Comment les socialistes peuvent-ils être de nouveau entendus par l’électorat populaire ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 mai 2010

Rompre clairement avec les schémas de la pensée néolibérale

Par Stéphane Delpeyrat, Pouria Amirshahi, Marianne Louis, charlotte Brun, secrétaires nationaux du PS, 
Pascal Cherki, membre du bureau national du PS.

Comment les socialistes peuvent-ils être de nouveau entendus par l’électorat populaire  ?

« On ne règle pas un problème avec 
le système de pensée qui l’a engendré. »

ALBERT EINSTEIN

Depuis l’automne 2008, l’économie mondiale se trouve plongée dans une crise économique et financière majeure. Par l’ampleur des masses financières en jeu, par son étendue, par l’incapacité des États à affirmer une autorité durable, cette crise globale prend le chemin d’une crise totale si nous ne mettons pas un terme à l’indépendance de la sphère financière vis-à-vis de l’économie réelle.

L’impasse financière grecque et la mise en cause de l’euro mettent en évidence cette impuissance politique.

Face à ce désordre systémique, toute décision suscite immédiatement d’autres inquiétudes, d’autres réactions en chaîne qu’il faut ensuite s’efforcer de corriger par des mesures généralement contradictoires. De ce cercle vicieux, il sera bien difficile de sortir si les gouvernements persistent à s’en remettre aux vertus économiques du néolibéralisme. En 1989, l’effondrement du bloc soviétique assoit la domination du libéralisme, consacré quelques années plus tôt par l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

L’apparente simplicité de cette pensée, qualifiée de « bon sens » lui a conféré une redoutable efficacité. Nous en connaissons les grands principes  :

la primauté du privé sur le public, de l’individuel sur le collectif, la réduction de toute pensée en calcul économique (« l’Homo economicus »), l’affirmation des vertus de la concurrence et du libre-échange dans tous les domaines, la supériorité de la régulation privée (par les marchés) sur la régulation publique (par les États), l’affirmation que la réduction des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires est facteur de croissance, que la flexibilité et la précarité sont créatrices d’emplois, etc.

Pensée totalisante qui réduit toute activité humaine à un calcul économique — rentable/pas rentable —, et transforme toute chose en marché  : la politique, l’éducation, la culture, la santé, le vivant… Rien n’échappe à ce raisonnement qui transforme la vie en calcul mathématique et financier soumis à la double loi d’airain de l’offre et de la demande et de la rentabilité.

Sa mise en pratique a engendré privatisations, dérégulation, déréglementation, libre-échange, réduction d’impôts des entreprises et des cotisations sociales, déréglementation généralisée des marchés financiers. Même des sociaux-démocrates ont cédé au chant de ces sirènes qui ont généralisé le système à l’échelle planétaire via l’OMC, le FMI, et même parfois l’Europe.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

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