« Retour du Caire »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 janvier 2010

Publié sur : http://www.france-palestine.org/

 

Retour du Caire

publié le dimanche 10 janvier 2010
JC Lefort

Que 1.400 personnes, venues de 44 pays se soient retrouvées au Caire en pleines fêtes de fin d’année, témoigne d’un fait politique essentiel très profond et particulièrement porteur d’avenir : il y a une volonté manifeste et hautement positive d’internationaliser la question palestinienne par participation populaire !

La « Gaza Freedom March » qui s’est tenue en pleine fêtes de fin d’année 2009 a rassemblé 1.400 personnes venues de 44 pays.

Venus au Caire pour « simplement » transiter vers Rafah, seul point possible pour entrer dans la bande de Gaza, objet d’un blocus illégal et inhumain depuis trois ans, cette liberté de circulation n’a pas été accordée aux Marcheurs dont nous étions.

Il en a résulté diverses initiatives et aussi deux interprétations finales. D’aucuns estiment que « cette marche a été un échec » tandis que d’autres n’hésitent pas à dire que « cette marche a eu plus de succès en ne passant pas à Gaza que si elle y était passée ».

Nous ne partageons ni l’une ni l’autre de ces opinions.

Il est exact que la Marche n’est pas passée à Gaza. C’est dû aux autorités égyptiennes qui, brutalement, ont décidé, juste avant l’arrivée des Marcheurs, de ne pas leur accorder l’autorisation de passer à Rafah.

L’Egypte a ainsi pris d’emblée, et pas toute seule à l’évidence, eu égard à sa politique générale, un risque considérable. Elle est en effet devenue la « cible » de la colère de l’opinion internationale, alors que celle-ci, un an après les événements sanglants de Gaza, aurait dû s’en prendre aux autorités israéliennes, gravement mises en cause par le rapport du juge Richard Godstone, lequel a été adopté par l’Assemblée générale des Nations unies.

Nous n’avons eu de cesse, sur place, pour ce qui nous concerne, d’appeler les Egyptiens à la raison. Nous avons souligné avec force que transiter dans un pays ne devait pas conduire à s’ingérer dans les affaires intérieures de ce pays en quoi que ce soit et surtout qu’un piège leur était tendu : « le piège de Gaza » tandis que nous voulions dénoncer le « siège de Gaza ». Rien n’y a fait.

[Article complet : France Palestine Solidarité]

 

A (re)lire :

N’oubliez pas Gaza de Ziad Medoukh, professeur de français à l’Université de Gaza.

Le dossier de l’Humanité : Guerre de Gaza

 

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