Une Humanité spéciale solidarité Haïti

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 février 2010

Notre correspondante sur place, Cathy Ceïbé, relate presque chaque jour la dureté de la vie, de la survie là-bas, la douleur du deuil, la difficulté à reconstruire et à se reconstruire pour nombre de familles haïtiennes. La situation si poignante des enfants. Elle raconte aussi le courage d’un peuple qui veut se relever, reconstruire son pays. Nous avons soutenu l’aide internationale des États, nous appelons à la suppression de l’odieuse dette, nous avons réclamé un engagement plus net, plus fort de l’Union européenne. Surtout, nous demandons que le peuple haïtien puisse être maître de la reconstruction de son pays dans le cadre d’un projet nouveau de développement solidaire et durable. De ce point de vue, nous dénonçons la méthode du Fond monétaire international qui, sous couvert d’une prétendue aide d’urgence de 102 millions de dollars, ajoute de la dette à la dette, puisque cette somme devra être remboursée dans cinq ans.

Patrick Le Hyaric

Une Humanité spéciale solidarité Haïti dans Grandes Antilles DSC_5034b

DSC_5944b dans Solidarite

Pour reconstruire Haïti,

chaque euro compte

 

Le reportage photo de notre envoyé spécial Joël Lumien, avec les équipes du Secours Populaire.

 

Numéro spécial de l’Humanité jeudi : un euro reversé au SPF sur chaque exemplaire acheté.

À la une dans l\'Humanité

20 pages consacrées à Haïti avec : Un grand reportage de notre envoyée spéciale sur le défi de la reconstruction du pays.
De nombreux entretiens avec des historiens, des écrivains, des sociologues.
Un reportage auprès des Haïtiens de France.
Un grand débat : « Quel avenir pour Haïti ? »
Et un poème de Syto Cavé : Ma place parmi les vivants.

Reportage photo ICI


« Je vous écris d’un monde sans retour », Par Raoul Peck

Raoul Peck est le directeur de la Femis, réalisateur et ancien ministre haïtien de la Culture.

Je rencontre les amis survivants, qui n’arrivent pas à comprendre comment et pourquoi ils ont survécu. J’écoute incrédule l’histoire de ceux qui n’ont pas survécu. Assis l’un en face de l’autre dans le même bureau, l’un va survivre, l’autre pas. Un appel téléphonique a permis à l’un de sortir d’une salle, pas à l’autre. Il disparaît sous une chape de béton puis, par un retour de pendule, une ultime secousse le projette sur le toit, indemne et sans une égratignure. Deux amies sortent cinq minutes avant la fermeture des bureaux. Celle qui précède s’en sort, l’autre, pour une fraction de seconde, est prise sous l’amas de béton et de fer. Toutes les combinaisons possibles se sont répétées ainsi à l’infini. Les rues, les terrains de football, se sont transformés en une multitude de camps de réfugiés. Une nouvelle vie s’organise. On a tort de penser que c’est provisoire. Connaissant les carences de mon pays et n’attendant non plus aucune constance ni de suite dans les idées de la part de la communauté internationale (Haïti ne sera pas le premier cas d’abandon médiatico-humanitaire), ce provisoire se transforme déjà sous nos yeux (malgré le déni des dirigeants haïtiens et étrangers) en définitif.

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