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Gérard Paris-Clavel : le travail de l’image (fin)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 janvier 2010

 L’Humanité – 31 décembre 2009

Le travail de l’image, une série de Gérard Paris-Clavel

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Image JPEG - 28.2 ko

En cette fin d’année, l’Humanité invite le graphiste Gérard Paris-Clavel à exposer ses idées et à nous questionner à travers ses images.

Publiées sur une page entière dans nos éditions quotidiennes jusqu’au 31 décembre, ces huit interventions sont des incitations à voir, à penser et à jubiler ensemble. Elles peuvent être discutées sur le forum internet au bas de cette page, mais aussi affichées dans nos intimités et accompagnées dans l’espace public. Ce chantier, prolongé par une table ronde dans l’édition de l’Humanité des débats du 9 janvier, vise à reformuler notre imaginaire politique. Et là, c’est à nous tous de jouer. Amusons- nous, c’est grave !

Le travail de l’image (8/8). L’art est un travail. Il se situe comme tout travail dans un rapport social de production. On a fait croire aux artistes qu’ils étaient au-dessus de tout ça, dans l’éther de la création. Et voilà qu’aujourd’hui, dans les écoles d’arts dépolitisées, on apprend aux artistes à se vendre plutôt qu’à se réaliser. Le travail de l’art et l’art de vivre doivent se rencontrer. Pour y arriver, il faut repenser les modes de diffusion. Beaucoup d’auteurs se laissent dépouiller de l’acte et de la nature politique de la diffusion : ils pensent que leur production se suffit à elle-même, peu importe où elle atterrit. Cela conforte l’image de l’artiste élitiste, au dessus du débat d’idées ou du conflit social, en dehors du champ politique. Celui-là se repaît du bonheur conforme et de notre oppression. Le simple exercice de leur virtuosité masque l’expression et la valeur du sens. « Cette soi-disant pureté, cette soi-disant autonomie du geste artistique, est la forme propre de l’aliénation de l’art, affirme Jean-Christophe Bailly. L’art, même le plus abstrait, part toujours d’un contact avec le réel, d’un effleurement, d’un toucher du réel. » Ni art politique, ni propagande : face aux ôteurs dont les formes vides ne décorent que leurs égos ou leurs comptes en banque, encourageons les pratiques critiques et politiques de l’art.
Question de l’image : L’art, c’est la bourse ou la vie ?

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