Les retraites expliquées à ma grand-mère

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 septembre 2013

 

       Les retraites expliquées à ma grand-mère

 

Les retraites expliquées à ma grand-mère dans RETRAITES faujour_retraite_2013 Résistance

Contrairement à la propagande du capital, la part du salaire

actif et celle des investissements augmentent. La population

augmente beaucoup moins vite que le PIB…

Ça fait bien longtemps que je suis à la retraite, tu sais !

Je plains les jeunes d’aujourd’hui qui vont avoir bien

du mal ! Tu crois vraiment qu’ils vont supprimer

la retraite par répartition ?

 

Pas tout à fait. Margaret Thatcher a essayé de convaincre les ouvriers anglais de cotiser à des fonds

de pension, mais ils n’y ont pas cru. Ceux qui pouvaient économiser ont acheté des maisons. Pour le capital,

ce n’est pas le bon circuit. Cette tentative a convaincu les intellectuels du capital que, pour développer

les fonds de pension, il faut maintenir, a minima, une retraite par répartition. Ils la veulent trop faible

pour vivre, une sorte de minimum vieillesse. D’après leurs calculs, les fonds de pension comme complément

à la retraite sont plus convaincants pour les salariés que s’ils représentaient la principale source de revenus.

Bernard Friot explique ça dans son livre « L’enjeu des retraites ». Je vais tout à l’heure te citer des chiffres,

c’est de ce livre que je les tire.

Mais tu vois bien qu’il y a de plus en plus de retraités, et que les gens vivent plus

longtemps qu’avant ; alors forcément, les retraites vont coûter de plus en plus cher.

Il faut bien une solution !

C’est vrai, le poids des pensions va s’accroître dans les années qui viennent. Mais il n’y a aucune inquiétude

à avoir. Regarde : en 1950, les pensions représentaient 5 % du PIB. En 2000, elles en représentent 13 %.

On estime qu’en 2050, ce devrait être environ 18 %. Mais le PIB lui-même double tous les cinquante ans !

Donc en 1950, le PIB était de 1.000 milliards d’euros : 50 pour les pensions (5 %), 950 pour les salaires,

les investissements et les profits ! En 2000, il était de 2.000 milliards d’euros, soit 260 milliards

pour les pensions (13 %) et donc 1.740 milliards pour le reste. En 2050, le PIB sera de 4.000 milliards

d’euros dont 720 milliards pour les pensions et 3.280 pour le reste. Tu vois que, contrairement

à la propagande du capital, la part du salaire actif et celle des investissements augmentent. La population

augmente beaucoup moins vite que le PIB : on était 42 millions en 1950, on est 65 millions aujourd’hui,

on sera sans doute environ 70 millions en 2050.

Ton PIB qui n’arrête pas de doubler, et qui grandit plus vite que la population,

comment tu l’expliques ?

C’est que la productivité du travail s’est considérablement accrue. Dans la même heure de travail,

un ouvrier d’aujourd’hui produit beaucoup plus que le même ouvrier, travaillant la même heure après guerre.

Par exemple, il y avait après-guerre environ 10 millions d’agriculteurs en France. Cela représentait la moitié

de la population active. Aujourd’hui, il n’y en a plus qu’un million (c’est-à-dire 3 % des actifs), et pourtant

la production agricole a beaucoup augmenté avec beaucoup moins d’heures de travail. C’est-à-dire que

chaque heure de travail est beaucoup plus productive : ici, presque 20 fois plus. Mais je te donne un autre

exemple : actuellement, selon les chiffres de Peugeot, il est fabriqué 13.000 voitures par jour.

La première Peugeot, la 201, c’étaient 13.000 voitures par an ! Et avec plus d’ouvriers que maintenant !

Voilà l’affaire, la production par ouvrier augmente, mais pas les salaires !

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