Espagne : Mort de Marcelino Camacho

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 novembre 2010

Source : Espagne : Mort de Marcelino Camacho dans Espagne img_logo_new30 octobre 2010

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http://www.legrandsoir.info/Deces-du-dirigeant-historique-de-Comisiones-Obreras-Commissions-Ouvrieres-et-du-Parti-Communiste-d-Espagne-PCE.html

L’humanité de Marcelino Camacho

Décès du dirigeant historique de Comisiones Obreras

(Commissions Ouvrières) et du Parti Communiste

d´Espagne (PCE)

arton11855-4ecb9 dans EUROPE

AMOROS Mario

Mario Amorós Rebelion http://www.rebelion.org/noticia.php…

Traduction : Manuel Colinas pour LGS.

Marcelino Camacho est décédé ce matin (vendredi), à Madrid, à l’âge de 92 ans. Fils d’un cheminot militant syndical de la UGT (Union Générale des Travailleurs), Marcelino est né en 1918, à Osma La Rasa (Province de Soria), et adhéra au Parti Communiste d’Espagne en 1935, en cette annnée qui vit, en Espagne, la naissance du Front Populaire.

Il fut un de ces milliers de jeunes antifascistes qui apportèrent leur soutien à la République durant les trois années de guerre civile et, en mars 1939, il eut à endurer l’ignominie d’être jeté en prison, à Madrid, comme tant d’autres communistes, victime de la junte putschiste du colonel Casado qui négocia la capitulation de Madrid.

Après plusieurs mois de clandestinité, il est arrêté et condamné à la réclusion dans des camps de travail forcé ; le dernier camp qu’il connut fut celui de Tanger d’où il s’évada ; il trouva l’exil à Oran (Algérie). Il rentre en Espagne en 1957 et il est embauché comme ouvrier métallurgiste dans la mythique entreprise Perkins Hispania et de là, il participe à la fondation de Comisiones Obreras, une forme moderne de faire vivre le syndicalisme de caractère socio-politique qui alliait la défense des droits et des aspirations de la classe ouvrière à la lutte pour la démocratie et le socialisme. Cette juste stratégie de pénétration dans les syndicats verticaux franquistes pour en prendre le contrôle de l’intérieur et défendre les revendications des travailleurs, s’avéra efficace et très vite le sigle CCOO, comme celui du PCE, visibles sur tous les chantiers et dans toutes les luttes, furent identifiés au mot « liberté ».

Homenaje Marcelino Camacho 2007

JPEG - 46.4 ko En 1967, Marcelino Camacho est arrêté et passe neuf années en prison, condamné lors du procès dit « des 1.001 » par lequel la dictature jugea de façon arbitraire les principaux dirigeants de Comisiones Obreras. À sa sortie, de prison, en 1976, Marcelino fait cette déclaration :

« Ils ne nous ont pas fait reculer, ils ne nous ont pas fait plier, ils ne nous domestiqueront jamais ».

Membre du Comité Central du Parti Communiste d’Espagne, en 1977 et en 1979, il est élu député d’une circonscription de Madrid, mais il démissionne de son siège de député en 1981 en cohérence avec son désaccord avec la direction nationale du PCE assumée, à l’époque, par Santiago Carrillo. Il a été le Secrétaire Général de CCOO jusqu’en 1987 et il a eu pour successeur Antonio Gutiérrez qui est, aujourd’hui, député du parti socialiste. Il a occupé le poste honorifique de président de CCOO jusqu’au Congrès de 1996 où éclata son conflit avec la tendance majoritaire dirigée par Antonio Gutiérrez qui fit voter sa destitution suite aux critiques que Marcelino Camacho faisait de l’orientation droitière imposée à CCOO et de la perte de l’identification de celle-ci avec la classe ouvrière.

Jusqu’au dernier jour de sa vie, Marcelino Camacho a été le titulaire de la carte Nº 1 d’adhérent à CCOO et, bien entendu, il a eu sa carte de membre du Parti Communiste d’Espagne.

[Lire la suite sur : legrandsoir.info/]

Voir également :

[Communiqué du Parti communiste d’Espagne sur : solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/]

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