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Propositions du Front de Gauche pour sortir de la crise

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 novembre 2011

 

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Face à la crise, les gouvernements de l’Union européenne appliquent partout les mêmes recettes. Pourtant, loin de s’atténuer la crise ne cesse de s’aggraver et les peuples payent chaque jour un tribut de plus en plus important.

L’exemple de la Grèce est particulièrement terrible. Voilà maintenant plus d’un an et demi que les plus grandes instances européennes et internationales (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) interviennent directement pour « sauver la Grèce ». Le peuple grec a déjà subi plus de 8 plans d’austérité. Pourtant les conditions de vie ne cessent de se dégrader. L’économie grecque n’est toujours pas relancée et la dette s’est creusée.

Dans son programme l’Humain d’abord, le Front de Gauche propose d’engager une nouvelle politique capable de sortir de la crise.

 

Gouverner face aux banques et aux marchés financiers

Lutter contre la spéculation

  • Interdire les mécanismes spéculatifs (ventes de gré à gré, vente à découvert, achat de CDS (contrat d’assurance) par des institutions financières qui ne possèdent pas le titre assuré etc.)
  • Séparer les banques de dépôts et les banques d’affaires
  • Contrôler et les mouvements de capitaux et taxer voire interdire les mouvements spéculatifs (circulation d’argent ne correspondant à aucune contrepartie dans l’économie réelle)

Desserrer l’étau de la finance et des banques privées

  • Autoriser la BCE à racheter des titres de dette publique.
  • En attendant la réforme de la BCE, permettre à la Banque de France de racheter les titres publics
  • Créer un pôle public bancaire y compris par “la nationalisation de banque et de compagnies d’assurance”
  • Obliger les banques et les institutions financières à détenir dans leurs fonds propres des titres de dette publique afin de contribuer au financement du pays

Ne pas rembourser toute la dette

  • Réaménagement négocié des dettes publiques, l’échelonnement des remboursements, la baisse des taux d’intérêts les concernant et leur annulation partielle.
  • Moratoires et audits sous contrôle citoyen.


S’affranchir du traité de Lisbonne

  • Conformément au mandat qui nous aura été donné par le peuple français pour mettre en place une politique de gauche dans notre pays, nous refuserons d’appliquer des directives contradictoires à nos engagements. Notre désobéissance fera tache d’huile dans l’Union et dans la zone euro d’autant plus que le traité de Lisbonne interdit toute politique efficace contre la crise.
  • Permettre à la BCE de racheter la dette publique ou recourir à la Banque de France si la BCE n’est pas réformée ou en attendant qu’elle le soit (désobéir à l’article 123 TFUE qui l’interdit)
  • Défendre la souveraineté budgétaire de la France :
  • Ne pas faire voter la “règle d’or” (donc désobéir au dernier sommet)
  • Ne pas appliquer le “pacte Euro +” et le “semestre européen” (contrôle du budget national par la Commission avant son examen par le Parlement)
  • Ne pas appliquer les directives de libéralisation des services publics
  • Lutter contre le libre-échange : instaurer une taxe kilométrique et des prélèvements nationaux concertés sur les importations de productions délocalisées (désobéir à l’article 206 TFUE sur la “suppression des restrictions aux échanges internationaux“)

Relancer l’activité par le partage des richesses et la planification écologique

Alors que toute l’Europe s’enfonce dans la récession et que l’austérité aggrave la crise, il faut relancer l’activité :

  • par l’augmentation des salaires et du SMIC
  • par des investissements publics financés par des hausses d’impôts sur les plus riches et les grandes entreprises (revenu maximum, passage de 5 à 14 tranches d’impôt sur les revenus, suppression des niches fiscales et des exonérations de cotisations sociales etc.)
  • par la bifurcation du système productif par la planification écologique
  • par la relocalisation des productions

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Lettre d’un enseignant retraité au »sergent recruteur » de son Académie

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 novembre 2011

Reçu par courriel

Comme tous les retraités de l’académie d’Orléans - Tours, un collègue parti habiter près de Chinon a reçu un  courrier du rectorat….

Sa réponse en date du 29 octobre 2011 :

Madame la Rectrice,

            Je viens de recevoir une lettre, datée du 18 octobre 2011 et signée par Madame la Responsable de la Division des Personnels Enseignants, qui m’informe que je peux être recruté, en tant que professeur retraité de l’Éducation Nationale, comme « agent vacataire » dans votre académie. J’ai d’abord cru que cette lettre n’était qu’un canular concocté par quelque esprit indocile ayant subtilisé un tampon officiel pour fabriquer un faux. Mais, après enquête auprès d’ex-collègues, j’ai été obligé d’admettre, à ma plus grande stupéfaction, que cette lettre émanait bien de vos services !

            Vous m’invitez, si je le souhaite, à « compléter [mes] revenus » en acceptant d’être recruté comme « agent vacataire » pour « assurer quelques heures d’enseignement à l’année ou pour un ou plusieurs remplacements ».

            « Compléter [mes] revenus » ? D’accord, mais j’ai une autre solution : plutôt que de me proposer cette rémunération horaire de « 34,30€ bruts dans la limite de 200 vacations par an », me rendre les 4% que vous m’avez volés, à mon départ en retraite à 60 ans, en vous faisant complice de cette honteuse réforme des retraites décidée en 2003. Avez-vous mesuré combien cette proposition financière est insultante ? Il s’agit de reprendre une « activité », dites-vous. Je vous rappellerai donc, au cas où vous l’auriez oublié, que le taux horaire net actuel d’une heure supplémentaire pour un professeur en activité peut aller de 29,42€ à 55,52€, selon le grade d’une part, selon le nombre d’heures supplémentaires étant réellement effectuées d’autre part (la première, imposable à tous en cas de besoin, étant mieux rémunérée). Qui serait assez fou pour se laisser séduire par cette pratique de sergent recruteur d’une autre époque, sergent recruteur qui avait du moins l’excuse de ne guère avoir d’autres moyens pour trouver des soldats !

            « Retrouver un contact avec les élèves » ? Au lieu d’essayer de soudoyer de la façon la plus vile d’anciens enseignants, ne devriez-vous pas plutôt tout faire pour que les jeunes qui choisissent le métier d’enseignant, dans les conditions actuelles rendues toujours plus difficiles, soient effectivement bien préparés à nouer les meilleures relations avec leurs futurs élèves grâce à une véritable formation au métier aujourd’hui disparue avec votre entière complicité ?

            Votre hypocrite sollicitude à l’adresse des professeurs retraités pourrait peut-être faire rire celui qui ne verrait pas qu’elle n’est que la conséquence de la politique ministérielle actuelle qui détruit systématiquement le service public d’éducation au point de dramatiquement mettre en cause l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Depuis des années – et surtout depuis 2007 – des dizaines de milliers de postes ont été supprimés : vous avez accepté cette politique et, cet acte d’allégeance ne vous suffisant pas, vous cautionnez maintenant cette infâme campagne publicitaire ! On pourrait presque avoir de la compassion à votre égard, tant il est vrai selon La Boëtie, que « c’est un extrême malheur d’être sujet à un maître » : mais je n’en aurai pas, tant il est encore vrai, selon le même auteur, que ce maître n’a finalement que la puissance que ceux qui le servent « misérablement » veulent bien lui donner. Se soumettre ou se démettre ? Vous avez choisi la première solution. Alors allez dire de ma part à vos petits maîtres du moment, et au premier d’entre eux – à cet « hommeau » selon le néologisme forgé par La Boëtie à partir du latin homunculus signifiant petit homme –que la farce tragique que vous faites jouer à vos services à propos de ce type de recrutement n’est pas du tout de mon goût, et que j’éprouve le mépris le plus profond à l’égard de ceux qui aujourd’hui préfèrent imposer à la France la dictature des marchés plutôt que de tout faire pour développer impérativement l’intelligence et la culture nationales.

            Je vous prie de croire, Madame la Rectrice, à l’expression de ma très petite considération.

                                                        

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