LA SANTÉ À L’ENCAN ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 juillet 2011

Source : Le blog de Bernard Lamirand - 17 juillet 2011

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Croizat ministre du travail et de la Sécurité sociale

ouvrant un bureau de sécurité sociale en 1946.

 

 

LA SANTÉ À L’ENCAN ?

Avez-vous regardé les annonces publicitaires à la télévision?

Depuis quelques temps, c’est un véritable déchaînement de publicités pour des médicaments que l’on propose

à la consommation.

Les firmes pharmaceutiques fabriquant ces médicaments rivalisent de conseils, d’avis, d’avertissements, qui visent

à mettre en évidence un choix personnel de l’usager (du client comme il est dit) sans passer obligatoirement par

le médecin ( on ne voit même plus apparaître le conseil que si le malaise persiste d’aller voir le médecin traitant).

Il faut dire que la liste des médicaments non remboursables ou mal remboursés augmente après chaque annonce

gouvernementale d’économies à réaliser sur le dos des malades alors que des médicaments dont les molécules sont

reprises sous d’autres noms sont facturés très chers à la sécu et représentent en coût des milliards d’euros pour la

sécurité sociale qui ne fait rien pour supprimer ces médicaments inutiles comme le Plavix qui n’est que de l’aspirine *.

Un phénomène est à observer : les personnes qui ne sont plus remboursées ou peu continuent à prendre ces

médicaments et vont directement chez le pharmacien pour se les procurer en cas de besoin.

Il faut voir maintenant le nombre de personnes sortant leur carte bleue, leur carnet de chèques, leur portefeuille

pour payer ces médicaments dont certains sont dangereux pour la santé.

En fait, il s’agit d’habituer, petit à petit, les gens à passer directement chez le pharmacien ou le supermarché

où ces remèdes sont en vente dite libre pour tout ce qui n’est pas maladies graves.

Cette stratégie est voulue. Elle correspond à cette idée réactionnaire que les personnes doivent financer leur santé

et cesser de bénéficier de l’État providence. Nous ne sommes pas loin alors du système américain qui oblige chacun

à pourvoir à sa santé alors que chez nous, c’est chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins 

(Ambroise Croizat, ministre communiste 1945-1947).

Nous reviendrions alors à la précarité de la santé pour les plus pauvres comme avant la naissance de la sécurité sociale.

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