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Servier : « Et maintenant parlons un peu du pillage »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 mai 2011

Source : Le blog de Canaille le rouge5 mai 2011

 

Autopsie d’un pillage

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Rappel succinct :

·         Servier compte 20 000 salariés, dont les trois quarts à l’étranger.le labo a engrangé un bénéfice net plus que

doublé au cours de l’exercice clos le 30 septembre dernier, à 378 millions d’euros, contre 143 millions en 2009.

·         Les ventes du laboratoire ont  progressé de 6 % l’an dernier, à 3,7 milliards d’euros.

·         La France représente le premier marché de Servier, avec 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires,

(notamment grâce aux ventes de génériques de Biogaran).

·         A l’international, le chiffre d’affaires a progressé de 6,4 % à 2,7 milliards d’euros.

·         Médicament destiné aux diabétiques en surpoids largement détourné comme coupe-faim, le Mediator aurait provoqué en

trente-trois ans la mort de 500 à 2 000 personnes, avant d’être retiré du marché français en novembre 2009.

Plusieurs centaines de plaintes ont été déposées à ce jour.

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Et maintenant parlons un peu pillage

Commercialisé en France par les laboratoires Servier de 1976 à novembre 2009, le Mediator a été utilisé par 5 millions

de personnes. Il a été retiré du marché en raison de risques cardiaques avérés. Plusieurs centaines de plaintes ont été

déposées à ce jour. La CNAM avait décidé en février de déposer plainte contre les laboratoires Servier

pour « escroquerie et tromperie aggravée ».

Les estimations varient mais le médicament est à l’origine d’entre 500 et 2 000 morts selon les bases de calculs retenues. Le Figaro, peu

suspect de harcèlement du capital, affirme dans son édition de jeudi 5 mai qu’il a coûté environ 1,2 milliard d’euros de remboursement à

la Sécurité sociale,

La presse précise que le seul remboursement, dont quelque 145 millions de boîtes ont été vendues, a coûté 879 millions d’euros, selon

une note confidentielle de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Les ventes du Mediator n’ont, en effet, cessé de progresser

entre 1983 et 2005. Les chiffres connus précisent qu’un pic a été atteint en 2005 avec plus de 9 millions de boîtes vendues.

Arrêtons-nous une minute sur cette info et rappelons-nous la vieille revendication des militants fondateurs de la sécu et de ceux qui ont

repris le flambeau demandant la nationalisation de l’industrie pharmaceutiques. Il fut une époque avant leur démantèlement au nom de

la capacité du privé faire mieux et moins cher (!!) que le public ou les pharmacies centrales des hôpitaux et leur secteur de recherche ont

été sinon supprimés du moins marginalisés dans la politique du médicament en France. Créant ensuite un pilotage par l’aval par l’industrie

pharmaceutique des facultés de pharmacie.

Nationalisé en 1981, Rhône Poulenc sera une des privatisations emblématique de Balladur que la gauche ne remettra plus en question.

Server-Biogaran, avec une massive campagne de pub mobilisant vedettes de la télé et objectifs  pédagogiques pour rendre le labo

autonettoyant (-http://www.biogaran.fr/), s’est engouffré dans le marché du générique. Lequel dès 2007 après que le gouvernement a

balisé le champ du pillage, par des combines de conditionnement voire de facturation d’amortissement des recherches, maintient les

flibustiers de la santé branché sur les coffres de la sécu. Coffres qui drainent la part socialisée des salaires à partir richesses créées par le

travail des actifs salariés.

Notez au passage, ce n’est pas le moins scandaleux, que grâce au plafonnement des cotisations sociales, la rente de grands patrons de

l’industrie et de la finance transformée en salaires, ceux-ci échappent pour leur plus grande partie aux cotisations sociales. Ceux-ci ne

paient pas plus de cotisation qu’un ingénieur débutant ou un agent de maitrise en fin de carrière* pour plus de la moitié des diverses

cotisations, (cachet sur l’excipient, la cotisation est dans la limite à quatre fois le plafond dans le cas de la CSG).

Les dirigeants de l’industrie pharmaceutiques salariés de leurs fondations (fiscalement aussi chouchoutées par le pouvoir, pillent et ne

cotisent pas mais accèdent aux prestations dans des conditions dont les chômeurs malades voudraient bien pouvoir bénéficier.

[Lire la suite sur : canaille-le-rouge.over-blog.com/]

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