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Sommet social : RIGUEUR… dont les plus modestes seront les premiers à faire les frais

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 mai 2010

PAULE MASSON

Un sommet social pour aider les patrons

 

Pendant que Christine Lagarde, ministre de l’Économie, se disait hier « satisfaite » de la réaction des marchés financiers au plan de secours européen, les syndicats et le patronat étaient invités à l’Élysée pour parler, en quelque sorte, du coût social. Le « sommet social », censé se concentrer sur les « dépenses utiles à l’emploi », s’est ouvert hier après-midi sur fond d’annonce d’un gel des dépenses publiques. Dans son intervention liminaire, Nicolas Sarkozy a jugé que le « redressement des finances publiques » passe par l’arrêt des « mesures exceptionnelles des mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages ». Dans la ligne de mire, entre autres : la prime de 500 euros accordée à certains chômeurs non indemnisés.

En guise de préparation, les syndicats ont reçu un document de 80 pages, qualifié en séance par Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, de « surréaliste », tant il tire un bilan élogieux des mesures prises par le gouvernement depuis le déclenchement de la crise. Or, développe Maurad Rabhi, membre de la délégation de la CGT, « la réalité, c’est que les salariés vont payer deux fois la crise : une première fois avec le chômage et une seconde fois en faisant les frais des dépenses sociales ».

 

Hier, les syndicats ont assez unanimement demandé la remise en cause de choix fiscaux qui ont desservi l’emploi. La loi Tepa reste dans le collimateur, notamment la défiscalisation des heures supplémentaires. « Les heures supplémentaires sont utilisées comme des éléments de flexibilité supplémentaire, un moyen de gérer les hausses d’activité », a dénoncé François Chérèque, secrétaire général de la CFDT. Or, les sommes utilisées pour ce dispositif, 2,7 milliards d’euros, pourraient permettre de « créer jusqu’à 170 000 payés au smic », a calculé Bernard Thibault. La CFDT et FO ont aussi revendiqué la poursuite des aides pour le chômage partiel (une aide de l’État et de l’Unedic permet de mieux indemniser les salariés concernés). Le dispositif « d’activité partielle de longue durée » a bénéficié à 400 000 personnes, selon le document remis aux « partenaires sociaux ». S’il permet aux salariés de préserver 75 % de leur salaire brut, il représente aussi un « effet d’aubaine » pour les entreprises, car elles sont déchargées du financement de ce coup de pouce salarial. Le chef de l’État a d’ailleurs décidé de « prolonger les aides aux entreprises recourant au chômage partiel ou recrutant des jeunes en alternance ». De quoi satisfaire le Medef, qui considère que « ce n’est pas le moment d’ajouter des contraintes » aux entreprises, même si Nicolas Sarkozy a aussi jugé « moins nécessaire » le dispositif « zéro charge » qui permettait aux très petites entreprises d’être exonérées de cotisation sociale pour l’embauche d’un salarié.

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