L’Humanité Dimanche : entretien avec Bernard Thibault

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 février 2013

 

Thibault dans l’HD :

« Le positionnement de la CGT est en phase avec les attentes

des salariés »

 

L'Humanité Dimanche : entretien avec Bernard Thibault dans Austerite hd0702

 

 

Conflits sociaux, accord de flexibilité et de

sécurisation de l’emploi qui arrive bientôt

à l’Assemblée nationale.

Le leader de la CGT Bernard Thibault donne

son point de vue dans l’Humanité dimanche

et annonce la tenue d’une  journée de

mobilisation nationale interprofessionnelle

début mars.

Extrait.

 

 

 

 

 

HD. Les luttes se multiplient dans les entreprises où les salariés sont attaqués frontalement,

chez PSA, Renault, Goodyear, Sanofi. Résistances minoritaires?

Bernard Thibault. Non, je ne crois pas. Les enquêtes d’opinion montrent qu’une grande majorité de

personnes considèrent qu’il faut consolider le contrat à durée indéterminée, que, loin de faciliter

les licenciements, il faudrait au contraire limiter les pratiques abusives des entreprises. Il me semble

que notre positionnement syndical est en phase avec ce que ressentent et ce qu’attendent les salariés.

Nous devons aussi travailler à ce que ces mobilisations qui peuvent apparaître éparpillées puissent

se rejoindre en portant des exigences communes. Le comité confédéral national de la CGT doit

décider d’une mobilisation nationale interprofessionnelle coordonnée début mars,

au moment où le Conseil des ministres doit examiner le projet de transcription dans la loi de l’accord

national interprofessionnel conclu le 11 janvier. Si ce texte était introduit dans la loi en l’état, les salariés

passeraient d’un rapport de subordination à un rapport de soumission.

HD. Les mobilisations chez PSA et Renault ne devraient-elles pas inciter l’État à reconsidérer

la manière dont il agit dans ces dossiers?

Bernard Thibault. Pour nous, c’est évident. Les déclarations d’Arnaud Montebourg à propos de Renault

sont particulièrement conciliantes vis-à-vis d’une entreprise où l’État est présent en tant qu’actionnaire.

Que ce soit dans l’automobile ou ailleurs, jusqu’à quel point des firmes peuvent-elles imposer leur loi

à la collectivité ? A fortiori lorsque l’État est actionnaire. On veut entretenir la résignation à propos

des emplois actuels, des usines actuelles pour nous entraîner uniquement à réfléchir sur ce que seraient

les hypothétiques emplois et usines de demain. Or, si l’on n’est pas capable de conserver la technicité,

le savoir-faire, les outils de production qui ne sont pas tous obsolètes, loin sen faut, il n’y aura pas

de rebond comme par miracle de l’activité industrielle en France.

Dans le domaine de l’automobile, les salariés ont beaucoup à dire sur les choix de gestion, mais cela semble

être un sujet tabou. Le cas Renault est typique de ce que se propose de généraliser l’accord national

interprofessionnel susceptible de devenir la loi : ou vous acceptez mes conditions, ou je ferme

les usines. On est à un niveau de chantage sans précédent.

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