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Troisième plan d’austérité : « Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu’au bout. »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 30 janvier 2012

 

« Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un troisième plan d’austérité »

(réactions à gauche)

 

Troisième plan d'austérité :  La prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, durant une heure

et sur six chaînes ce dimanche soir, aura au moins connu

un premier résultat :

l’union de la gauche contre ces annonces effectuées en direct.

« Plan d’austérité », « saignée », « mensonge éhonté », les qualificatifs

ne manquent pas, du Front de gauche, aux socialistes en passant

par les écologistes, pour rejeter les mesures annoncées

par le futur candidat de l’UMP.

 

Extraits:

 

Jean-Luc Mélenchon (candidat du Front de gauche à la présidentielle) : « Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un troisième plan d’austérité. Standard and Poor’s a été obéie. Cela va saigner. La ponction annoncée pour servir la finance sera supportée à 85% par les ménages. Le capital y contribuera six fois moins. J’annonce même qu’il n’y contribuera pas du tout. Car les mesures qui frappent le peuple s’appliqueront tout de suite, tandis que celles qui toucheraient le capital sont reportées au lendemain de l’élection. Des milliers de jeunes seront poussés hors de l’école pour aller en apprentissage. Terrible nouvelle, les salaires et le temps de travail seront négociés dans l’entreprise et la loi n’y pourra rien. Enfin le logement sera de nouveau dérégulé, soit disant pour baisser les loyers. Jusqu’au bout, le président sortant aura cherché à enfumer les Français. »

 

Pierre Laurent (PCF) : « Je suis scandalisé par les annonces de Nicolas Sarkozy ce soir. Au terme d’un quinquennat qui a poussé le pays dans la récession et saccagé l’emploi industriel, il décide, à quelques semaines des élections, deux énormes nouveaux cadeaux au patronat. Premier cadeau : un allègement de 13 milliards d’euros de cotisations sociales patronales essentiellement payé par une hausse de la TVA, autrement dit un coup de poignard dans le pouvoir d’achat populaire.

Second cadeau: la possibilité pour le patronat d’échapper à toute durée légale du temps de travail par le biais d’accord dit de compétitivité. Tout le reste est à l’avenant : matraquage mensonger sur le coût du travail, règle d’or pour les collectivités locales, nouvelle mesure de déréglementation du marché immobilier sous prétexte de crise du logement. Tout cela n’est que l’énième et dernier coup de force présidentiel. Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu’au bout. Les salariés n’ont plus rien à attendre de ce pouvoir. C’est maintenant à la gauche de construire une alternative solide et le Front de gauche va y consacrer toutes ses forces. »

 

Parti communiste français : « Dans une posture de père protecteur et suprême, le Président de la République s’est livré – simultanément sur six chaînes de télévision – à un nouveau numéro de mensonge éhonté. Nicolas Sarkozy a répété ses habituelles contre-vérités pour tenter de faire avaler à nos concitoyennes et concitoyens une saignée supplémentaire de leur pouvoir d’achat par le biais de 1,6 point supplémentaire de TVA, soit une hausse de 8,2 % de l’impôt le plus injuste qui soit.

Contrairement à ce que prétend le chef de l’Etat, le coût du travail dans l’industrie française est strictement équivalent à ce qu’il est en Allemagne. Dans l’industrie automobile, il est même inférieur de 25% à ce qu’il est outre-Rhin. Le coût et la durée légale du travail ne sont pas la cause du chômage. Pas plus qu’une nouvelle baisse des cotisations patronales n’est la garantie d’une relance de l’emploi. Bien au contraire! Les cotisations patronales n’ont cessé de diminuer et le chômage a constamment grimpé pour atteindre son plus haut niveau depuis douze ans. Les recettes préconisées par le chef de l’Etat, y compris l’instauration d’une « règle d’or »  pour conforter l’étau des marchés financiers, sont tout aussi injustes socialement qu’elles seront inefficaces économiquement. La relance dont a besoin notre pays, passe par une augmentation des salaires et des minimas sociaux. Elle nécessite aussi l’interdiction des licenciements dans toute entreprise qui fait des profits.

Ses quelques incantations sur le logement ou sur l’avenir des jeunes, ne peuvent faire oublier que le chef de l’Etat a doublé le volume des niches fiscales au cours du quinquennat. Cette année encore, les plus fortunés gagneront deux milliards grâce à sa réforme de l’ISF. Ce soir, Nicolas Sarkozy s’est présenté pour ce qu’il est, le défenseur des actionnaires et des plus fortunés. C’est bien d’une politique radicalement différente, marquée par une nouvelle répartition des richesses en faveur du travail, dont ont besoin nos concitoyennes et concitoyens. »

 

François Rebsamen (sénateur PS ) : « Nicolas Sarkozy a tenté en vain, ce soir, d’endosser les habits du Capitaine courage, mais il faisait plutôt penser aux médecins de Molière qui, à force de saignées, achevaient le malade qu’ils étaient censés guérir. (…) Ces mesures ficelées à la hâte, prises à deux mois de la fin de son quinquennat, sont le signe de l’affolement d’un président aux abois. L’exercice médiatique de ce soir n’est rien d’autre qu’une fuite en avant. Elle est pathétique pour le président candidat, dangereuse pour la France et dramatique pour les Français. »

[Lire la suite]

 

  • A lire :

Nicolas Sarkozy plus candidat que président

Edito: « L’injustice fiscale et sociale au coeur du quinquennat de Nicolas Sarkozy »

Source : humanite2010_logo9-300x82 dans France29 janvier 2012

Source illustration ajoutée par nous : PCF Croix-Wasquehal

 

 

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François Hollande et les retraites

Posté par communistefeigniesunblogfr le 30 janvier 2012

 

François Hollande et les retraites.

Plus d’âge légal à 60 ans confirmé au Bourget et dans ses 60 engagements

(13 articles)

dimanche 29 janvier 2012.

  • 13 ) Retraites et 60 engagements de François Hollande
  • 12) François Hollande confirme ses propositions prétendument « réalistes » au Bourget
  • 11) Hollande « oublie » la retraite à 60 ans pour tous
  • 10) Hollande enterre l’une des conquêtes majeures de mai 1981 : la retraite à 60 ans (J-L Mélenchon)
  • 9) Aubry et Fabius confirment l’abandon de la retraite à 60 ans. Réaction PG
  • 5) François Hollande confirme qu’il écarte le retour à la retraite à 60 ans
  • 4) L’accord PS-EELV escamote la retraite à 60 ans pour tous !
  • 3) Précisions de Pascal Terrasse, conseiller retraite de François Hollande

 

13 ) Retraites et 60 engagements de François Hollande

François Hollande confirme qu’il entreprendra, en cas de victoire à la présidentielle, une réforme des retraites avec une négociation globale dès l’été 2012 portant sur l’âge légal de départ, la prise en compte de la pénibilité, le montant des pensions et l’évolution des recettes.

« Je ferai en sorte que tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé la totalité de leurs annuités retrouvent le droit de partir à la retraite à taux plein à cet âge-là : ce principe sera mis en oeuvre immédiatement ».

Pour avoir droit à la retraite à taux plein, il faudra donc être âgé d’au moins 60 ans et bénéficier de 41,5 annuités cotisées.

 

12) François Hollande confirme ses propositions prétendument « réalistes » au Bourget ce 22 janvier 2012

Dans son discours du Bourget, François Hollande a confirmé nos craintes quant à son projet sur la question des retraites :

  • abandon de la retraite à 60 ans comme âge légal
  • abandon des 37,5 annuités et même des 40 annuités
  • maintien des modalités de calcul créées par Fillon et Sarkozy (décote…)
  • possibilité de retraite à 60 ans pour les personnes pouvant faire valoir 41 années cotisées
  • négociation avec patronat et syndicat de salariés

Voici exactement le texte complet de son intervention concernant les retraites :

« Commencer à faire partir à la retraite ceux qui ont commencé à travailler tôt, exercé les métiers les plus pénibles. Et c’est pourquoi, tout en ayant le souci de maîtriser les comptes et en ouvrant une négociation sur la réforme des retraites indispensable — puisque celle qui a été votée est non seulement injuste mais pas financée -, eh bien sans attendre l’ouverture de cette négociation, tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé 41 années retrouveront le droit à partir à la retraite à taux plein. La négociation, elle, portera sur la pénibilité, les décotes, le montant des pensions, l’âge légal, l’évolution des recettes, indispensable, et la pérennité de notre système par répartition. »

 

11) Hollande « oublie » la retraite à 60 ans pour tous

 

Les déclarations du candidat PS, limitant ce droit aux seuls salariés ayant commencé à travailler à 18 ans et cotisé 41,5 ans, suscitent l’inquiétude à gauche et à la CGT.

Sale temps décidément pour les retraites. Tandis qu’à droite, poursuivant sur la lancée des réformes régressives de 2003 et 2010, l’UMP envisage ouvertement de supprimer toute revalorisation des pensions, le candidat socialiste à la présidentielle vient d’indiquer que, s’il est élu, il ne rétablira pas l’âge légal de la retraite à 60 ans. Selon François Hollande, seuls les salariés ayant commencé à travailler à 18 ans et cotisé 41,5 ans pourraient partir à 60 ans. « Ceux qui n’ont pas la durée de cotisations ne le pourront pas », a-t-il insisté.

Avec cette prise de position, le candidat s’écarte du projet du PS pour 2012, qui stipule  : « Nous rétablirons l’âge légal de départ à 60 ans et l’âge de départ sans décote à 65 ans. » Un revirement qui constitue « une forme de mépris pour les millions de salariés qui se sont mobilisés à plusieurs reprises l’an dernier contre le report de l’âge légal à 62 ans… et qui avaient alors reçu le soutien des partis de gauche, PS inclus », souligne Éric Aubin, dirigeant de la CGT chargé du dossier. « Combien de salariés vont demain cotiser 41,5 ans  ? » interroge-t-il, évoquant les réalités de la situation de l’emploi, marquée par une entrée, en moyenne, à 27 ans dans l’emploi stable, et une éviction, pour plus d’un salarié sur deux, avant 60 ans…

En acceptant, de fait, le report de l’âge légal à 62 ans et l’allongement de la durée de cotisation, le candidat PS « valide sans le dire les réformes de 2003 et 2010 » et impose « une double peine » aux futurs retraités, observe Éric Aubin. « Nous allons continuer de porter le retour de l’âge légal pour tous à 60 ans et un départ anticipé, avant 60 ans, pour les métiers pénibles », ainsi qu’une réforme du financement, dit-il. Afin de peser dans le débat électoral et de préparer le débat national prévu en 2013 sur une réforme systémique, la CGT organise, le 31 janvier, un meeting national à Paris. Son de cloche différent à la CFDT, François Chérèque notant que « François Hollande revient à la réforme de 2003 que la CFDT a soutenue ». À gauche, le député Verts Noël Mamère et Olivier Dartigolles, directeur adjoint de campagne de Jean-Luc Mélenchon, ont épinglé le renoncement du candidat PS…

Yves Housson

[Lire la suite]

Source : Parti de Gauche – Midi-Pyrénées  29 janvier 2012

 

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L’humanité décrypte, en neuf points, l’essentiel des mesures proposées par François Hollande

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 janvier 2012

 

Présidentielle

 

François Hollande, le programme départagé. Décryptage

Lionel Venturini

En soixante mesures, allant de la création d’une banque publique d’investissement jusqu’à la dissuasion nucléaire, le candidat socialiste a présenté hier son projet présidentiel, s’écartant parfois du projet socialiste, avec des ambitions à la baisse. L’Humanité décrypte, en neuf points, l’essentiel des mesures du texte.

Dimanche, elle était « l’adversaire ». Jeudi, il ne s’agissait plus que de « maîtriser » la finance. Présentant le chiffrage de son propre projet présidentiel, François Hollande en a rabattu, comparé au projet initial du Parti socialiste. La faute à la crise, explique-t-il, et la volonté de « ne rien promettre que je ne puisse tenir ». Plaçant ce projet sous le prisme de la justice, « mon seul critère », le candidat socialiste se veut raisonnable tout en faisant « changer de perspective » le pays. Un président qui protège, donc. Et veut, lui aussi, une « République exemplaire ».

François Hollande a donc détaillé les soixante mesures de son programme, où l’augmentation du pouvoir d’achat tiendra à la redistribution, pas aux salaires : 29 milliards d’euros trouvés dans les niches fiscales et sociales pour redresser les comptes publics singulièrement creusés depuis cinq ans ; 20 milliards pour financer ses mesures, entre économies et prélèvements accrus.

Tout ne sera pas fait immédiatement, prévient-il, séparant en deux son quinquennat en cas d’élection. L’allocation d’autonomie, les 500 000 nouvelles places en crèche, ou « aller plus loin dans la redistribution », sont reportés à la seconde moitié. Et encore, « si les finances le permettent ». Le candidat part d’une hypothèse de croissance basse en 2012 (0,5 %) pour cause « d’économie entrée en récession », bien plus optimiste en 2013, 1,7 %, et de 2 points même en 2014. Trop optimiste ? Hollande a la foi du charbonnier, expliquent des proches, convaincu qu’existe une voie étroite entre le « redressement, dans la justice » et « retrouver 
la promesse républicaine ». Sans brusquer.

 

1. Relance de la production et de la croissance

Les mesures du candidat socialiste :

François Hollande propose un rééquilibrage du taux d’impôt sur les sociétés en fonction de la taille des entreprises. Il veut engager avec les « grandes entreprises françaises » un « mouvement de relocalisation de leurs usines dans le cadre d’un contrat spécifique » et obtenir le remboursement des aides publiques par les entreprises qui délocalisent. Afin de créer un « Livret d’épargne industrie » pour financer les « entreprises et PME innovantes », le candidat propose de doubler le plafond du Livret de développement durable. Il promet de préserver le statut public des entreprises détenues majoritairement par l’État. Il promet la suppression de 29 milliards d’euros de niches fiscales « équitablement réparties entre les ménages et les entreprises ». Il entend réduire le déficit public à 3 % du PIB et programme le retour à l’équilibre budgétaire fin 2017. François Hollande veut la séparation des activités bancaires « utiles à l’investissement » des « opérations spéculatives ». Sur le même thème, les banques françaises ne pourront plus utiliser les paradis fiscaux et les « produits financiers toxiques » comme les stock-options seront interdits.

Notre Commentaire. En mettant en avant sa réforme 
du système bancaire et en affichant la priorité donnée aux investissements industriels – une Banque 
publique d’investissement prendrait, avec l’appui 
des régions, des participations dans les « entreprises stratégiques » –, François Hollande se pose en défenseur de l’industrie et des PME face aux mastodontes 
du CAC 40. Sans parler de « planification écologique », le candidat socialiste remplit son programme 
de mesures visant à permettre à l’État et aux collectivités territoriales d’intervenir dans le champ économique par le biais d’« allégements fiscaux »… 
Le problème, bien sûr, c’est qu’en s’engageant résolument, et dans le même temps, à réduire 
les déficits publics, François Hollande s’inscrit pleinement dans l’austérité et qu’à partir de là, 
le changement, ça risque de ne pas être maintenant ! D’autant que, dans son programme, le candidat 
ne pipe pas mot des salaires : il renvoie le sujet à une « conférence sociale au lendemain de notre victoire ». Mais comment imaginer une relance de la production et de la consommation sans l’augmentation des salaires ?

2. Réforme fiscale

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Source : web de l'huma27 janvier 2012

Auteur : Lionel Venturini

 

 

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Jean-Luc Mélenchon invité de « On n’est pas couché »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 janvier 2012

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xo4ltk

 

http://www.dailymotion.com/video/xo4mb0

Mélenchon Vs Polony & Pulvar 2 [Pol] Ruquier 280112 Onpc par peanutsie

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L’UMP veut confier la formation des enseignants à des officines privées !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 janvier 2012

Reçu par courriel

Communiqué de la FCPE

 

Nouvelle attaque contre la formation des enseignants

 

L'UMP veut confier la formation des enseignants à des officines privées ! dans Education nationale Sine-hebdo-couv-copie-11-231x300Le 20 janvier 2012,

La FCPE déplore que le ministère persiste à ignorer l’injonction du Conseil d’État

de novembre dernier d’entamer une concertation pour remédier aux effets de l’annulation

de l’arrêté de mai 2010 réformant la formation des enseignants. Elle demande donc

au Conseil d’État d’exiger l’application immédiate de son arrêt.

Pour faire diversion, Jacques Grosperrin, député UMP, vient de déposer une proposition

de loi contre la formation des enseignants, qui sera mise à l’ordre du jour

de l’Assemblée nationale le 8 février prochain.

La FCPE appelle les parlementaires à rejeter la proposition de loi de Jacques Grosperrin. Ce texte, applaudi

par le ministère de l’Éducation nationale, aura deux effets inacceptables pour la FCPE :

  • rendre possible la formation des futurs enseignants de l’École de la République par

des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques,

  • et supprimer tout cahier des charges national pour en fixer les contenus.

Ainsi, de prétendues formations de futurs enseignants pourront être proposées sans que le contenu en soit

nullement fixé ni dispensé – donc garanti – par l’État.

En soutenant cette proposition, le ministère va au bout de sa logique de privatisation et de dislocation

de la formation des enseignants.

 

 

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ACRIMED analyse le projet de François Hollande sur la question des médias

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 janvier 2012

 

François Hollande et les médias : Du presque rien dans un épais brouillard !

 

par Henri Maler, le 29 janvier 2012

Chaque fois que nous évoquerons les propositions sur la question des médias pour les prochaines élections – la présidentielle et les législatives – nous le répéterons : Acrimed ne soutiendra aucun parti et aucun candidat… N’en déplaise à Thomas Legrand. Mais nous entendons bien interpeller les partis politiques et les candidats sur leurs propositions de transformation des médias. Or François Hollande vient de faire connaître son projet.

Du programme du Parti socialiste, nous avions déjà dit ici-même à quel point il est minimaliste. De ce programme que reste-t-il dans le projet de François Hollande ? Presque rien. Certes, ce projet est un résumé. Certes, des explications ultérieures permettront peut-être au candidat de le développer. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le presque rien est, pour l’heure, enveloppé d’un épais brouillard.

Deux articles de ce projet – si on laisse de côté les propositions non moins floues sur la création et la culture – concernent les médias.

 

  Contrôler les réseaux sociaux : La dernière tentation de l'UMP ?45. Je remplacerai la loi Hadopi par une grande loi signant l’acte 2 de l’exception culturelle française, qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux œuvres par internet facilité et sécurisé. La lutte contre la contrefaçon commerciale sera accrue en amont, pour faire respecter le droit moral, pilier des droits d’auteur, et développer les oeuvres en ligne. Les auteurs seront rémunérés en fonction du nombre d’accès à leurs œuvres grâce à un financement reposant à la fois sur les usagers et sur tous les acteurs de l’économie numérique qui profitent de la circulation numérique des œuvres.

- Cette proposition ne brille pas par sa clarté. Disons qu’il s’agit de prolonger les dispositions de l’exception culturelle qui protège les droits d’auteur et de proposer un financement mixte dont les modalités ne sont pas précisées. En revanche, cette proposition semble signer l’abandon du projet de licence globale qui favoriserait l’échange des oeuvres en fonction d’une contribution forfaitaires. Il ne suffit pas de promettre l’abrogation de la loi Hadopi (ce que risque de ne retenir que les électeurs-internautes pressés… et que l’on est pressé de séduire) pour que son remplacement donne entièrement satisfaction.

 

 

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51. La désignation des responsables des chaînes publiques de télévision et de radio dépendra d’une autorité indépendante et non plus du chef de l’État ou du gouvernement. Je préserverai l’indépendance de l’AFP et je renforcerai la loi sur la protection des sources.

- Cette fois encore, l’abrogation de la désignation des responsables de l’audiovisuel public par le Président de la République séduira peut-être les électeurs pressés. Mais quelle est cette autorité indépendante (le CSA ?) ? Quelle sera sa composition ? Quelles seront ces autres missions ? Mystère ! La suite est à l’avenant : vague, très vague. Et surtout, totalement silencieux sur toutes les autres transformations nécessaires.

Conclusion que l’on veut croire encore provisoire : des mesures symboliques, du flou pas même artistique, des silences accablants ! La lutte contre la financiarisation et les concentrations capitalistes des médias ? L’appropriation démocratique des médias ? C’est, apparemment, pour un second quinquennat, peut-être, s’il y en a un premier.

Henri Maler

 

Source : ACRIMED

URL de l’article : http://www.acrimed.org/article3762.html

Source illustrations ajoutées par nous : AgoraVox

 

Creative Commons License (CC-BY-SA-3.0)

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Rouen : Puisque leur ministre les couvre, certains policiers « se lâchent » : « Sale pute de gauchiste, on va te niquer »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 janvier 2012

 

 

Arrestations à Rouen: « Sale pute de gauchiste, on va te niquer » 

 

 Rouen : Puisque leur ministre les couvre, certains policiers Le Stardust, café populaire de la place du Vieux-Marché, à Rouen.

Vendredi soir, c’est soirée électro. Quatre DJ locaux doivent s’y succéder.

Musique numérique et bières belges au programme. Tout commence bien.

Il est environ 20h00. Jusqu’à 23h30, rien à signaler. Le bruit est limité,

les gens profitent de leur week-end. La soirée va pourtant dégénérer.

Par Manuel Sanson pour Les inrocks.com.

Vers 23h30, deux clients sortent du bar pour uriner sur une place située en face. Un premier véhicule de police arrive

sur les lieux et interpelle dans le calme les deux contrevenants.«Vous êtes en train d’uriner sur le site historique de Jeanne d’Arc »,

annonce l’un des policiers. Les papiers d’identité sont confisqués, les deux fauteurs de trouble attendent de recevoir leur amende.

Les flics font durer le plaisir.

Pendant une demi heure, les deux clients fautifs « poireautent »… D’autres clients du bar se rapprochent de la scène, demandent

des explications. Le contrôle s’éternise. A ce moment, deux autres véhicules de police arrivent. Les forces de l’ordre annoncent

qu’ils interpellent les deux « pisseurs » pour ivresse manifeste sur la voie publique. Tollé général. Les deux fautifs sont embarqués.

Une dizaine de clients se placent en face d’une des voitures, pour l’empêcher de repartir. Sans violence ni insulte. Mais les policiers

sont nerveux. Ils sortent du véhicule et gazent à bout portant plusieurs personnes. Présent au concert, je me retrouve moi-même,

après m’être manifesté comme journaliste auprès des policiers, pris dans les effluves de lacrymo. Une fois le « ménage »

accompli, les voitures repartent avec les deux délinquants. Fin de l’histoire ? Pas encore…

Plusieurs véhicules restent en faction à 100 mètres du bar, tous feux allumés. Vingt minutes plus tard, sans raison apparente,

l’assaut reprend : une vingtaine de policiers en tenue de « Robocop » arrivent en trombe sur la terrasse du café. Matraques, chiens,

lacrymos… c’est reparti.

Sans distinction, des gens sont frappés, un jeune homme a le crâne en sang. Des grenades sont tirées. Un client du bar, rageur,

jette une bouteille sur l’une des fourgonnettes de police. Au bout d’une heure, c’est le seul acte violent à déplorer côté fêtards.

Les policiers, de leur côté, frappent les quelques femmes venues leur parler pour que cessent les violences. Ils éructent

des insultes sexistes : « Bande de morue, salopes… »

Un des DJ qui repartait avec son matériel est poussé dans le dos par un policier. Il s’étale au sol avec ses affaires. Une jeune

femme est violemment interpellée, traînée par terre, son pull et son tee shirt déchirés. Un policier lance :

« Sale pute de gauchiste, on va te niquer. » La place est finalement « nettoyée ». Il est presque deux heures du matin.

Lire la suite sur le site des Inrocks

Lu sur : Place au Peuple  27 janvier 2012

39479898-avatar_large2 dans Police

 

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C’est le capital qui coûte trop cher !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 janvier 2012

 

Compétitivité et coût du travail

 

C'est le capital qui coûte trop cher ! dans ECONOMIE Le_capitalisme_ne_recule_A4c-300x211

Depuis plusieurs mois, plusieurs semaines, c’est une véritable

offensive qui se mène sur le thème du « coût du travail ».

Au nom de la compétitivité des entreprises,  la perte du AAA vient

accélérer cette offensive dont l’objectif au final est assez simple :

transférer des poches des ménages à celles des actionnaires

50 à 80 milliards d’euros.

Pour décrypter le débat sur compétitivité et coût du travail

vous trouverez ci-dessous une note très argumentée de Jean Paul Duparc.

 

Compétitivité et coût du travail

 

Dans ces derniers mois, et plus encore depuis la perte du AAA, Sarkozy, Fillon, Parisot, se relaient en boucle pour assener

qu’il faut prendre des mesures courageuses pour « baisser le coût du travail », présenté comme l’obstacle à l’emploi,

à la compétitivité et le facteur essentiel des délocalisations. C’est ce coût qui serait le facteur premier du déclin industriel

du pays.

Droite et patronat reprennent ainsi le discours des agences de notation, exigeant des « mesures structurelles » et qui

sont bien obligées d’admettre les effets pervers et récessifs de l’accumulation des restrictions budgétaires !

 

Le coût du travail par rapport à qui ?

 

La concurrence libre et non faussée comme la libre circulation des produits et des capitaux, ainsi que l’orientation européenne

qui encourage les dumpings fiscaux et sociaux en son sein, obligent à se poser la question. Car nulle baisse des charges ne

permettra de rattraper les salaires des pays émergents, ni non plus les salaires des pays d’Europe orientale. Ce n’est

d’ailleurs pas souhaitable. C’est une impasse totale et évidemment ce serait une catastrophe sociale et économique

( Que la directive Bolkestein avait tenté d’importer en ouvrant la voie à ce que des salaires des pays d’origine

soient pratiqués en France !)

La seule comparaison raisonnable est de comparer les salaires dans l’industrie en France et en Allemagne ou en

Belgique, pays aux niveaux de vie comparables, puisque nous avons avec ces deux seuls deux pays un déficit du commerce

extérieur plus important qu’avec la Chine (Hong Kong inclus)

Le MEDEF, relayé un temps par l’INSEE, avait bien tenté d’imposer à l’automne 2010, une vision de coût salarial

structurellement plus élevés en France qu’en Allemagne. Mais dès le printemps 2011 l’INSEE était obligé de faire machine

arrière. D’ailleurs une note de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale en juin 2010 a montré qu’en coût

annuel complet pour un salarié à temps plein en Allemagne et en France, le coût global restait supérieur en Allemagne,

même si l’écart s’était réduit entre 2000 et 2008. (la réduction de cet écart est d’ailleurs à mettre en relation avec

les orientations impulsées par Schroeder il y a quelques années, dans un pays sans SMIC et qui a généralisé en direction

des chômeurs les petits boulots très mal payés, d’où l’extension récente d’une grande et nouvelle pauvreté en Allemagne)

Lu sur : PCF Grésivaudan  28 janvier 2012

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Hausse prochaine de la TVA à 21,2% ? / Angela Merkel au secours de Nicolas Sarkozy

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 janvier 2012

 

Vers une augmentation de la TVA à 21,2% ? 

 

Hausse prochaine de la TVA à 21,2% ? / Angela Merkel au secours de Nicolas Sarkozy dans Austerite sarkotele_0-300x150C’est ce que croit savoir samedi lemonde.fr,

Nicolas Sarkozy devrait annoncer dimanche soir à la télévision

une hausse prochaine de la TVA de 1,6 point sans hausse

du taux de la CSG.

Par ailleurs, la droite allemande annonce qu’Angela Merkel

participera à des meetings électoraux de Sarkozy au printemps…

La TVA à taux normal passerait ainsi à 21,2%, alors que le taux réduit (7%) resterait inchangé. Par ailleurs, lemonde.fr, qui affirme

qu’il n’y aura pas de hausse du taux de la CSG, ajoute que le président devrait également annoncer l’introduction d’une taxe Tobin

à la française. « Cette hausse, plus limitée que prévu, permettra d’alléger les charges pesant sur le travail »

et « doit entrer en vigueur dans l’année », écrit le quotidien du soir sur son site internet.

Les modalités d’application de cette taxe sur les transactions financières ne sont toutefois « pas encore très claires »,

ajoute le quotidien, citant plusieurs sources.

Angela Merkel participera à des meetings électoraux de Sarkozy au printemps (CDU). La chancelière allemande va participer

à des meetings électoraux du président français Nicolas Sarkozy en France au printemps, selon un extrait du discours

que le secrétaire général de la CDU devait prononcer samedi après-midi à Paris.

« Angela Merkel va soutenir Nicolas Sarkozy lors de rendez-vous de campagne au printemps » selon le discours de Hermann Gröhe,

attendu au Conseil national de l’UMP, dont l’AFP s’est procuré des extraits.

 

  Source :  humanite2010_logo8-300x82 dans ECONOMIE  28 janvier 2012

 

 

Publié dans Austerite, ECONOMIE, POLITIQUE, Presidentielle 2012 | Pas de Commentaire »

Ex-Moulinex : « Aujourd’hui, c’est une grande victoire du collectif. La solidarité n’est pas un vain mot. »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 janvier 2012

 

 Victoire en cassation pour les ex-Moulinex

 

Ex-Moulinex : « Aujourd'hui, c'est une grande victoire du collectif. La solidarité n'est pas un vain mot. » dans Chomage moulinex-300x150

Apès plus de dix ans de bataille, les cent quatre-vingt-dix anciens

salariés de Moulinex ont vu, hier, leur indemnisation confirmée

par la Cour de cassation, après leur licenciement en 2001

« sans cause réelle ni sérieuse ».

 

Plus aucun recours n’est possible, la décision de la Cour d’appel de Caen est donc devenue définitive et les indemnisations de ces 190 anciens salariés ne peuvent plus être contestées. L’arrêt rendu par la chambre sociale s’inscrit dans la droite ligne de la jurisprudence de la Cour de cassation. Le 28 mai 2008, celle-ci avait en effet déjà considéré que les licenciements opérés en 2001 par l’ex-fleuron de l’électroménager étaient « sans cause réelle ni sérieuse », car certaines modalités techniques n’avaient pas été respectées.

« C’est un soulagement. On a été reconnus », témoignent Maurice et Maryvonne, anciens de Cormelles, sur le site caen.maville.com. Une question « de principe », au-delà de l’argent des indemnités. En 2001, « on a été éjectés comme des malpropres, lâchés dans la nature. Cela a mis notre vie en l’air. » Maurice, 49 ans à l’époque, n’a pas retrouvé de travail : « Trop vieux. »

[Lire la suite]

 

Source :  humanite2010_logo8-300x82 dans Emplois  27 janvier 2012

 

 

Publié dans Chomage, Emplois, Luttes, POLITIQUE, SOCIAL | Pas de Commentaire »

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