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« Les résistants d’hier sont aussi les résistants d’aujourd’hui. »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 janvier 2011

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publié par roland (webmaster) – 15 janvier 2011

Les résistants d’hier sont aussi les résistants d’aujourd’hui.

Auteur : emcee - Source : Des bassines et du zèle

Mais leur engagement pour la paix et la justice n’est toujours pas du goût de tout le monde.

Dans ce billet publié sur Médiapart*, le journaliste et écrivain Bernard Oustrières racontait l’incident qui a eu lieu après l’hommage rendu aux dix maquisards assassinés par les nazis à la ferme de La Limatte, près de Signes dans le Var.

« Cette manifestation annuelle », explique-t-il, « qui revêt un caractère sacré pour les Résistants, leurs familles et les amis de la Résistance du Var, attire toujours de nombreux élus auxquels se joint le représentant du préfet. Rien ne laissait présager que la dernière commémoration, le 2 janvier donc, donnerait lieu à un vif incident ».

Dans son discours, Claude Roddier, la présidente départementale de l’ANACR, expliquait que les Résistants et leurs amis ne pouvaient pas accepter ces attaques continues contre les acquis du CNR, en particulier les mesures contre les retraites et le démantèlement en cours de la Sécurité sociale.
Dans la salle où ils s’étaient réunis pour cette commémoration, se trouvaient des élus du Var, dont beaucoup étaient des membres de l’UMP, ainsi que le représentant du préfet.

CNR_les_jours_heureux.jpg » »Les Jours heureux, programme du CNR » »

Or, ces personnes ont quitté la salle quand Claude Roddier a dénoncé la situation actuelle, où le programme du CNR, intitulé “les jours heureux”, est impitoyablement démantelé. Rappelant, par exemple, les propos que tenait en 2007 Denis Kessler :

« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde. Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer”.

L’affront que ces élus UMP ont infligé à ces résistants d’hier et d’aujourd’hui, chenus, certes, mais toujours engagés pour défendre les principes mêmes énoncés par le CNR, s’il est méprisable, n’est pas une surprise.
En revanche, le départ du sous-préfet n’est pas, lui, digne d’un représentant de la République, censé être à l’écoute de tous les citoyens et observer, en tant que serviteur de l’État, la neutralité que lui impose le principe de laïcité.
(Curieux, tout de même que le principe de laïcité, dont tout le monde se prévaut pour justifier tout et n’importe quoi, soit violé dans l’indifférence quasi-générale par ceux qui doivent l’appliquer à eux-mêmes et le faire appliquer).
Voici le courrier que Pierre-Yves CANU, Croix de guerre pour fait de Résistance, a envoyé, le 4 janvier 2011 au Préfet du Var à la suite de cette prise de position partisane :

« J’ai l’honneur de vous faire part de l’émotion ressentie le 2 janvier 2011, à Signes au cours de la réunion commémorative des fusillés de La Limatte. La Présidente de l’ANACR, association dont je fais partie en qualité d’ancien résistant, a tenté d’exprimer la déception des résistants en raison de la non-application par nos différents gouvernements du programme du CNR préconisé au moment de la Libération.
Les observations formulées sur l’abandon de ce programme ne pouvaient laisser indifférent votre représentant. Or celui-ci, au lieu de rester à l’écoute de l’opinion exprimée par ceux et celles qui avaient participé à la Libération du Territoire au mépris des dangers, n’a pas cru devoir écouter leur voix, alors que l’on venait de commémorer la mort de 11 d’entre eux, résistants et maquisards. Il a préféré quitter la tribune officielle.

CNR_J_Moulin.jpg Je me permets, Monsieur le Préfet, de m’étonner de ce départ. Votre Honoré Prédécesseur dans l’Histoire, Jean Moulin, a toujours fait face.
Je regrette surtout qu’un dialogue ne se soit pas instauré entre vous, représentant de l’État et nous, représentants d’une partie des citoyens, qui ne désirions qu’honorer nos morts et être fidèles à leurs engagements ». PYC.

S’en prendre aux Résistants pour les empêcher de parler : les dérives inquiétantes d’un pays gouverné par un clan partisan et revanchard.

[Lire la suite sur dazibaoueb.fr/]

* En cliquant sur ce lien, vous pourrez lire le discours de Claude Roddier

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