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« Le rôle du gouvernement est d’aider les salariés à construire un rapport de force »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 février 2013

 

GAUCHE DU PS

« Le rôle du gouvernement est d’aider les salariés

à construire un rapport de force »

 

« Le rôle du gouvernement est d’aider les salariés à construire un rapport de force » dans POLITIQUE maurelPar Agnès Rousseaux, Ivan du Roy (14 février 2013)

Réforme bancaire minimaliste, future loi pour l’emploi

très défavorable aux salariés, justice fiscale retardée…

L’aile gauche du Parti socialiste commence à s’impatienter.

« Le gouvernement n’assume pas le rapport de force

avec ceux qui n’ont pas intérêt au changement », critique

Emmanuel Maurel, tête de file de la gauche du parti,

qui compte 22 députés. Il appelle les parlementaires à

largement améliorer les projets de loi.

Et invite écologistes et Front de gauche à « élaborer ensemble les réformes de la seconde

partie du quinquennat ». Entretien.

Basta ! : L’Assemblée nationale discute actuellement de la réforme bancaire, visant

à contrôler les dérives de la finance (lire notre article). Pourquoi le gouvernement

propose-t-il un projet aussi peu ambitieux et aussi indolore pour les banques ?

Emmanuel Maurel : C’était l’une des annonces phares du candidat François Hollande dans son discours

du Bourget. « Notre adversaire, c’est la finance », rappelait-il. Cela a suscité de grandes espérances

chez tous ceux qui veulent mettre au pas la finance et les banques. Il s’est engagé sur la séparation

des activités des banques d’affaires et des banques de dépôt, pour maîtriser et réguler ce système fou.

Ce qui est ennuyeux avec ce projet de loi, c’est que la séparation des banques n’aura pas lieu.

On n’empêche pas que se reproduisent des crises comme celle de 2008. Il faudrait une loi très ambitieuse.

Ce n’est pas le cas. Quand j’ai interpellé Pierre Moscovici (ministre des Finances, ndlr) au Bureau national

du PS, il ne m’a pas donné de réponses satisfaisantes. Cela fait dix ans que nous demandons la mise

en place de garde-fous pour que les banques ne puissent pas avoir des filiales partout dans les paradis

fiscaux. Sur cela aussi le projet est insatisfaisant.

Est-il encore possible de renforcer le projet de loi en discussion ?

Il revient aux parlementaires d’améliorer cette loi. On ne peut pas se contenter de déclarations d’intention.

Un rapport de force s’esquisse entre Bercy, très sensible aux arguments du monde de la banque,

et des parlementaires de gauche, qui considèrent que cette loi est importante. A nous de mettre la pression.

C’est le souhait unanime de toute la gauche et de tous les Français : tous sont scandalisés par les pratiques

des banques. Les gens souhaitent l’encadrement du système bancaire. Ils voient bien que les banques sont

à l’origine de plusieurs crises. Et qu’à la fin, ce ne sont pas elles qui trinquent, mais les États qui les renflouent.

C’est l’une des réformes emblématiques du quinquennat : si elle finit en peau de chagrin, elle laissera place

à la déception et à l’amertume.

Dans ce contexte, pourquoi le gouvernement ne propose-t-il pas une réforme plus solide ?

On mesure ici la puissance de feu de ceux qui n’ont pas intérêt au changement. Il existe une élite dirigeante

financière et administrative qui n’a pas l’intention que cela change. Il existe toujours une porosité entre la haute

fonction publique et le monde des banques d’affaires. Le conseiller économique de François Hollande, Emmanuel

Macron, vient de la banque Rothschild. Et l’ancien conseiller économique de Sarkozy est reparti à la banque

Rothschild !

[Lire la suite sur Basta !]

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