoient. Pour ce faire, cette classe très consciente d’elle-même utilise une autre forme

de violence : la violence linguistique. Ici, il s’agit de manipuler le langage pour corrompre la pensée.

Toutes ces violences forment au final une sorte de feu d’artifice qui aboutit chez les classes moyennes

et populaires à un fatalisme mortifère avec le sentiment qu’il est impossible de changer les choses.

Et c’est ça le plus terrible.

pincon1 michel pinçon dans l'Humanité

Vous parlez de mensonge d’État comme violence politique.

Le président Hollande continue à mener une politique

dans la continuité de celle de son prédécesseur. N’est-il pas

finalement lui aussi un « président des riches », comme le titrait

votre précédent ouvrage faisant référence au quinquennat


de Sarkozy ?

Michel Pinçon. Une des violences les plus profondes, c’est la perte

d’adhésion des couches populaires au discours politique. On peut

parler aujourd’hui de trahison politique, c’est vrai.

Mais le fait est que, dès 1985, François 
Hollande, jeune socialiste maître de conférences à l’université,

cosignait un livre intitulé La gauche qui bouge, qui correspond point par point à son programme actuel

basé sur l’idée qu’il faut faire des économies dans un seul système possible : le capitalisme. Expliquant

au passage que cette politique libérale était la seule chance pour la gauche de succéder à la droite.

Or avec un tel point de vue, il ne peut y avoir de vraie opposition.

« L’alternative, telle que les principaux dirigeants du PS la conçoivent, c’est fini »

Le changement, ce n’est donc pas 
pour maintenant ?

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Lire également :

Richesse et narcissisme par Monique Pinçon-Charlot : « La violence des riches »

 

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