Pour les ouvriers de PSA Aulnay, « le changement, c’est maintenant ! » et « aucune usine ne doit fermer ! »
Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 juin 2012
Les ouvriers de PSA Aulnay s’invitent au meeting du PS
Alors que les 3300 emplois de PSA Aulnay sont toujours
menacés, les salariés s’impatientent. A l’occasion
d’un meeting national du PS hier, ils ont à nouveau exigé
du nouveau gouvernement une réunion tripartite avec
la direction du groupe.
Seule une partie des personnes massées devant les portes du Zénith (Paris) hier, où était sur le point de se tenir le meeting
du PS, scandait haut et fort : « Le changement, c’est maintenant ! ». Et le mot d’ordre n’émanait pas des militants socialistes.
Au slogan de campagne du vainqueur à la présidentielle était en effet adjoint un autre mot d’ordre :
« aucune usine ne doit fermer ! ».
Derrière les banderoles, une centaine de salariés de PSA Aulnay en bleus de travail étaient venus se rappeler au bon souvenir
de la majorité présidentielle. « Le slogan, c’est pour lui claquer, à François Hollande ! », explique Farid, délégué CGT
dans l’usine dont l’avenir semble toujours aussi compromis. Sous une pluie battante, les ouvriers de trois syndicats qui avaient
débrayé dans l’après-midi – CGT, CFDT, Sud – distribuent des tracts aux militants et sympathisants PS venus assister au meeting.
L’accueil varie du soutien à l’indifférence. « Je suis d’accord avec eux, il faut durcir les lois contre les licenciements boursiers »,
affirme par exemple Nathan, 16 ans, militant MJS, dans la file d’attente.
« Notre manifestation n’est pas hostile aux militants socialistes », précise le délégué CGT central Jean-Pierre Mercier, qui insiste
qu’il s’agit surtout « d’adresser un message à un gouvernement qui traîne des pieds », en marge d’un événement auquel était
notamment présent le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.
« Pendant l’entre-deux tours, avant son débat télévisé avec Nicolas Sarkozy, François Hollande nous avait promis de nous recevoir
immédiatement s’il était élu, il ne l’a toujours pas fait », dénonce Farid, qui se dit « déjà déçu » d’avoir voté aux deux tours pour
le candidat PS.
Pas question d’attendre le plan social
Alors que la direction du groupe automobile ne semble toujours pas disposée à accorder la production d’un nouveau véhicule
au site de Seine-Saint-Denis – en remplacement de la Citroën C3 dont l’assemblage n’est prévu que jusqu’en 2014 à Aulnay –
le nouveau gouvernement n’est pas encore intervenu sur ce dossier industriel brûlant. Et les salariés en lutte s’impatientent.
[Lire la suite sur humanite.fr]
Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.