En cette période de crise, le combat politique est plus que jamais nécessaire !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

L’HUMANITÉ – 25 mai 2010

TRIBUNES & IDÉES

Quand le destin hésite,

le pays a besoin de partis politiques debout et clairs

 

Par Henri Malberg, membre de la direction fédérale du PCF à Paris.

Face a la crise du Système capitaliste, comment concevoir La transformation de la société  ?

La question de la « forme parti » revient dans le débat en rapport avec la crise politique. On dit que les partis politiques sont dépassés. L’avenir serait à d’autres formes d’organisation, plus larges, moins frontales. À noter dans l’Humanité, le débat entre Edgar Morin et André Tosel, un article de Pierre Zarka et le récent débat avec Anicet Le Pors. (1) Quant au Monde diplomatique, il vient de titrer un article  : « Partis politiques, espèce menacée ». (2)

Le questionnement est dans les partis eux-mêmes.

C’est le cas chez les Verts avec l’idée de « coopérative », en place d’un parti, préconisée par Cohn-Bendit. La création du NPA en place de la LCR relève de cette problématique. Les « primaires » décidées par le Parti socialiste flirtent avec.

D’une autre façon un courant intellectuel qui se réclame du communisme estime qu’on ne peut pas compter sur les partis et met l’accent, à juste titre d’ailleurs, sur des mouvements profonds dans la société qui en appellent à l’idée communiste et traduisent du communisme de fait. C’est ce que disent, j’espère ne pas simplifier, Badiou et Zizek. (3) Et puis des communistes ont quitté le PCF, pour certains sur cette problématique. Ces questions sont donc des questions de fond.

Que se passe-t-il  ?

D’abord le sentiment populaire est que les partis politiques trichent, font le contraire de ce qu’ils promettent et n’ont pas de vision d’avenir. Les citoyens ont le sentiment d’être floués. C’est vrai lorsque la droite et le Parti socialiste viennent sur longue période de s’aligner sur le libéralisme, les lois du marché, les privatisations… Et maintenant brûlent, ou font semblant, ce qu’ils ont adoré.

Pèsent aussi l’échec de ce qui s’est voulu à l’Est, une formidable transformation de la société sous le titre de communisme, et l’échec, à l’Ouest, d’une social-démocratie qui avait promis de changer la vie. Y ajouter la soumission « du politique » aux « marchés », l’idéologie de l’individu au-dessus de tout, et l’élection présidentielle devenue mère des batailles. Le compte y est pour que le doute soit profond et pour le prendre au sérieux.

[...]

Et les communistes  ?

La prégnance des idées du communisme est forte en France. Bien au-delà des adhérents du Parti communiste. Les valeurs communistes sont là. Tant mieux si le tissu idéologique est tant marqué de ce qu’on appelle l’exception française. En même temps ce mouvement profond vit et perdure aussi parce qu’il y a une formation politique qui, vaille que vaille, en porte le nom et les conceptions. Tout ne dépend pas du Parti communiste, loin de là, mais sans son existence il n’y aurait pas de perspectives de véritables transformations.

L’existence d’un Parti communiste, d’une force aux références théoriques fortes, creuset d’actions et d’intelligence militantes, fonctionnant à la cohésion et à la diversité mêlées, est une des clés de la situation. À la condition essentielle de regarder en face, comme cela a été décidé, tout ce qu’il faut créer et inventer pour que ce parti tienne la route dans la durée. Il y faut de l’audace et de l’intelligence collective. Les communistes ont choisi ce chemin à une très grande majorité. La tâche est immense. Il faut essayer de bien comprendre l’époque et ne pas céder à la facilité et au court termisme. Voire loin et travailler près.

Il y a besoin d’un Parti communiste combattant en relations étroites avec le monde du travail, la jeunesse et les intellectuels. Et intangiblement d’une politique unitaire et de rassemblement. En respectant son voisin sans se laisser manger par lui. Il y a du boulot.

[Article complet : humanite.fr/]

 

Notes :
(1) L’Humanité des 17, 20 avril et 15 mai 2010.

(2) Le Monde diplomatique du 1er mai 2010.

(3) L’Humanité du 26 janvier 2010.

Publié dans IDEES - DEBATS - PHILO, POLITIQUE, Politique nationale | Pas de Commentaire »

Retraites : Entretien avec Bernard Thibault

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

Entretien réalisé par Olivier Mayer

Bernard Thibault :

« On s’apprête à faire payer la crise une seconde fois aux

salariés »

 

Pour le secrétaire général de la CGT, la crise 
provient pour l’essentiel 
de la sous-rémunération 
du travail humain.
Pour lui, la bataille 
engagée sur les retraites 
n’est pas jouée d’avance, alors que 200 rassemblements sont prévus jeudi.

Entretien.

Que vous inspirent les plans d’austérité qui se multiplient dans toute l’Europe  ?

Bernard Thibault. Ces plans d’austérité sont censés être la réponse aux attaques spéculatives sur la dette souveraine de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne et plus généralement de la zone euro. Le tour de passe-passe consiste à tenter de faire oublier aux salariés que la cause principale de la brusque montée des déficits des budgets et des comptes sociaux est la crise économique provoquée par l’effondrement du système financier américain. Les discours présidentiels enflammés sur la refondation du capitalisme sont rangés aux oubliettes, les vertus de la relance par l’investissement ne sont plus de mise, place à l’austérité… pour les salariés  ! Les Bourses sont elles-mêmes affolées par le resserrement drastique des dépenses publiques dont il est criant qu’il va asphyxier la croissance pourtant proche de zéro. Il s’agit en réalité de faire payer aux peuples et singulièrement aux salariés, la facture d’une crise dont ils ne sont en rien responsables. Partout en Europe les syndicats s’organisent pour combattre ces plans d’austérité qui vont encore aggraver le chômage.

La priorité du gouvernement est de combattre les déficits. Quelle est la vôtre  ?

Bernard Thibault. La priorité est de sortir le pays de la crise et de créer les conditions d’une croissance saine et durable. Je remarque qu’il n’y a pas de « dérapage » des dépenses publiques comme on nous le ressasse mais essentiellement un recul des recettes fiscales par baisse de l’activité économique. Je remarque également que les dépenses qui ont augmenté sont principalement en faveur des entreprises, comme les aides de trésorerie et la suppression de la taxe professionnelle, tandis que les mesures d’économies en préparation vont toucher les salariés et les retraités. On s’apprête en réalité à faire payer la crise une seconde fois aux salariés. Ils l’ont déjà payée une première fois par la destruction de 680 000 emplois et la stagnation salariale. La masse des salaires versés en France a même baissé de 1,4 % en 2009, ce qui est sans précédent. Tailler dans les dépenses publiques et amputer les pensions de retraite ne répond donc pas à une nécessité mais à un dogme imposé par les marchés financiers et les agences de notation qui se comportent comme des milices privées au service du capital.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

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« Le capitalisme n’est pas moralisable parce qu’il est amoral, immoral par nature même. »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

Publié le par Patrick Le Hyaric

Le monstre capitaliste contre les peuples

 dans SpeculationPour la plupart des individus normalement constitués l’échange marchand se fait en vendant un produit, voire un service, contre une rémunération. Celle-ci peut être contestée. Elle peut être trop élevée ou trop faible selon que l’on soit l’acheteur ou le vendeur. Mais il y a un produit réel, une marchandise réelle, payés à un prix déterminé. Dans ce système capitaliste financiarisé et mondialisé où la liberté de circulation  des marchandises est érigée au rang de dogme suprême, on peut faire de l’argent avec … rien ! Ainsi existe une mécanique dite « de vente à découvert ». Vous promettez à quelqu’un, à une entreprise, ou à un État de vendre dans deux semaines, trois mois, six mois ou plus, des titres financiers ou des obligations ou de racheter tout ou partie de ses dettes. Mais vous le faites en ayant les mains vides. Vous n’avez pas l’argent que vous promettez. Vous vendez donc sur les marchés internationaux ces actions ou ces dettes au cours d’aujourd’hui et vous attendez que la valeur de ces titres baisse. Puis vous vendez ce que vous n’avez pas et subitement vous gagnez beaucoup d’argent. Évidemment, vous ne le ferez jamais.  Seules les banques, les compagnies d’assurance et les fonds financiers procèdent ainsi depuis des mois et des mois. Voilà l’horreur spéculative. C’est ce que font en ce moment même ceux que l’on appelle de ce nom bizarre « les marchés financiers » avec les dettes des États.

[Lire la suite]

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Fin de la retraite à 60 ans, la réforme ne doit pas passer !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

Site national du PCF – Paris, le 25 mai 2010.

Pierre Laurent, coordinateur national du PCF :

Fin de la retraite à 60 ans, la réforme ne doit pas passer ! dans PCF arton4840-d2aa4
Fin de la retraite à 60 ans, la réforme ne doit pas

passer !

La vérité a fini par faire son chemin, le gouvernement a décidé de repousser l’âge légal de départ : ils ont osé, la fin de la retraite à 60 ans est programmée. La droite a délibérément menti aux français depuis des mois. Elle veut mettre en pièce une conquête majeure pour laquelle les salariés ont cotisé toute leur vie.

Alors que les banques et les marchés financiers, responsables de la crise financière que nous connaissons, sont portés à bout de bras à coups de centaines de milliards d’euros, la pression la plus abominable est mise sur les salariés, sur ceux qui espéraient pouvoir avoir du temps pour eux, pour leur famille et non plus sous l’autorité d’un employeur.

Nous ne laisserons pas faire cette injustice, cette expropriation du faible par le fort. L’heure est au rassemblement le plus large, de tous ceux pour qui la justice sociale a encore du sens.

J’appelle les forces politiques de gauche et écologiques à déployer par tous les moyens la mobilisation et à tout faire pour assurer le succès de la journée d’action et de grève organisée par les syndicats le 27 mai.

La réforme ne doit pas passer et le PCF se battra aux côtés des salariés pour la faire échouer.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF,

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

ainsi que des élu-e-s et militant-e-s communistes

participeront à la journée d’action du 27 mai.

 

Le rendez-vous est fixé à 14h, Place d’Italie à Paris.

Publié dans PCF, POLITIQUE, Politique nationale, RETRAITES | Pas de Commentaire »

Déclaration de Thomas Jefferson en 1802

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

Publié par : pcfmaubeuge – 24 mai 2010

Argent-Dette

 

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Pierre Laurent appelle à l’élaboration d’un projet de gauche contre la crise

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

L’HUMANITÉ – 25 mai 2010 – Jacques Moran

Pour le PCF, la priorité va au rassemblement

La Fête de l’Humanité Gironde a rassemblé des milliers de personnes ce week-end. Pierre Laurent a appelé à l’élaboration d’un projet de gauche contre la crise.

Cadaujac (Gironde), envoyé spécial.

Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, a lancé dimanche à la Fête de l’Humanité Gironde un appel solennel pour un vaste rassemblement dénonçant la folie et l’indécence des choix politiques faits par nos gouvernants actuels, pour imposer d’autres choix, inventer un autre avenir  : « Voilà quelle est l’ambition des communistes. Inventer un autre avenir, c’est en finir avec le dogme de la finance qui nous a conduits à la faillite et parier sur la relance sociale. »

Pierre Laurent a conclu son appel par un avertissement  : « Qu’on ne compte pas sur nous pour aborder la période actuelle, les échéances politiques majeures de 2012, par le petit bout de la lorgnette de la tambouille politicienne. Attention à ne pas offrir le spectacle dégradant de la course à la présidentielle. Oui, nous sommes prêts à travailler à une candidature de rassemblement la plus large possible. Mais que les choses soient claires. C’est mobilisés contre la crise, pour des issues concrètes, pour un projet de gauche contre cette crise, pour un Front populaire de gauche le plus large possible, capable de le porter, que nous voulons travailler. Cette ambition restera notre cap. Face à la crise, la partie à gauche n’est pas jouée. » Auparavant sur la grande scène, Marie Bernard, infirmière puéricultrice responsable du collectif Aquitaine Pas de bébés à la consigne, avait appelé les participants à la Fête au rassemblement du 29 mai à Bordeaux.

La Fête, qui s’est déroulée à Cadaujac dans la banlieue bordelaise, a rassemblé des milliers de personnes dont beaucoup d’entre elles ont bravé la canicule des après-midi de samedi et dimanche.
 La journée de samedi, qui a été consacrée à la solidarité avec le peuple palestinien, autour notamment de la lutte pour la libération de Salah Hamouri, s’est terminée avec le succès des Wampas sur la grande scène. Dimanche, au cours d’une journée spéciale Amérique du Sud, lors des débats et concerts, artistes et intervenants ont appelé au soutien financier de la radio chilienne Radio Mundo, étranglée par le pouvoir.

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2012. Le « oui, mais… » du Parti de gauche au Parti communiste

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

Sébastien Crépel

2012. Le « oui, mais… » du Parti 
de gauche au Parti communiste

Tout en affirmant ne pas voir de désaccord « fondamental » sur l’avenir du Front de gauche, le Parti de gauche précise, dans une lettre au PCF, ses conditions pour 2012.

Dans un courrier rendu public, hier, le Parti de gauche (PG) accueille « très positivement » la proposition communiste d’une réunion nationale du Front de gauche (PCF, PG, Gauche unitaire) pour en ouvrir « une nouvelle étape » (lire notre édition du 19 mai). Au nom du PG, François Delapierre et Éric Coquerel, responsables nationaux, disent partager l’analyse du PCF sur l’« élargissement » du Front de gauche et le « paquet électoral », terme employé par le PG pour désigner la proposition de candidats communs aux élections cantonales de 2011 et à la présidentielle et aux législatives de 2012. Deux sujets sur lesquels les formations du Front de gauche ont exprimé des divergences ces dernières semaines. Pour le PG, cependant, il n’existe aucun « point fondamental » de désaccord. Même s’il subsiste des différences de points de vue et que le PG précise ses conditions.

Concrètement, pour la désignation de la candidature à la présidentielle, le PG souscrit à l’idée avancée par le PCF que celle-ci devra « s’appuyer sur un projet et non le précéder », mais à condition que le « principe » d’une candidature commune précède l’adoption du projet. Sans attendre de faire connaître ses propositions début 2011, le PG indique toutefois dans sa lettre, à la suite de Jean-Luc Mélenchon qui s’est dit « capable » d’incarner la candidature du Front de gauche à l’Élysée, que celle-ci devrait être confiée à « un(e) militant(e) politique confirmé(e) » plutôt qu’à une « personnalité du mouvement social », hypothèse évoquée par le PCF. Concernant l’élargissement du Front de gauche, le PG réaffirme sa différence en se prononçant nettement pour un « parti commun », citant l’exemple allemand de Die Linke. D’où la proposition renouvelée du PG de doter le Front de gauche d’un « comité national permanent », d’un secrétariat et d’une « double présidence », et d’acter la possibilité « d’adhésions directes » au Front de gauche, qui n’a pas la faveur du PCF.

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L’ÉDITO DE L’HUMANITÉ

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

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Schizophrénie libérale

Regarder en face le réel est un impératif pour tous, surtout quand on n’oublie pas le réel de la condition humaine.

Par Jean-Emmanuel Ducoin

Vu à la télévision hier. Au coeur de la City, un trader déclarait, avec ce mélange de franchise et de cynisme qui caractérise ce monde-là : « Plus le nouveau gouvernement durcira la politique budgétaire, plus les marchés réagiront positivement. » Bien que toutes les Bourses aient dévissé hier, même à Londres (cherchez l’erreur !), le boursicoteur pouvait se réjouir : David Cameron, le nouveau premier ministre britannique, a écouté à la lettre l’injonction des « marchés ». Il inflige à la Grande-Bretagne un régime si sec que, au pays de Thatcher et de Blair où le venin libéral a déjà empoisonné l’essentiel du corps social, la pluie seule pourra désormais adoucir le climat.

Sous le talon de fer des financiers, du FMI, de dirigeants européens serviles et même de la médiacratie toute dévouée depuis des semaines pour « vendre » aux populations l’inéluctabilité de l’austérité, sans parler de la sacro-sainte indépendance de la banque centrale qui s’apparente à une véritable occupation économique de l’intérieur, tout le continent, cette fois, est soumis au pire des scénarios. Pire, car inefficace et contre-productif. Les mêmes mots pour tous, « réduction des déficits », « économies », « retraites au rabais », « investissements publics en perdition », etc. Que les choses soient claires, nous ne ferons pas ici l’apologie des déficits publics, à condition de s’interroger sérieusement sur leur origine, à quels investissements ils sont destinés, et à la manière de les résorber dans la durée.

Dans nos sociétés, le signe de ralliement n’était déjà plus « comment vas-tu ? » mais « combien vas-tu ? ». Il nous faudra bientôt dire : « que te reste-t-il ? » Le spectacle affligeant et destructeur auquel nous assistons nous conforte dans l’idée que tous les gouvernements de l’UE ont sombré dans cette schizophrénie avancée du capitalisme : l’état de crise structurelle, permanente. Comment expliquer, en effet, cette contradiction entre leur volonté affichée de « sauvetage » de nos économies et ces traitements de chocs sociaux si terribles qu’ils réduisent à néant toute idée de croissance, massive et durable ?

Une preuve de cette pathologie effrayante ? Si les nouveaux saigneurs de la planète évoquent parfois les « sacrifices », les entendez-vous parler des « gens », des « populations », de la « misère », de la « paupérisation », de « régression sociale » pour une génération au moins ? Regarder en face le réel est un impératif pour tous, surtout quand on n’oublie pas le réel de la condition humaine. Ce ne sont pas les États qui sont au bord du gouffre, mais les peuples ! Certains, comme Dominique Strauss-Kahn, feraient bien de réfléchir à cette évidence. Cinq jours après avoir stigmatisé le « dogme » de la retraite à soixante ans, il a dénoncé hier la « rigidité » espagnole, appelant son ami Zapatero à « appliquer immédiatement » des « réformes urgentes » pour « rendre le marché du travail plus flexible ». Il y a tout juste six mois, son autre ami Pascal Lamy, patron de la cannibale OMC, pronostiquait sans rire la « fin de la crise ». Mais pour qui ?

Tandis qu’on nous pronostique trente millions de sans-emploi en Europe d’ici 2012, le FMI, à l’image des banques, vient d’annoncer la multiplication par quatre de ses bénéfices pour l’exercice 2009-2010 (clos fin avril), dus à « des rentrées plus importantes que prévu du portefeuille d’investissement ». Les États en déficit, ça rapporte. Il est urgent d’entrer en résistance contre ce monde de la finance !

 

Publié dans Austerite, ECONOMIE, FMI "affameur des peuples", POLITIQUE, SOCIAL, Union europeenne | Pas de Commentaire »

Union européenne : la fin des mythes

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 mai 2010

Publié sur : Union européenne : la fin des mythes dans EUROPE dazibaoueb_logo_700

publié par roland (webmaster) le 25 mai 2010

L’Europe sociale, l’Euro protecteur, la souveraineté partagée…

une mythologie européenne qui vole en éclats

 

Auteur : Jorge Cadima - Source : Solidarité Internationale PCF

Mythologie européenne

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

par Jorge Cadima, membre du département international du Parti Communiste Portugais

Au cours des deux dernières années, de nombreux mythes ont volé en éclats. Il est clair que, comme en 1929, le capitalisme en fonctionnant conformément à ses principes a provoqué une gigantesque crise mondiale. Et que tout est bon pour sauver le grand capital financier – premier responsable des énormes proportions prises par la crise. Pendant que les travailleurs devaient faire avec le chômage, les États nationaux (confirmant au service de qui ils sont) devaient faire avec les déficits, dettes, « actifs toxiques » et les risques. Sans exiger rien en retour, sans modifier les « règles du jeu », sans limiter le pouvoir et les profits du grand capital. Aujourd’hui, on dit que la situation financière des États est insoutenable. Mais c’est le résultat direct du plan de sauvetage du grand capital financier. Et cela pas seulement en Grèce ou au Portugal, mais dans de nombreux pays – à commencer par les États-Unis et l’Angleterre.

Désormais, de nouveaux mythes s’effritent. Il est évident que nous « ne sommes pas sur le point de sortir de la crise ».

Ceux qui ont cru que « l’Europe serait avec nous » et que l’Euro était « ce qui allait nous protéger », au nom de quoi on devait sacrifier la souveraineté nationale, sont devant la réalité des marchés/spéculateurs.

Pour ceux qui ont cru au « modèle social européen » ou à la « solidarité de nos partenaires européens », il y a la Commission Européenne qui impose la baisse des salaires, la diminution des retraites, le licenciement de milliers de fonctionnaires, les coupes dans les services sociaux.

Non pour « aider » les pays en difficulté à payer leurs dettes, mais pour aider les banquiers créanciers, qui sont surtout français et allemands. Pour ceux qui affirment que l’UE et l’Euro sont « inévitables » et « irréversibles », il y a la nouvelle d’El Pais (14 mai): selon Zapatero, Sarkozy a menacé (tapant du poing sur la table) l’Allemagne d’un retrait de l’Euro, au cas où elle ne donnerait pas le feu vert au plus récent paquet de mesures. Ou les déclarations d’Angela Merkel selon laquelle certains pays pourraient être exclus de l’Euro. C’est un autre mythe qui s’effondre, celui de la « souveraineté partagée ». La « souveraineté » au sein de l’UE est celle des grandes puissances. C’est ce qu’on a vu quand il est arrivé à la fois à la France et à l’Allemagne d’être pénalisées pour avoir dépassé le seuil des 3% de déficit budgétaire: ils ont décidé de suspendre les règles.

C’est-à-dire que certains PIIGS sont plus égaux que les autres…

Il est aujourd’hui évident que la lutte de classe, loin d’être une chose du passé, est le mot d’ordre de la Commission Européenne, et de ses chiens de garde dans chaque pays.

[Lire la suite sur : dazibaoueb.fr/]

 

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Retraites : le projet du gouvernement dévoilé

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 mai 2010

L’HUMANITÉ – 25 mai – Sébastien Crépel

Retraites : le pouvoir veut démolir les 60 ans 
au 1er janvier

Le gouvernement a tranché les axes de sa réforme sans rien en dire aux syndicats pour ne pas faire grossir la mobilisation de jeudi. Selon les révélations de nombreux médias, vendredi, le projet serait de reculer l’âge de départ à 62 ou 63 ans et d’allonger les annuités au-delà de 42 ans après 2020.

 

 

Le scénario est établi depuis des semaines au gouvernement. D’un côté, jouer la montre en faisant traîner

en longueur la présentation de ses propres pistes de réforme, pour ne pas donner du grain à moudre à la

mobilisation sociale. De l’autre, vouloir prendre tout le monde de court en privilégiant une guerre éclair

pour boucler la réforme des retraites en un été, après une phase de pseudo-concertation.

Dans ce contexte, les révélations de la presse sur les vrais projets du gouvernement ne pouvaient plus mal

tomber pour le pouvoir, quelques jours avant la mobilisation sociale de jeudi prochain. Le ministère du Travail

a beau démentir en bloc, les informations parues simultanément sur différents sites Internet de grands médias,

vendredi (le Monde, l’Express, les Échos), concordent avec une étonnante précision sur le contenu de

la réforme du gouvernement. Celui-ci se préparerait à démolir l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans

dès le 1er janvier prochain, en reculant le seuil d’ouverture des droits à 62 ou 63 ans. Un projet qui reviendrait

à revenir sur une conquête sociale de près de trente ans, décidée par la gauche arrivée au pouvoir en 1981,

et qu’aucun gouvernement s’étant attaqué à la réforme des retraites jusqu’alors, ni celui d’Édouard Balladur

en 1993, ni celui de Jean-Pierre Raffarin en 2003, n’avait osé remettre en cause.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

 

A lire sur : PCF Cuers Var Cellule Jacques Duclos

Retraite : la bataille du 27 mai 2010 sera déterminante !!…

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