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Syndicalisme : Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, répond aux questions de L’Humanité

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 février 2013

 

Rencontre. Syndicalisme

Bernadette Groison :

«  Ce gouvernement ne peut se contenter d’être élu, il doit agir  »

 

Syndicalisme : Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, répond aux questions de L'Humanité dans Education nationale groison

Entretien réalisé par Laurent Mouloud

Malaise des personnels, rapport avec les ministres,

rapprochement avec la CGT… la secrétaire générale

de la FSU fait le point sur l’actualité de la fédération

syndicale, dont le 7e congrès s’ouvre aujourd’hui

à Poitiers.

 

C’est aujourd’hui que s’ouvre, à Poitiers, le 7e congrès national de la Fédération syndicale unitaire.

Née en avril 1993 après l’éclatement de la FEN (Fédération de ­l’éducation nationale), la FSU fête donc

ses vingt ans d’existence. Avec 163 000 adhérents, dont 80 % d’enseignants, elle est la première

fédération de l’éducation et la deuxième force syndicale dans la fonction publique d’État. Austérité,

refondation de l’école, rapprochement avec la CGT… Bernadette Groison, secrétaire générale depuis

février 2010, passe en revue les dossiers chauds du moment.

Après la grève du 31 janvier dans 
la fonction publique et celle à venir, 
demain,

dans les écoles primaires, dans quel état d’esprit la FSU 
aborde-t-elle ce congrès ?

Bernadette Groison. C’est un congrès qui tombe au bon moment. On ­arrive à une période où

l’intervention des ­personnels est indispensable pour peser sur les choix du gouvernement et faire

qu’ils aillent dans le bon sens. Nous devons être une organisation qui soit une vraie force de propositions,

qui travaille des alternatives ­aujourd’hui indispensables. Ce congrès, à l’occasion duquel nous fêtons

nos vingt ans d’existence, est porteur d’espoir et résolument placé sous le signe de l’avenir.

De quoi allez-vous débattre ?

Bernadette Groison. Il y a, déjà, un enjeu crucial autour des services publics. Avec la crise,

nous pensons qu’il faut les renforcer. Or que constate-t-on ? Un gouvernement qui continue de vouloir

réduire les dépenses publiques et ­prépare un nouvel acte de décentralisation sans débattre réellement

de la place que doit avoir l’État dans la réduction des inégalités… C’est une erreur. La FSU va réaffirmer

clairement que notre pays a, aujourd’hui plus que jamais, besoin des services publics, que ce soit

pour mener à bien la relance industrielle ou répondre au défi ­écologique futur. L’autre grande question

sera celle de l’éducation avec, en toile de fond, la loi de refondation de l’école.

La FSU ­rappellera, notamment, la ­nécessité d’ouvrir rapidement d’autres ­chantiers que ceux abordés

jusqu’ici par le ministère. Si l’on veut vraiment refonder l’école, il faut ­travailler sur chaque échelon

du système éducatif, de la maternelle à l’université. Ce n’est pas le cas actuellement.

Le congrès débattra enfin de l’avenir du syndicalisme. Quelles orientations propose la FSU ?

Comment peser sur les choix du gouvernement ? Comment sortir de la division actuelle du paysage syndical

et construire le rassemblement dont ont besoin les travailleurs et les chômeurs ?

La question d’un rapprochement 
avec la CGT se pose-t-elle encore ?

Bernadette Groison. La question n’est pas de se rapprocher, mais de mieux travailler ensemble.

[Lire la suite sur humanite.fr]

Lire également :

Congrès FSU : discours d’ouverture de Bernadette Groison

 

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