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NON au nouveau traité européen, NON à l’austérité à perpétuité

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 février 2012

 

Rejeter le nouveau traité européen

 

par Patrick Le Hyaric

NON au nouveau traité européen, NON à l'austérité à perpétuité dans Austerite ces-263x300Un groupe de chercheurs rassemblé dans une fondation

-l’European Council on Foreign Relations-, basée à Londres, alerte

sur les « décrochages européens ».

« Les nuages noirs s’accumulent sur l’Europe », écrivent-ils.

Ils prédisent même que la crise « risque de faire sentir ses effets

en 2012 et les années suivantes ». De fait, dans plusieurs capitales

à travers le monde on s’alarme sur les conséquences du  dogme

de l’austérité appliqué à l’Union européenne. Celui-là même que les dirigeants

de l’Union européenne sous la dictée de Mme Merkel et M. Sarkozy tentent

de « constitutionnaliser ».

 

La Grèce qu’ils mettent de fait sous tutelle est leur terrain d’expérimentation. La confédération européenne des syndicats refuse

ces projets. Elle refuse aussi le nouveau traité européen. Voilà un bon point d’appui pour les peuples européens.

Ce nouveau traité européen, adopté le lundi 31 janvier par le Conseil européen est d’une extrême gravité. Il doit être ratifié

définitivement par ce même Conseil dans quelques semaines, au premier jour de mars.  Sans tenir compte de l’opinion

des citoyens européens, Merkel et Sarkozy veulent l’imposer au nom d’une prétendue « parole de l’État ».

[...]

Le nouveau traité européen est un mécanisme autoritaire à tendance dictatoriale, bafouant

les souverainetés populaires.

A la différence de la négociation des précédents accords ou traités européens, où les constitutions nationales étaient modifiées

a posteriori pour se mettre en conformité avec eux, cette fois, c’est un texte européen qui s’impose a priori aux constitutions

nationales avec l’obligation qui est faite aux États, sans vote de leurs parlements nationaux, d’y inclure le principe

autoritaire de la « règle d’or ». Ce carcan contraignant oblige les États à l’équilibre budgétaire, mais aussi les caisses de

protection sociale et les budgets des collectivités locales. Et il ne s’agit pas de n’importe quelle règle ! Le traité de Maastricht

et de Lisbonne avait retenu le principe de non dépassement des déficits à 3% des richesses produites dans le pays.

Objectif déjà difficile à atteindre.

Mais, cette fois, la norme est abaissée à 0,5% de déficit structurel. Ainsi, aucune dépense de long terme ne pourrait être

engagée, comme par exemple les plans pluriannuels d’embauche de salariés dans les secteurs publics, de la santé,

de la recherche  ou de l’enseignement.

Le projet de traité vise à constitutionnaliser la réduction des dépenses publiques et sociales, avec cette norme de 0,5% de

déficit à ne pas dépasser, (…)

Pour être vraiment sûr que cet oukase budgétaire sera vraiment appliqué, la cour de justice européenne tranchera et sanctionnera

tout État ne respectant pas la règle, en le condamnant à une amende allant jusqu’à 0,1% de son produit intérieur brut.

[...]

… un État qui sera sous le coup « d’une procédure de déficit excessif » sera placé « sous tutelle » dans le cadre d’un

« programme de partenariat économique et budgétaire » obligatoire. Ce programme est exactement celui appliqué

à la Grèce, (…)

Pour s’imposer, ce traité ne devra pas obligatoirement recevoir l’accord de tous les pays. Dès lors que « …douze pays

l’auront adopté, il sera réputé adopté pour tous ». Quel mépris de la démocratie et de la souveraineté des États !

[...]

Le projet de traité européen, le Pacte Euro plus et le programme Sarkozy ne sont qu’un même projet.

Il constitue une machine de guerre contre les peuples au seul service du monde de la finance.

Ne laissons pas faire !

Il n’y a pas de demi-mesure possible. Il y a besoin que se lève  un grand mouvement contre ces projets. Battre Sarkozy, Bayrou

ou Le Pen à l’élection présidentielle en serait la première étape. Utiliser cette élection présidentielle pour réclamer

une consultation populaire sur le nouveau traité, tout en travaillant à une unité des forces progressistes et des peuples

européens pour une autre Europe, en constituerait une autre.

Le vote Front de Gauche, le vote Jean-Luc Mélenchon est un moyen efficace de peser dans ce sens.

[Lire l’article complet]

 

Démocratie et solidarité toutes deux sacrifiées sur l’autel de la finance

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par

nouveau-traitc3a9-242x300 Merkozy dans ECONOMIE

 

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