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Négociations/emploi : « C’est plus de flexibilité, de précarité, de liberté de licencier » (Agnès Le Bot)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 janvier 2013

 

Négociation syndicats-patronat

Agnès Le Bot :

« C’est plus de flexibilité, de précarité, de liberté de licencier »

 

Négociations/emploi :

Agnès Le Bot, chef des négociateurs CGT, explique

pourquoi ce projet est « inacceptable » et affirme :

« La partie n’est pas finie. »

 

Bien que le Medef ait accepté 
de prendre des

mesures pour taxer les contrats courts, vous jugez

« inacceptable » le projet d’accord. Pourquoi ?

Agnès Le Bot. Il faut considérer l’ensemble du texte :

il organise structurellement plus de déréglementation

du droit du travail par rapport à la situation actuelle.

C’est un nouveau saut assuré vers plus de flexibilité

du travail, plus de précarité et plus de liberté de licencier

pour les employeurs. Voilà ce qui fonde notre appréciation. Quant à cette mesure avancée par le patronat,

cela ne peut, en un coup de baguette magique, rééquilibrer l’ensemble du texte :

ils proposent une surcotisation sur une partie des contrats précaires, et, en compensation, demandent

de nouvelles exonérations de cotisations sociales pour les entreprises. Au final, le Medef se remet

dans la poche 50 millions d’euros. On est à côté de l’objectif, qui était de faire en sorte que de nouvelles

ressources pour l’assurance chômage soient dégagées, alors que c’est l’explosion des contrats courts

qui pèse sur l’Unedic. Le Medef a encore une fois détourné une revendication syndicale.

Quelles dispositions sont selon vous les plus dangereuses ?

Agnès Le Bot. Il y a le contrat intermittent, nouvelle fragilisation du CDI, généralisable dans les entreprises

de moins de 50 salariés. S’agissant du temps partiel, il n’y a pas d’encadrement : au contraire, c’est un

nouveau saut vers plus de modulation du temps de travail, au profit de l’employeur, et plus d’incertitude

pour le salarié.

Deuxièmement, toutes les procédures en matière de licenciement collectif sont passées à la moulinette :

avec les accords dits de « maintien dans l’emploi », on a une tentative de destruction des possibilités de

résistance qui demeurent à l’heure actuelle, comme on le voit chez Fralib, ArcelorMittal, etc.

Troisièmement, il y a un affaiblissement très 
grave des possibilités de recours 
en justice des salariés,

une 
volonté d’assurer l’impunité 
des employeurs…

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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