11 novembre 1940. Chronologie

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 novembre 2010

11 novembre 1940. Chronologie  dans HISTOIRE humanite le 10 Novembre 2010

31 juillet 1940. Premiers lancers de tracts et d’œufs au Quartier latin. Papillons placés dans les livres des bibliothèques dénonçant l’occupation allemande, la mainmise de Vichy sur l’université et son « dessein d’asservissement intellectuel de la France ».

3 octobre. Promulgation par Vichy de la loi sur le statut des juifs. Émotion suite à la destitution des enseignants juifs de l’éducation nationale.

30 octobre. Arrestation par l’occupant du professeur Paul Langevin, physicien mondialement connu, figure du combat antifasciste et du Front populaire.

8 novembre. Triple appel à riposter : par l’Union des étudiants et lycéens communistes (UECLF, clandestine, dirigée par Francis Cohen, Suzanne Djian et François de Lescure) : « Vendredi 8 novembre, à 16 heures au Collège de France, là où le professeur Langevin aurait dû faire son cours… N’offrez pas de prétexte à la répression. »

Appel lancé conjointement par François de Lescure, président de l’Unef légale, et Roger Marais, responsable de la corporation lettres, pour le 8, et au-delà pour le 11 novembre.

Premier tract de l’université libre, créée par le gendre de Langevin, Jacques Solomon, avec Georges Politzer et Jacques Decourdemanche, édité à cette occasion.

Quartier latin en état de siège. Au Collège de France, prise de parole de Joliot-Curie. Lancer de tracts, manifestation de moins de 100 jeunes sur le boulevard Saint-Michel aux cris de « Libérez Langevin ! », puis « À bas Pétain ! ». Dispersion au coin de la rue Soufflot.

11 novembre. Manifestation préparée par divers groupes patriotes (voir ci-dessus), dont le Centre d’entraide aux étudiants démobilisés de Claude Bellanger, dans les lycées et facultés.

Toute la journée, les Parisiens fleurissent la statue de Clemenceau. La préfecture comptera 750 bouquets, et 5 600 personnes place de l’Étoile. Certains jeunes sont munis de deux cannes à pêche : « deux gaulles » ! Nombreuses cocardes tricolores. Parmi le millier d’interpellés : 917 hommes et 122 femmes, 545 lycéens et collégiens, 299 étudiants, 57 écoliers, 138 salariés (surtout des enseignants).

Dans l’après-midi, les cortèges de jeunes à l’Étoile sont dispersés par la police française, puis par l’intervention de soldats allemands.

Après la manifestation, l’université de Paris est fermée jusqu’aux congés de fin d’année. Le recteur, Gustave Roussy, est limogé et remplacé par Jérôme Carcopino.

Arrestation de jeunes responsables communistes : Jean Rozynoer, Claude Lalet, Bernard Kirschen, Othman Ben Alya, Maurice Delon, etc.

 

 Source principale : les Jeunes 
et la Résistance, sous la direction 
de  Laurence Thibault. 
AERI/La Documentation française.


Articles associés :

« Le gouvernement de traîtres… »  : « Le gouvernement de traîtres et de corrompus installé à Vichy n’est pas le gouvernement de la France. (…) L’université française ne sera pas fasciste ! »

11 novembre 1940 : un défi au nazisme : le témoignage de Bernard Langevin

 

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