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Sécurité sociale : « le choix de la solidarité se justifie non seulement du point de vue social mais aussi des points de vue économique et sanitaire »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 5 octobre 2011

Source : Plume de presse4 octobre 2011par Olivier Bonnet

 

La sécurité sociale est un droit et son financement pas un problème

 

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S’il est un domaine où la propagande médiatique libérale fait rage, c’est bien celui-là :

Le mythe du trou de la Sécu, si bien dénoncé par Julien Duval : « A en croire les médias

et les débats politiques, la Sécurité sociale serait menacée de faillite par un déficit abyssal.

Pour faire face à l’augmentation des dépenses et au vieillissement de la population,

notre système de protection sociale, créé en 1945 pour donner « la garantie à chaque homme qu’en toutes

circonstances il pourra assurer sa subsistance et celle de personnes à sa charge », serait condamné à se

« réformer » sans cesse : déremboursements, réduction des prestations, hausse des cotisations, voire

privatisation. Chercheur au CNRS, Julien Duval renverse les termes du problème : il n’y a pas de

« déficit de la Sécu » mais « un besoin de financement » que les gouvernements successifs ont décidé de

ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993 les exonérations de charges sociales. En effet, l’affaiblissement

de la protection sociale découle non pas d’arbitrages techniques mais d’un choix politique : le transfert

généralisé des « risques » du capital vers le travail. » Un choix politique : on est bien là au coeur du problème.

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Un autre chercheur du CNRS, Frédéric Pierru, est tout à fait sur la même longueur d’ondes :

« Depuis au moins deux ans, gouvernement et «experts» nous fredonnent ad nauseam une petite

rengaine, selon laquelle l’endettement public et la purge qu’il impliquerait ne seraient que la juste

punition du fait que «pendant des années, nous avons vécu au-dessus de nos moyens», écrit-il

dans Libération. Dans le domaine de la santé cela donne : «Nous, Français, dépensons sans compter, creusant

de façon irresponsable le trou de la Sécurité sociale et la dette aux dépens des générations futures.» Ajoutez à cela

l’exploitation politicienne du ressentiment contre les «assistés», tels les bénéficiaires de la CMU complémentaire

ou de l’Aide médicale d’État, et vous avez là les justifications les plus communes – pour ne pas dire vulgaires –

de la politique en cours de vente à la découpe du service public de la santé. La solidarité face à la santé, à la

maladie et la mort serait ainsi devenue un luxe et devrait être retirée aux «profiteurs» de tout poil, qu’ils soient

pauvres et/ou immigrés. Plus généralement, depuis le début des années 2000, les gouvernements successifs

se sont employés à «vaporiser» le service public de la santé. En matière d’assurance maladie, les soins courants

(hors affections de longue durée et hospitalisation) connaissent une baisse continue du taux effectif de leur prise

en charge par la Sécu, lequel n’est déjà plus que de 55% – le taux de 75,5% dont le gouvernement se targue n’étant

qu’une moyenne trompeuse. » Faut-il se résigner à la fatalité de voir détruire ainsi notre modèle de santé et de sécu,

jadis envié dans le monde entier ? Pas pour Pierru et ses amis : « Contre ce délitement, progressif mais bien réel,

du service public de la santé, mes collègues et moi-même avons décidé de rappeler, dans un manifeste signé

par 123 personnalités, un constat incontournable : en matière de santé, le choix de la solidarité se justifie non

seulement du point de vue social mais aussi des points de vue économique et sanitaire.

[Lire la suite sur : plumedepresse.net/]

 

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