Evo Morales

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 mars 2010

ARTICLE XI - 5 mars 2010 – par Lémi

Evo Morales dans Amerique latine vignette_evo On peut penser que la personnalité d’un dirigeant ne compte pas. On peut – au contraire – estimer essentiel de se pencher sur le parcours et le caractère de celui qui tient les rênes. Evo, biographie du président bolivien par le journaliste argentin Martin Sivak, penche pour la deuxième option. Moi aussi. D’autant que ça me permet d’enfin déclarer ma flamme. Coming-out.

 

Evo Morales, Président pull-over

 

« Evo. Portrait au quotidien du premier président indigène de Bolivie », éditions Le Jouet Enragé/L’esprit frappeur, 2010, traduction Anna Feillou

Un ministre exigea qu’Evo se rétracte. « Ta grand mère n’a qu’à se rétracter », lui répondit-il, et l’Exécutif demanda son « départ définitif » du parlement. (Martin Sivak)

Je sais, ça manque de sérieux. On ne déclare pas sa flamme à un président en exercice, ce n’est pas convenable. J’ai résisté, tu sais, avant de passer à l’acte. Mais je n’ai plus la force, ni l’envie. À bout, je suis. Cela fait plus d’un an que je lutte contre cette inclination. Que je fais tout pour éviter de penser à lui. Et à force, j’y étais presque parvenu. Certes, le drapeau Aymara continuait à claquer fièrement au vent sur mon balcon, et le poster Evo Presidente trônait encore en bonne place dans ma cuisine, mais j’avais fini par refouler mon admiration débordante. Pas le choix : passionné de politique latino-américaine et du socialisme du XXIe siècle qui s’y échafaude, je savais ne pas pouvoir me laisser aller aux sentiments sous peine de perdre toute crédibilité. Pour mener des entretiens avec des spécialistes ou parler de sujets qui fâchent, j’ai dû abandonner mon côté midinette, me concentrer sur le concret, les chiffres, les mesures. Une approche rationnelle. Pour tout te dire, ça a presque marché : Evo, je n’y pensais plus du tout. Ou alors, comme à un simple dirigeant politique, pas une âme sœur.couverture1

Mais voilà : ça n’a pas duré. Tout est tombé à l’eau il y a une semaine, quand j’ai fait l’erreur d’aller boire quelques verres avec l’ami Sergio Caceres, ancien rédacteur du journal bolivien El Juguete Rabioso [1] et désormais éditeur au sein d’une petite structure hexagonale, Le Jouet Enragé. Au cours de la discussion, il m’a donné le dernier livre édité par sa maison (avec l’Esprit Frappeur [2]), sobrement intitulé Evo [3].

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