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L’Humanité ouvre ses portes aux jeunes

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 décembre 2009

 

Faites l’Humanité du 25 janvier 2010

Le week-end des 23 et 24 janvier 2010, la rédaction de l’Humanité ouvre ses portes aux jeunes, afin de réaliser le numéro qui sera distribué le 25 janvier chez tous les bons marchands de journaux.

Une expérience unique au sein du seul quotidien qui vous propose régulièrement de faire entendre votre voix, dans ses pages Libres échanges. Deux jours dans la peau d’un journaliste, au siège du journal ou en reportage, pour comprendre les enjeux du monde et tremper votre plume dans les plaies de notre société.

 

Pour vous inscrire : cliquer ICI.

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Jacques Ralite dresse la liste des atteintes aux libertés dans la culture

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 décembre 2009

Jacques Ralite dresse la liste des atteintes aux libertés dans la culture dans Culture 20Ralite

De la politique à la police culturelle, le vertige des atteintes aux libertés

Par Jacques Ralite, sénateur de la Seine-Saint-Denis

LE MINISTÈRE DE LA CULTURE A T-IL SUBSTITUÉ L’ESPRIT

DES AFFAIRES AUX AFFAIRES DE L ESPRIT ?

Récemment, j’ai présidé une remise de décoration à un universitaire italien, Nuccio Ordine, grand connaisseur de Giordano Bruno, homme de liberté et d’infini. Umberto Eco était présent qui, tout novembre au Louvre, a déplissé son ouvrage, le Vertige de la liste, qu’il conclut avec un « et cætera », comme le subtil comédien Jean Bouise disait en guise d’au-revoir « à suivre ». « Et cætera », « à suivre », c’est-à-dire pétitionner pour l’inachevé, l’insoupçonné, l’anachronique, l’inaccompli, qui « bourdonne d’essentiel », selon René Char, L’INFINI, LA LIBERTÉ, LA CRÉATION.

À la même heure au ministère de la Culture, onze syndicalistes viennent voir le ministre en urgence, eu égard à la flambée d’arrêts de travail dans les lieux du patrimoine. Il était à Lens, son directeur de cabinet étant à Paris. Il y eut fin de non-recevoir, et tout à coup, une trentaine de policiers arrivèrent. Les syndicalistes, après réflexion, partaient quand ils sont quasi jetés dans l’escalier et brutalisés. Alors j’ai décidé de dresser la liste des atteintes aux libertés de toute nature dans la culture. Cette liste, incomplète, donne le vertige.

Il y a la grève du patrimoine, sa pointe avancée, le Centre Pompidou, établissement public autonome que le pouvoir bafoue en supprimant un agent sur deux départs à la retraite sans discussion.

Il y a la décision gouvernementale unilatérale de biffer l’autonomie des établissements publics du patrimoine en les proposant aux collectivités locales. Tant pis si, appauvries par le pouvoir, elles ne peuvent en assurer l’entretien et les vendent au privé.

Pis encore, le pouvoir a refusé au Sénat l’inaliénabilité de ces équipements. C’est la grande braderie, le renoncement à l’avenir de nos origines.

Il y a la violence de la langue gouvernementale  : M. Fillon décidant  : « Faire mieux et moins cher » et qu’on s’interroge sur… « le degré de rigidité à la baisse » des administrations et personnels.

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Publié dans Culture, HISTOIRE, IDEES - DEBATS - PHILO, LIBERTES | Pas de Commentaire »

«La casquette de la mère Morano»

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 décembre 2009

 L’Humanité – 17 décembre 2009

Je sais, ce n’est pas poli de parler ainsi d’une ministre, ce n’est pas joli d’interpeller ainsi une dame. Mais, que voulez-vous, je suis de ceux qui assassineraient père et mère pour faire un trait d’esprit.
Une tribune d’Alain Ruscio
, Historien.

Je ne sais si c’est un trait d’esprit, après tout. Mais une association d’idées, ça, oui. Morano, Bugeaud, rime pauvrissime, mais quand même, petit clin d’œil de l’histoire. Quand on travaille depuis quelques (dizaines d’) années sur l’implantation de l’esprit colonial en France, ce qui est mon cas, on ne peut pas ne pas avoir croisé le brave Père Bugeaud et sa casquette. Ciel ! Il est ressuscité !

Bugeaud a été continûment, de sa première mission en Algérie (1836) à la veille de la décolonisation – voire après – un des héros positifs dont l’écriture épique de l’histoire coloniale de la France n’a pas été avare. Quel écolier des IIIè, IVè et même Vè République a-t-il pu oublier qu’aux côtés de Vercingétorix, de Jeanne d’Arc et de Bara, il fut une figure emblématique de la bravoure française ? L’histoire de sa casquette a présenté un bon bougre, rigolard, un peu étourdi, mais si proche des siens :

« As-tu vu

La casquette,

La casquette

As-tu vu

La casquette

Du Père Bugeaud ?»

La vérité, pour le peuple algérien, est moins, comment dire ? drôle. Bugeaud [1] est celui qui a couvert et encouragé les enfumades, qui a préconisé et appliqué la guerre impitoyable, parfois d’extermination, aux indigènes d’Algérie. N’oublions jamais qu’avant celle de 1954-1962, il y avait eu une première guerre d’Algérie [2] , qui dura deux décennies.

Après la publication de son recueil Actuelles III, consacré à l’Algérie , Albert Camus reçoit une lettre d’un instituteur kabyle, qu’il rend publique. Son interlocuteur rappelle une anecdote : « A cette époque [vers 1938], la femme du djebel ou du bled, quand elle voulait effrayer son enfant pour lui imposer silence, lui disait : “Tais-toi, voici venir Bouchou“. Bouchou, c’était Bugeaud. Et Bugeaud, c’était un siècle auparavant ! » [3] .

Mais, du maréchal de la France monarchiste à la sous-ministre de la France sarkozyste, quel lien ? La casquette ! La casquette !

Mme la secrétaire d’État chargée de la Famille et de la Solidarité a donc déclaré : « On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Sa situation, moi, je la respecte. Ce que je veux, c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail, et qu’il ne parle pas le verlan. C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers ».

[Suite de l’article]

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États généraux des services publics

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 décembre 2009

PCF.fr/17 décembre 2009

 

Réunion publique de lancement

Pour des états généraux des services publics !

 

États généraux des services publics dans SERVICES PUBLICS Sans_titre-1_copie-62

 

 

 

En attendant le site internet des états généraux vous pouvez consulter le site http://www.convergence-sp.org/.

 

(dès demain retrouvez les vidéos des responsables des organisations parties prenantes de la démarche sur www.alternatv.fr

 

 

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Identité nationale : Eric Cantona dénonce un débat qui prend les Français pour des arriérés

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 décembre 2009

 

http://www.dailymotion.com/video/xbh6c6
http://anti-sarkomania.blogspot.com

 

Entretien avec Eric Cantona

Identité nationale : Eric Cantona dénonce un débat qui prend les Français pour des arriérés dans Politique nationale cantona

« Être Français, c’est rester révolutionnaire. S’il faut y aller, je suis là. »

Sa déclaration a suscité bien des réactions. Éric « The King » nous en dit un peu plus sur ce qu’il pense d’un débat sur « l’identité nationale ». Lui qui publie au profit de la Fondation Abbé-Pierre un recueil d’images fortes sur les exclus de la société, « Elle, lui et les autres », parle aussi « des vrais problèmes : misère, exclusion, droit au logement…

On vous connaissait acteur, peintre, ancienne star du football et joueur de beach soccer, mais pas photographe. Comment vous est venue cette passion pour la photo ?

ÉRIC CANTONA : J’ai commencé il y a quelques années, par des photos très abstraites. Des détails de la réalité, saisis de façon rapprochée. Puis j’ai travaillé, en noir et blanc cette fois, sur des images de corrida. Et, l’an passé, la Fondation Abbé-Pierre m’a proposé de photographier des exclus du logement. J’ai accepté tout de suite, sans hésiter. Quand je fais une photo, je cherche à ressentir en la regardant le sentiment que j’ai éprouvé en la prenant. Je veux être dans l’émotion. Et aussi, très égoïstement, me sentir en vie.

Pourquoi vous êtes-vous engagé aux côtés de la Fondation Abbé-Pierre ?

É.C. J’en suis l’un des parrains depuis quatre ans. On a commencé à travailler ensemble en organisant des tournois de beach soccer. Maintenant, il y a ce livre. J’ai eu de la chance dans ma vie grâce, sans doute un peu à mon travail, de réaliser mes rêves, de faire ce que je voulais, de gagner de l’argent. Mais je n’oublie pas d’où je viens. Et mon éducation m’a enseigné le respect et l’amour des gens.

Vous avez eu l’occasion de rencontrer l’abbé Pierre ?

É.C. Non, malheureusement. Une rencontre était prévue, quand j’ai décidé de m’engager aux côtés de la Fondation. Mais il était déjà hospitalisé. Il est décédé peu de temps après. Je n’aurai jamais sa présence et son impact médiatiques. Mais je veux me battre.

Qu’avez-vous découvert en photographiant des exclus, des sans-abri, des mal-logés ?

É.C. Je n’ai rien découvert. Ce que j’ai vu pour prendre ces photos, je le connaissais. Cette misère et cette exclusion sont dans la rue, tous les jours, sous nos yeux. Quand on veut bien regarder le monde qui nous entoure, on voit tout cela, au quotidien. Je suis là, comme certains autres, pour dire aux gens de ne pas s’habituer à cela. Leur dire qu’ils n’ont pas le droit de regarder cette misère sans la voir. Je suis là pour leur demander de se battre contre eux-mêmes, contre la facilité qui consiste à trouver cela normal et ne plus y faire attention.

Vous lancez un cri, un signal d’alarme ?

É.C. Un cri, oui. Il est inacceptable de voir, dans un pays comme la France, des gens ne pas avoir un toit pour dormir, un endroit à eux. Aujourd’hui, quand on a un problème, on nous dit d’écrire. Et puis on oublie. On en arrive à trouver des excuses et des justifications à tout. Mais moi, je ne veux pas baisser les bras et m’habituer. On nous bourre le crâne. Alors, on zappe. Et on en arrive à ne même plus faire attention au type qui dort et urine dans la rue. Et qui, un jour, mourra dans la rue, devant des gens qui trouveront ça normal. Je ne veux pas m’ériger en donneur de leçons. Mais j’ai le devoir et l’envie de dire les choses.

Vous dites n’avoir jamais cessé d’ouvrir les yeux sur le monde qui vous entoure. Vous le faisiez même quand vous étiez un footballeur adulé et starifié ?

É.C. Bien sûr. Pourquoi pas ? J’étais footballeur, je gagnais beaucoup d’argent, mais je n’étais pas en quarantaine. Je suis toujours descendu dans la rue. J’ai toujours gardé les yeux grands ouverts.

Les footballeurs semblent pourtant parfois déconnectés des réalités de la vie quotidienne…

É.C. Non, je ne crois pas. Le football reste un sport populaire, pratiqué par des joueurs venus pour la plupart de milieux peu aisés, voire difficiles. Ils n’oublient pas d’où ils viennent. On peut gagner beaucoup d’argent mais continuer à transmettre des valeurs de respect et de bonheur. Et puis, le foot est à sa façon en avance sur la société. Les premières vagues d’immigration, les fils d’Espagnols, d’Algériens, de Portugais, on s’est tous serré les coudes et embrassés sur les terrains de football.

Le foot vous a aidé à aller vers les gens ?

É.C. Mon éducation m’y a aidé. Et j’ai continué pendant ma carrière professionnelle. Jouer au football était un rêve. J’y ai rencontré des gens formidables, mais aussi des gens pas formidables du tout. Et j’ai toujours fonctionné de la même façon, en respectant ceux qui me respectaient. Quand un hooligan m’insulte en plein match (en janvier 1995, Éric Cantona frappe d’un coup de pied circulaire un spectateur de Crystal Palace qui l’avait insulté après une expulsion, NDLR), je ne me sens pas au-dessus de lui ou de ses propos. Je réagis, même si sauter sur un type dans une tribune n’est pas forcément la meilleure réaction. Je l’ai fait parce que je suis ainsi. Et peu importait qu’il y ait, braquées sur moi, trois milliards de télévisions du monde entier.

Que pensez-vous du débat actuel sur l’identité nationale ?

É.C. Les élections arrivent, les hommes politiques n’ont pas grand-chose à dire. Alors, ils font diversion en inventant ce débat. Je trouve ça léger, pas très profond. Et sans grand intérêt. Pendant ce temps, on ne parle pas des vrais problèmes, la misère, l’exclusion, le droit au logement… Entrer dans ce débat, c’est donner raison à ceux qui l’ont inventé.

Être français, c’est quoi pour vous ?

É.C. Pour moi, chanter « la Marseillaise » et lire la lettre de Guy Môquet, ce n’est pas être français, c’est être con. Être français, c’est rester combatif et révolutionnaire. Nous devons réveiller nos vieux démons. Ça ne peut pas finir comme ça. S’il faut y aller, je suis là. Qui m’aime me suive.

PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN MERCIER Couverture livre

« Elle, lui et les autres », par Éric Cantona.

Éditions Desclée de Brouwer. 28 euros.

 

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