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Financement de la dépendance : « quelques chiffres pour fixer les idées »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 janvier 2011

Lu sur : Financement de la dépendance :

publié par roland (webmaster) – 7 janvier 2011

Financer la dépendance ou sabrer la Sécu ?

Auteur : Jean-François Couvrat - Source : DéCHIFFRAGES

 

 sarko_fillon.1294370911.jpgAprès la maladie, l’accident du travail, la vieillesse et la famille, la Sécurité sociale couvrira-t-elle bientôt un « cinquième risque » – la dépendance ? Nicolas Sarkozy a évoqué son projet dans ces termes. Mais de confidences en petites phrases, c’est un tout autre dessein qui se révèle : non pas une extension de la sécu mais une amputation de celle-ci.

Si le gouvernement préparait vraiment la naissance d’un cinquième risque dépendance, il commencerait par rassurer les Français sur son coût. Ce ne serait pas difficile.

 

nombre-prevu-de-personnes-agees-dependantes-2010-2060.1294371044.png

Voici quelques chiffres à grands traits pour fixer les idées. Aujourd’hui, la dépendance coûte environ 30 milliards d’euros par an, dont 10 milliards sont financés par les particuliers et 20 milliards par la puissance publique (1). Ces sommes couvrent les besoins de quelque 2,4 millions de personnes âgées incapables de se suffire à elles-mêmes.

En 2025, selon les projections du Conseil d’analyse stratégique reprises dans le rapport Gisserot (2), la dépendance frapperait environ 3 millions de français. Leur part du financement pourrait âtre stabilisé à son niveau actuel, soit 10 milliards d’euros 2010, si la part du financement public passait d’un point à un point et demi de PIB, c’est-à-dire de 20 à 30 milliards d’euros d’aujourd’hui.

Il s’agit donc de trouver 10 milliards d’euros d’ici à 2015, soit un surcoût un peu moins qu’un point de CSG. En quinze ans, cela représenterait une hausse annuelle du tarepartition-du-cout-de-la-dependance-de-2010-a-2025.1294371189.pngux de la CSG de 0,06 point. On peut retourner la question dans tous les sens, le problème posé est d’une ampleur dérisoire. Tellement dérisoire qu’on devrait d’ailleurs saisir cette occasion pour alléger encore le reste à payer des familles.

Mais au lieu de ce propos rassurant, on évoque chaque jour « un coût de 30 milliards », comme si les deux tiers n’étaient pas déjà financés. On parle d’un « casse-tête » à propos d’une arithmétique élémentaire. Un économiste, Jean-Hervé Lorenzi, qui surfait ce soir là sur cette vague de la peur, évoqua même sur France 3 un « surcoût de trois points de PIB » – 60 milliards au lieu de 10, bigre.

Ces propos alarmistes ravissent les banquiers et les assureurs privés, qui sentent venir l’aubaine.  L’inquiétude que l’on a fait naître à propos des retraites a poussé nombre de Français dans leurs bras : à eux les fonds de pension, le risque avec. Et voici maintenant la grande peur de la dépendance, propice aux rentes viagères si la Sécu se dérobe. Ils sont prêts. Comme ils étaient prêts à proposer des assurances complémentaires santé, pour palier les déremboursement de l’assurance maladie.

Tout cela forme un ensemble où tout devient possible. Écoutons le Premier ministre. C’était le 24 novembre.  Le débat sur la dépendance, disait-il, « sera élargi à toute la protection sociale », afin de  « fixer la part des régimes obligatoires et complémentaires et diversifier les modes de financement ».

 L’idée d’une assurance dépendance privée devenant obligatoire fait son chemin. C’est tellement moderne.

______________________________  (1) Assurance maladie (12 milliards), départements (5 milliards), Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (3 milliards).(2) Hélène Gisserot, procureur général honoraire près la Cour des comptes : « Perspectives financières de la dépendance des personnes âgées à l’horizon 2020 », la Documentation française.

 

Auteur : Jean-François Couvrat - Source : DéCHIFFRAGES

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Sécurité au rabais dans les aéroports

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 janvier 2011

«Le but des sociétés privées n’est pas forcément la sécurité,

c’est de faire de l’argent»

Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat policier USGP-FO

Site national du PCF6 janvier 2011

La sécurité est un service public,

sa privatisation favorise l’insécurité

 

Sécurité au rabais dans les aéroports dans PCF

Dans un document diffusé hier par France 2 (Envoyé Spécial), deux journalistes parviennent sans mal à prendre l’avion avec une arme dans leurs bagages. En cause : la sécurité aéroportuaire, assurée aujourd’hui par des sociétés privées.

Pour des raisons budgétaires, la sécurité dans les aéroports est, depuis plusieurs années, l’affaire de sociétés privées dont la facture est deux à trois fois moindre que celle de la police. Rien d’anormal puisque leurs employés sont moins payés et moins formés que des policiers.

Mais la sécurité des voyageurs est, elle aussi, au rabais. Alors que le gouvernement encourage le recours au privé pour diminuer le nombre de policiers, les journalistes de France 2 ont démontré que la sécurité ne saurait faire l’objet d’un tel marchandage. Elle doit rester l’affaire d’un service public compétent et responsable. Au nom du PCF, je demande aux Ministre de l’Intérieur et au Secrétaire d’État aux Transports de prendre des dispositions au plus vite pour mettre un terme à cette logique de privatisation qui met en danger la sécurité des voyageurs.

Ian Brossat, Responsable des questions de sécurité au PCF – Paris, le 6 janvier 2011.

 

Revoir le reportage : http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage&id_rubrique=1883

 

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Mediator : « Il ne s’agit que de 3 morts » !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 janvier 2011

Mediator : « 500 est un très beau chiffre marketing, mais il ne s’agit que de trois morts. » C’est ce que Jacques Servier aurait dit, le 3 janvier, lors de ses voeux au personnel de son laboratoire.

 

Site national du PCF6 janvier 2011

Médiator : le PCF veut la vérité

 

Mediator :

Dès 2009, un rapport commandité par Jacques Servier confirmait les liens entre le benfluorex – le principe actif du Médiator – et les atteintes aux valves cardiaques des patients. Pourtant le laboratoire n’a pas fait retirer le médicament du marché. Circonstance aggravante, ces jours-ci, l’industriel pharmaceutique cherche à minimiser le nombre de cas mortels. Si les récents propos outrageux de Jacques Servier certifient que le Mediator n’a fait « que 3 morts », ils sont mensongers et méprisants à l’égard des victimes et de leur famille.

Face à l’attitude insultante du laboratoire à l’origine de ce scandale, le PCF exige la vérité sur les conséquences du Mediator.

Les processus de décision en matière de santé publique, doivent être mis hors de la zone d’influence des grandes firmes pharmaceutiques. L’industrie pharmaceutique ne peut plus être laissée sans garde fou réellement indépendant des pouvoirs de l’argent.

Le PCF propose un pôle public du médicament et de la recherche indépendant financièrement des sociétés pharmaceutiques et placé sous le contrôle démocratique des scientifiques, des représentants de salariés et des usagers.

Parti communiste français – Paris, le 6 janvier 2011.

Sur le même thème :

Hier, le Figaro révélait que le laboratoire Servier connaissait depuis 2009 les dangers du Mediator

Mediator : le voeu aux poudres sur : liberation.fr

 

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