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André Chassaigne : la candidature du cœur et de la raison.

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 juin 2011

Reçu par courriel

 

Les 16, 17, 18 juin : les communistes voteront pour choisir le candidat du front de gauche

qu’ils soutiendront à l’élection présidentielle. Ce choix concerne aussi toute la gauche,

ainsi que le mouvement social, les jeunes et tous ceux veulent sortir

de la fausse alternance actuelle visant à «sauver le système».

 

Pour ouvrir une alternative avec toute l’originalité des propositions du PCF et du Front de gauche

nous soutiendrons

 

André Chassaigne : la candidature du cœur et de la raison.

 

Jean-Jacques BLANC, Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Alain BOLLA, Stéphane BONNERY, Gisèle CAILLOUX, Jean-Louis CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Thierry DOULAUD, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Marie-Thérèse EYCHART, Pierre GARZON, Jean-Louis GIRAUDOU, Anne LAFAURIE, Michèle LEFLON,   Jean MAGNIADAS, Nicolas MARCHAND, Catherine MARTIN, Catherine MILLS, Alain MORIN, Marine ROUSSILLON, Marcel ZAIDNER

Avec André Chassaigne : quelle ambition et quels contenus d’une campagne des communistes et du Front de gauche?

Les luttes et les élections présidentielles et législatives s’inscrivent dans un contexte inédit. Celui d’une formidable crise économique, sociale, politique, culturelle, de société et de civilisation. Mais toutes les politiques menées depuis 30 ans visant  à « sauver le système », au lieu de chercher à le dépasser, ont conduit à l’aggravation formidable de cette crise systémique avec le tournant de 2008-2011. Pourtant, de cette réalité, du neuf peut sortir pour les peuples. Le Parti communiste a, avec d’autres, une responsabilité déterminante par son analyse, son projet original, son action et sa démarche de rassemblement pour contribuer à sortir de  la crise, à maitriser les marchés, à dépasser le capitalisme.

Des atouts existent. Les révolutions conservatrices menées par les droites et l’extrême droite dans le monde prévalent mais on assiste aussi à des résistances et des expériences voient le jour (retraite, référendum sur le TCE, marche des précaires à Lisbonne, mobilisations de type nouveau en Espagne, révolutions dans le monde arabe et latino-américain…). Elles réactualisent  les questions d’une transformation radicale et du rôle des forces qui y contribuent.

Dans cette période, que voulons-nous pour notre peuple, notre pays, l’Europe et le monde ?

La lancinante  question  des moyens pour répondre aux urgences sociales, nous l’avons  affrontée durant la campagne des cantonales. Elle se pose encore plus fortement pour les élections nationales de 2012. La contestation est plus indispensable que jamais. Mais plus encore qu’hier n’avons-nous pas à développer, de façon originale à gauche, un débat sur le choix de société ?

Une société où économie, social, culture, écologie, santé, éducation,…sont tournés vers l’émancipation de chacun, de tous et maîtrisés par tous. Le champ du rassemblement est considérable : l’ensemble du salariat, des plus précaires aux plus qualifiés exploités, toutes générations confondues, et tous les autres dominés, femmes, jeunes, personnes âgées, populations issues de l’immigration !

Quel type de campagnes  et quel but proposons-nous ?

Le but de notre campagne pour la présidentielle, c’est la progression  de nos idées alternatives et  son impact sur la gauche, et pour la suite,  bien au-delà d’une amélioration limitée du pourcentage électoral. Une répartition des richesses et un étatisme correcteur du marché n’ont pas suffi hier. Ils  sont inefficaces aujourd’hui si l’on ne s’attaque pas à la façon de produire les richesses et au crédit. C’est pourtant le cœur du projet de Jean-Luc Mélenchon et de ce qu’il retient du programme partagé, outre l’agitation populiste. C’est une différence majeure entre nous, avec  aussi  le suivisme de l’OTAN en Libye, le nucléaire, l’Europe, le rôle de la monnaie et des banques…

La confrontation des idées au sein du Front de Gauche fait émerger divergences et convergences. La pratique actuelle de ne vouloir retenir que les convergences affaiblit le programme et le rassemblement en gommant la richesse des avis alternatifs: faisons le pari de l’intelligence de l’intervention populaire pour choisir entre les meilleurs arguments. Les expériences en Allemagne (Die Linke) comme en Espagne (Izquierda Unida) parce qu’elles ont  absorbé  le courant communiste  dans un rassemblement intégrateur, en s’accordant sur un minimum, n’ont-elles pas conduit au final à l’effacement des partis communistes et au renforcement de la droite et des sociaux libéraux ?

Ces contradictions sur le fond  comme sur la forme du rassemblement  concernent le Front de gauche comme l’ensemble de la gauche. Elles supposent, pour être surmontées, l’intervention des luttes, le refus de toutes formes de ralliement, la main tendue à toute la gauche dans le débat critique. Tout cela doit se traduire dans la campagne sous peine de se couper de l’électorat de gauche dans son ensemble.

Quelles luttes pour parvenir à dépasser ces contradictions et faire vivre notre démarche ?

La campagne « contre la vie chère », à condition d’être impulsée et suivie dans la durée pour ne pas être un leurre, peut contribuer à cela. En la déclinant sur l’exigence d’augmenter les salaires, les retraites et les  pensions, d’accéder au logement de qualité pour tous, à un système de protection sociale régénéré, à un bon emploi et une bonne formation pour chacun-e,  avec les moyens du crédit (Fonds régionaux, Pôle public, BCE, FMI) et la conquête de pouvoirs nouveaux, cette campagne participera à des avancées immédiates et aux prises de conscience d’autres possibles. Par exemple, une réorientation profonde de la construction européenne avec, notamment, la création monétaire par la BCE pour financer les services publics, via un Fonds de développement social européen.

N’est ce pas, d’ailleurs, l’engagement des communistes lors de leur dernier congrès de mettre en œuvre une démarche de fronts de luttes, d’idées et d’actions  et non un cartel de la gauche de la gauche ? Ne sommes nous pas, là, face à une opposition entre deux conceptions du front de gauche ? Et non pas entre deux personnalités.

La candidature d’André Chassaigne est porteuse de cette visée rassembleuse, avec ce contenu et une nouvelle pratique politique. Elle permet ce débat.

Elle doit pouvoir être  choisie par les communistes avec un  bulletin de vote sur toutes les candidatures et non bloqué sur une seule, ce qui reviendrait à un plébiscite. La démocratie l’impose.

Tous ces enjeux ne disparaîtront  pas en 2012.

Ils devront être évalués lors de notre prochain congrès. Il s’agira de porter une visée et une démarche politique pour un PCF renforcé, démocratique, rassemblé,  utile au rassemblement le plus large et aux luttes. Donc enfin transformé !

Jean-Jacques BLANC, Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Alain BOLLA, Stéphane BONNERY, Gisèle CAILLOUX, Jean-Louis CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Thierry DOULAUD, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Marie-Thérèse EYCHART, Pierre GARZON, Jean-Louis GIRAUDOU, Anne LAFAURIE, Michèle LEFLON,   Jean MAGNIADAS, Nicolas MARCHAND, Catherine MARTIN, Catherine MILLS, Alain MORIN, Marine ROUSSILLON, Marcel ZAIDNER

 

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