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Arrivée massive de chômeurs en fin de droits

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 novembre 2009

 Avec l’augmentation de la durée du chômage, on va assister d’ici quelques mois, voire quelques semaines, à l’arrivée massive de chômeurs en fin de droits.

Que percevront-ils ? L’ASS, le RSA… Ou plus rien ?

Publié sur : laMarseillaise.fr/ – 28 octobre 2009 – Angélique Schaller

La solitude du chômeur en fin de droits

Un mois avant l’échéance, un dossier arrive dans la boîte aux lettres : un dossier d’allocation spéciale de spécifique. Rien n’assure que le droit sera ouvert mais le courrier sonne le gong de l’indemnité chômage. Désormais, ce sera l’ASS, le RSA… Ou plus rien.

« La plupart du temps, les gens nous demandent s’il n’y a pas de prolongations possibles. Quand ils ont bossé parfois jusqu’à 20 ans, ils ont du mal à croire qu’ils n’ont droit qu’à deux années d’indemnisation ». Johanna Saldomando est conseillère à Pôle Emploi, dans une agence des quartiers Nord de Marseille. C’est dans son bureau qu’arrivent les chômeurs en fin de droit, ceux qui, un mois avant l’échéance, viennent de recevoir chez eux un dossier d’allocation de solidarité spécifique, l’ASS, une aide d’État. « Les gens peuvent avoir de 6 à 24 mois d’indemnisation, voire 36 mois s’ils ont plus de 50 ans. On leur dit quand on ouvre leur droit. Mais la plupart du temps ils ne comprennent pas. En revanche, ils subissent », apprécie Jean-Marc Cavagnara, délégué CFDT à Pôle Emploi.

« Le temps passe vite surtout que le chômage est une période difficile »

« Subissent », le terme n’est pas trop fort puisqu’en quelques jours, des personnes peuvent basculer dans le « plus rien ». Car l’ASS est subordonnée à des critères, parmi lesquels l’obligation d’avoir travaillé au moins cinq ans durant les dix dernières années. Et que ce n’est qu’avec un récépissé de refus qu’ils pourront se tourner vers la CAF pour faire une demande de RSA qui, elle, sera notamment soumise au revenu d’un mari ou d’un parent.
    « Ils ont effectivement l’information à leur arrivée. Mais c’est un papier comme un autre qui, en plus, n’est délivré qu’une fois », confirme Johanna Saldomando. Cette jeune femme arrivant de Paris et affiliée à la CGT développe : « le temps passe vite surtout que le chômage est une période difficile. Il faut d’abord faire le deuil du boulot que l’on vient de perdre. Au début, les gens ont encore des espoirs, d’un emploi au moins aussi intéressant avec un salaire comparable. Mais les refus s’accumulent et le temps va passer très vite ».
    ASS ou RSA, les bénéficiaires ont obligation d’être toujours inscrit à Pôle Emploi. Johanna va donc continuer à les voir. Et à continuer « d’exiger » d’eux ce qui relève des « devoirs » du chercheur d’emploi : pointer tous les mois, assister à un entretien mensuel, mentionner chaque départ de plus d’une semaine sachant que seuls 35 jours de vacances sont accordés dans l’année, participer aux ateliers… Mais sans indemnité, ces devoirs apparaissent rapidement comme des contraintes. « Il n’est pas rare de voir des gens se décourager. Ils ne se désinscrivent pas mais sont radiés après avoir raté un rendez-vous, poursuite Johanna Saldomando. On les retrouve parfois quelques mois plus tard. Parce qu’un passage en intérim leur a ouvert de nouveaux droits ou parce que seuls, ils se sentent vraiment… trop seuls ».

Sans indemnisation, les devoirs  sont vécus comme des contraintes

Le « soutien » de l’institution sera cependant limité. Car comme le dénonce les agents de Pôle Emploi dans des mouvements de plus en plus grands : ils n’ont plus les moyens de travailler. La réalité d’un conseiller, c’est 150 demandeurs d’emploi suivis et des entretiens calibrés à 20 minutes. Quelle place dès lors pour un chômeur en fin de droit ? Si par éthique et conviction Johanna assure « la même qu’un autre chômeur », elle reconnaît que dans l’urgence, « des agents vont parfois mettre le paquet », ou « se transformer en assistante sociale pour trouver un hébergement ». Mais rien ne relevant d’un plan global voulu par l’institution.

    Cette absence d’attention à l’égard du chômeur en fin de droit ne surprend pas Stéphane Vinclair, de Sud : « dans le système d’assurance chômage voulu à terme, il n’y aura pas de fin de droit ». Et de développer son propos : « ce qui est actuellement mis en œuvre pour remplir la feuille de route européenne de l’agenda de Lisbonne, vise à mettre en place une allocation de base, qui pourrait bien être le RSA, puis mettre le reste en concurrence. Pôle emploi ne garderait que les missions dites actives, comme la formation ou le placement. Celle passive de l’indemnisation serait laissée aux banques et aux assurances, dans un système identique à celui américain ». Militante à la CGT, Georgette Gianola, ex-ASSEDIC, pointe d’ailleurs qu’en « créant Pôle Emploi, le gouvernement a repris les cotisations chômage qui sont désormais requettées par l’Urssaf [réseau d’organismes privés avec délégation de service public] et reversées par l’Unedic [organisme paritaire, patronat et syndicat] » 


Il y a une méconnaissance du système : montant, durée

« Il y a une méconnaissance du système, notamment des derniers changements depuis la nouvelle convention de 2008 » reconnaît Josiane Stamp de la CGT Chômeurs, « les gens ne savent plus réellement ce qu’il en est des montants, ignorant qu’ils sont plafonnés à 57,4% du brut du dernier salaire, et sur la durée, ils ont surtout retenu que l’indemnisation commençait dès quatre mois de travail. Ce qu’ils ont pris comme une bonne nouvelle, ignorant que le principe était de 1 jour cotisé permet un jour indemnisé. Ce qui pour la suite est plus que problématique ».

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2009 : Année noire du chômage

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 novembre 2009

Publié sur : http://Solidarités Chômages Marseille – 26 novembre 2009 –

 

Quatre millions de chômeurs : nous y sommes !

 

Fin octobre 2009, le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) s’élève à 4 019 700 en France ( y compris les Dom). Ce qui représente 43 000  chômeurs de plus au mois d’octobre ( + 1,1 % ). Les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an voient également leur nombre augmenter de 2,5 % au mois d’octobre en France métropolitaine (sources : communiqué Pôle emploi / DARES *)  . Au-delà de l’augmentation du nombre des chômeurs cela signifie une dégradation considérable de leur vie et moins d’espoir de trouver un travail décent.

Le gouvernement refuse pourtant toujours d’envisager les mesures et le plan d’urgence proposés par le MNCP (Mouvement National des Chômeurs et Précaires, ndlr) pour affronter cet aspect de la crise sociale. Il est plus commode de manipuler les chiffres en ne retenant que les seuls chômeurs correspondant à la catégorie A, ce qui est ni plus ni Manifestation des chômeursmoins qu’une escroquerie intellectuelle et politique. Quatre millions de chômeurs, nous y sommes ! L’opinion publique finira bien par le comprendre, malgré la propagande habile mise en place par MM. Sarkozy et Fillon.

Aujourd’hui il nous semble nécessaire de lancer un appel. Ne laissez pas le gouvernement manipuler les chiffres du chômage ! Médias, journalistes, syndicats, responsables politiques, associatifs et simples citoyens concernés par les retombées sociales de la crise vous connaissez la réalité du terrain, aidez-nous à rétablir la vérité. Ne laissez pas les chômeurs et précaires seuls face à l’indifférence et leur désespoir. La récente étude de l’INSEE, publiée hier, mercredi 25 novembre, le confirme s’il en était besoin : la pauvreté est là, ce n’est pas un mythe misérabiliste et gauchisant.

Samedi 5 décembre prochain aura lieu à Paris une manifestation à l’appel de quatre organisations de chômeurs : le MNCP, AC!, APEIS, CGT-chômeurs. Aidez-nous à dénoncer la manipulation des chiffres du chômage. Aidez-nous à faire savoir : le chômage n’est pas une fatalité. Dites avec nous : le chômage ça me concerne. Aidez les organisations de chômeurs qui ont de faibles moyens financiers et peu de relais sociétaux à faire connaître leurs revendications, leurs luttes, leurs propositions.

Marseille, jeudi 26 novembre 2009.

*  DARES pôle emploi novembre 2009 : Premières synthèses

en page 1 du document : le détail des chiffres cités dans l’article
en page 9 : les demandeurs d’emploi par région (catégories A, B, C)

Notre région :

Variation sur un an : + 16,3 % ; + 25 % pour les moins de 25 ans

+ 36 % pour les inscrits depuis plus d’un an 

 

Quelques heures avant la publication mensuelle des chiffres du chômage pour le mois d’octobre le site de Mediapart a publié un appel : “Ne laissez pas le gouvernement manipuler les chiffres du chômage”.

Sur Mediapart, lire également : Le Théorème Pôle Emploi

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Littérature Jeunesse

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 novembre 2009

« Il n’y a pas que la soupe qui fait grandir. »

Devise de Henriette Zoughebi, fondatrice du Salon de Montreuil

Gens du voyage et droits de l’enfant

Qu’ils s’appellent Tsiganes, Roms, Manouches, Gitans ou Yéniches, ce sont les « Gens du voyage« . Ils furent longtemps voués à l’itinérance, par tradition ou par nécessité. Bien acceptés jusqu’au XVIe siècle, puis objets de méfiance, d’exclusion*, de persécutions, ils furent nombreux à périr dans les camps nazis lors de la guerre 39/45.

En France, aujourd’hui, nomades ou sédentaires, ils sont environ 500 000 citoyens à part entière. Mais malgré les lois, on leur refuse souvent le terrain décent où établir leur campement, près des infrastructures et des écoles. On prive ainsi leurs enfants des droits élémentaires tels qu’ils sont définis par la Convention des Droits de l’Enfant.

Quelques livres :

MILLE ANS DE CONTES TSIGANES – B. Solet – Milan 2009 – (21€) – Dès 5 ans

GADJI (R) – L. Land – Sarbacane (Exprim’) – (10 €) – Dès 10 ans

FOU DU VENT (R) – M. Laffon – Bayard (Je bouquine) 2004 – Dès 10 ans

J’AI VU PLEURER UN VIEUX TSIGANE (R) – G. Jimenes – Oskar – (7,95€) – Dès 11 ans

LES GITANS PARTENT TOUJOURS LA NUIT (R) – D. Carmi, L. Sendrowicz – Galliamrd (Scripto) – (9 €) – Dès 12 ans

Présentation de ces livres sur : SNU IPP

 

* Au salon du livre de Montreuil, les Rroms ne sont pas les bienvenus !

Voir l’article publié sur : RESF

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Le Salon du livre et de la presse jeunesse fête son 25e anniversaire

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 novembre 2009

 L’Humanité – 25 novembremontreuil_affiche

Le livre tient Salon

Le Salon du livre et de la presse jeunesse fête son 25e anniversaire dans Culture

Jubilons à Montreuil.

25 ans ça se fête

Le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis célèbre son premier quart de siècle avec « Jubilo », une exposition en forme de fête.

Voir : Les coups de coeur de l’Humanité

Infos pratiques :

Où ? Halle Marcel-Dufriche, 128, rue de Paris Montreuil-sous-Bois. Métro Robespierre (ligne 9 ; sortie rue Barbès)

Quand ? Du 25 au 30 novembre, mercredi, jeudi et lundi de 9 h à 18 h ; vendredi de 9 h à 22 h ; samedi de 9 h à 19 h ; dimanche de 10 h à 19 h

Combien : 4 euros, gratuit pour les moins de 18 ans, chômeurs, érémistes, handicapés…

Programme complet sur le : Site internet du salon

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Violences faites aux femmes

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 novembre 2009

l’Humanite.fr/ - 25 novembre 2009 – Entretien réalisé par Lina Sankari

 

« Une campagne télé ne suffit pas »

 

Un nouveau texte de loi pour lutter contre les violences faites aux femmes doit être présenté aujourd’hui. La féministe Suzy Rojtman explique pourquoi il est urgent de légiférer.

Depuis 2007, une proposition de loi, déposée par le groupe de la gauche démocratique et républicaine, traîne dans les tiroirs du Parlement. Aujourd’hui, un texte est une nouvelle fois déposé à l’Assemblée par des parlementaires de différentes couleurs politiques. Ils demandent, notamment, la création d’un délit de harcèlement psychologique au sein du couple, l’extension des possibilités d’éviction du conjoint violent du domicile et la création d’un délit de mariage forcé ou la délivrance d’un titre de séjour aux victimes.

Entretien avec Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour le droit des femmes.

Pourquoi une loi est-elle nécessaire  ?

Suzy Rojtman. Il est vrai que le corpus législatif s’est renforcé depuis 1980 et la loi sur le viol. Pourtant, malgré les dispositifs juridiques réprimant les comportements de violence, nous estimons qu’une loi-cadre est plus que jamais nécessaire. Elle vise à englober tous les aspects des violences faites aux femmes, tant au niveau de la répression qu’au niveau de la prévention, de la sensibilisation du public, de la solidarité ou de la prise en compte des conséquences des violences au travail…

La loi-cadre espagnole, souvent citée en exemple, a-t-elle porté ses fruits  ?

Suzy Rojtman. C’est difficile de le mesurer mais cela permet sans doute de sensibiliser l’opinion et d’arriver à ce que les femmes n’aient plus peur de porter plainte. L’enquête nationale sur les violences faites aux femmes en France a démontré, en 2000, que 48 000 d’entre elles étaient victimes de viols mais que seulement 5 % osaient porter plainte. Passer devant les tribunaux, briser la loi du silence, cela permet également d’alerter l’opinion.

Que pensez-vous de la mise en place d’un portable d’urgence expérimenté par 20 femmes en Seine-Saint-Denis  ?

Suzy Rojtman. Cela ne peut constituer la seule mesure, d’autant que ce dispositif ne concerne que les violences conjugales. Michèle Alliot-Marie monte en épingle le portable d’urgence alors qu’en fait, c’est trop léger. On ne peut se contenter d’une campagne télévisée, il faut dépasser le stade du descriptif. Or, le fond du problème, c’est qu’il n’existe aucune volonté politique sur le sujet.

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« Le 1er mars 2010 sera uns journée sans nous »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 novembre 2009

Lucie Servin

Une journée sans immigrés

Le collectif la « Journée sans immigrés, 24 heures sans nous » a lancé publiquement son premier appel à la mobilisation pour défendre « la richesse de l’immigration ». L’objectif : réunir « l’ensemble des citoyens conscients de l’apport de l’immigration » dans la société française. Le rendez-vous est fixé au premier mars 2010.

« Le premier mars sera une journée sans immigrés » Ce jour là, tous ceux qui veulent en finir avec les thématiques nauséabondes sur l’identité française et affirmer l’importance de l’immigration pour la nation sont appelés à se réunir. Visée de l’opération : paralyser le pays et démontrer par l’évidence le rôle des immigrés. « L’immigration n’est pas un problème, c’est une réalité avec laquelle on doit traiter. Une dynamique positive et une composante essentielle de la société française » déclare Nadia Lamarkbi, la présidente du collectif « La Journée sans immigrés, 24 heures sans nous ». Les membres invitent toutes « les personnes sensibles à l’apport de l’immigration » à participer à cette journée. Les citoyens mobilisés ne consommeront plus, les travailleurs et les salariés concernés sont incités à faire grève. Tous les autres pourront manifester leur soutien, en rejoignant les lieux de rassemblement, ou encore en participant aux débats et aux festivités.

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Financement de la protéction sociale : Construisons les résistances !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 novembre 2009


PCFPar : Commission santé – 25 novembre 2009

Globule Rouge - Novembre 2009

Construisons les résistances. En cette période de commémorations diverses sur la chute d’un mur, celui de l’argent, du profit est plus que jamais présent et pesant dans le domaine de la protection sociale et de la santé.

À télécharger

La construction d’alternatives crédibles,de points de résistance, de rassemblements permettant d’ouvrir des perspectives est d’une actualité criante. La commission Santé/protection sociale a pris dans ce sens l’initiative de proposer la réunion en janvier d’un groupe de travail à toutes les formations politiques de gauche, à des organisations syndicales, aux mutualistes, à des associations du secteur sanitaire, pour travailler des pistes alternatives pour le financement de la protection sociale. Pour aider à en faire une question appropriée par les usagers, le 4 pages spécial Financement de la protection sociale est à diffuser largement. Les camarades de Bretagne, par exemple, en ont fait un tirage de 15000 exemplaires… Pour aider à traiter de la question de la santé dans le cadre des élections régionales, un mémorandum a été réalisé et mis à la disposition des comités régionaux du Parti. Nous souhaitons qu’une initiative publique se tienne dans chaque région d’ici le mois de mars. Nous sommes disponibles pour aider à sa réalisation. Les annonces de fermetures d’activités, les restructurations s’accélèrent de manière très sensible. Le projet de décret sur la fermeture de nombreux blocs opératoires produit déjà des ravages très dangereux pour la population. La résistance est à l’ordre du jour. Oui, érigeons ensemble dans le rassemblement le mur de la solidarité pour s’opposer à la vague d’ultra libéralisme en cours !!!

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Prix de la santé

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 novembre 2009

PCF Nord

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Prix de la Santé :

Quand la Prise en charge Sécu diminue, Qui Paye ?

 

VOUS !

 

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Les inégalités en France

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 novembre 2009

L'état des inégalités en France 2009

L’état des inégalités en France 2009 : un panorama complet des inégalités 


L’Observatoire des inégalités
* publie son état des lieux des inégalités en France 2009 aux éditions Belin. Un portrait inédit au plus près de la réalité sociale dans une période d’incertitude.

 Un panorama préoccupant :

« Depuis le milieu des années 90, la situation se retourne : les inégalités de revenus augmentent, le rattrapage des salaires hommes-femmes est interrompu, les filières scolaires d’excellence recrutent de plus en plus parmi les plus favorisés, les écarts d’espérance de vie s’élèvent… La crise va encore aggraver cette situation. »

*Présentation de l’ouvrage dans la rubrique « Nos publications »

 

L’Humanité – 24 novembre 2009 – Clotilde Mathieu

Inégalités et instabilité des revenus des ménages

Trois études de l’Insee mettent en évidence la persistance de fortes inégalités de revenus entre les ménages, en partie corrigées par les transferts sociaux et les services publics.

C’était une des recommandations du rapport Stiglitz sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Prendre en compte l’évolution des inégalités dans la société pour mesurer la croissance. Mardi dernier, l’Insee a exprimé sa volonté de modifier l’approche du PIB en publiant trois études sur les inégalités en France. Ces travaux indiquent que les 20 % de ménages les plus aisés disposent d’environ 40 % du revenu disponible total, tandis que les 20 % les plus modestes s’en partagent 8 %

Par ailleurs, l’Insee démontre à quel point les prestations sociales (allocations, RSA…) ou encore les prestations de services publics (éducation, santé et autres services assurés par les administrations) participent à la réduction des inégalités. Sans ces transferts, l’écart entre le revenu disponible des 20 % les plus modestes et celui des 20 % des plus aisés serait de 1 à 5, contre 1 à 3 constaté après les prestations. D’un montant global de 230 milliards d’euros en 2003, ces « transferts » contribuent pour 43 % à la consommation finale effective des plus modestes, contre 13 % pour les plus aisés. Et représentent 52 % du revenu des ménages les plus modestes.

[Lire la suite]

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Extrait de : Décrire les inégalités  par Simonnet Jean-Paul sur :

http://www.lyc-arsonval-brive.ac-limoges.fr/jp-simonnet/spip.php?article264

Article créé le 20 décembre 2008 et mis à jour le 19 novembre 2009

D’autres types de clivages sociaux

Inégalités devant l’école

Les classes préparatoires des grandes écoles (CPGE) comprennent 57 % d’enfants issus du haut de l’échelle sociale, alors que ces catégories ne représentent que 15 % des élèves de 6e. Mais les « prépas » comptent 15 % d’enfants d’ouvriers et d’employés, qui représentent près de la moitié des élèves de 6ème… La sélection s’opère dès le plus jeune âge. Les trois-quarts des élèves entrés en « prépa » faisaient partie des 25% d’élèves ayant les meilleurs résultats en 6e. Au sein de ce quart de « bons élèves » figurent 30% d’enfants de milieu enseignant, 27% d’enfants de milieu dit « supérieur », 10% de professions intermédiaires et seulement 7% de fils d’ouvriers et employés. Au bout du compte, 20% de l’ensemble des élèves de 6e issus de milieu enseignant, 16% des catégories supérieures, 4% de milieu intermédiaire et… 1,5% de milieu populaire iront en classes préparatoires.

Les universités françaises n’accueillent qu’une petite minorité des enfants d’employés et d’ouvriers. Ces deux catégories constituent moins du quart des étudiants, et sont surtout représentées dans les premiers cycles et les enseignements généraux. En 3ème cycle, la proportion tombe à un huitième (12 %)… Alors qu’au sein de la population active on compte 60 % d’ouvriers ou d’employés.

À 18 ans, près d’un jeune sur cinq a déjà arrêté ses études. Près de trois enfants d’ouvriers sur 10 contre 5 % des enfants de cadres ont arrêté leurs études. A l’inverse, 45 % des enfants de cadres sont soit à l’université, soit en classes préparatoires… Les enfants d’ouvriers et d’employés, qui constituent 60 % des actifs, ne sont que 22 % des étudiants à l’université à 18 ans, et encore moins plus tard

Inégalités face à la maladie et à la mort

La proportion de cadres supérieurs qui vont chez le dentiste dans une période donnée est presque deux fois plus élevée que celle des ouvriers non-qualifiés. Cela s’explique par un suivi médical plus régulier. En matière d’accès aux soins dentaires, la première condition est de disposer d’une couverture complémentaire de qualité, or l’inégalité est importante en la matière. En outre, hormis les mutuelles les plus coûteuses, rares sont celles qui remboursent réellement les prothèses (les « couronnes ») de bonne qualité.

La mise en place de la couverture maladie universelle est un progrès à destination des plus démunis. À 60 ans, quand les ouvriers peuvent espérer vivre jusqu’à 77 ans, les cadres peuvent compter jusqu’à 82,5 ans. Ces inégalités se retrouvent en matière de retraites dont les cadres profitent beaucoup plus longtemps, alors même qu’ils ont souvent commencé à travailler plus tard…

 

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Il y a cinquante ans, Gérard Philipe

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 novembre 2009


Extrait du numéro spécial de l’Humanité mardi 24 novembre 2009 « Spécial Gérard Philippe » :

« Ce que nous avons perdu »

Par Serge Reggiani, dans L’Humanité Dimanche du 6 décembre 1959

Parler de Gérard Philipe  ! N’est-ce pas encore pour ceux qui l’ont connu, côtoyé, approfondir le vide qu’il laisse en nous, mettre le doigt sur une plaie toute fraîche qui ne manquera pas de rester longtemps encore douloureuse  ?

J’étais surtout pour lui un camarade plutôt qu’un ami intime, bien que j’eusse voulu l’être, ainsi que beaucoup d’entre nous. Nous nous étions connus au Conservatoire et, depuis, les hasards de notre métier ne nous avaient réunis qu’une fois dans un film. C’était dans la Ronde, de Max Ophuls, – et encore n’étions nous pas dans le même sketch. Aussi nous ne nous voyions que rarement, au hasard des vacances ou d’un déjeuner commun décidé, un jour, subitement en réaction contre la tyrannie de nos occupations qui nous éloignaient sans cesse l’un de l’autre. C’est ainsi dans notre métier  ; chacun vit de son côté à un rythme d’enfer, soumis à mille exigences professionnelles qui laissent peu de place à l’exercice de l’amitié.

Un jour, pourtant, nous nous étions dit  : «  C’est dommage que nous ne nous voyions jamais.  » Et nous avions pris rendez-vous. Dans ce métier, chacun a un petit nombre d’amis  ; parmi les miens il y avait Gérard et Anne Philipe. Je ne lui téléphonais que pour le voir. La veille de cet accident, je l’avais appelé, et ce sont les «  abonnés absents  » qui m’avaient répondu. Il ne devait rentrer que le lendemain. Le lendemain…

Ce qui est important à dire, c’est ce qu’il représentait pour nous, comédiens, et en particulier pour les jeunes de sa génération – qui est aussi la mienne – et que nous n’avons pas complètement réalisé de son vivant. Certes, nous l’admirions car il était incontestablement, sur le plan professionnel, le premier d’entre nous  ; ce que nous ne savions pas, c’est qu’il était non seulement le premier, mais notre «  justification  ». Or, une justification qui s’en va, c’est comme une partie de nous-mêmes qui part. C’était rassurant de savoir que Gérard Philipe était là. Je crois que c’est cela  : ce n’est pas seulement le vide qu’il laisse derrière lui en tant qu’acteur qui compte, mais aussi celui qu’il creuse en nous-mêmes. Personne n’est irremplaçable, sauf dans le cas particulier de Gérard. Il était meilleur que nous, en ce sens qu’il fut le seul à accorder avec intransigeance ses responsabilités d’homme avec celles de son métier, repoussant sans faiblir toutes concessions à la publicité comme au commerce, refusant des affaires avantageuses sur le plan matériel chaque fois qu’elles ne lui semblaient pas valables sur le plan de la dignité. Il fut le seul qui n’ait permis aucune immixtion de la presse dans sa vie privée. C’est pourquoi je n’en parlerai pas. Nous ne savions pas. Moi-même, je n’imaginais pas à quel point sa disparition pouvait nous affecter tous. Il était à la fois notre «  fils  » et notre «  patron  ».

Malgré sa situation favorisée sur le plan commercial (amplement justifiée par son talent), il avait pris en main le Syndicat français des acteurs dont il avait été élu président. Au prix d’efforts écrasants, malgré ses tâches professionnelles qui réclamaient de lui un énorme travail, il s’employa à son redressement, sachant bien que ce n’était pas à lui que ses forces ainsi dépensées profiteraient mais aux plus défavorisés de ses camarades. Le syndicat unifié des acteurs, c’est le syndicat Gérard-Philipe.

Sa perte est au-dessus de ce que nous avions senti et compris parce qu’il était au-dessus de nous. Il travaillait pour s’exprimer vis-à-vis du public  ; l’argent, à côté de cela, n’existait pas pour lui. C’était une sorte de conséquence qu’il ne recherchait nullement. Il eût été moins rétribué que son attitude n’en aurait été aucunement modifiée. Il avait la générosité et c’était encore en cela qu’il nous justifiait.

Gérard Philipe… Le vide qu’il laisse en nous, ses amis, ses camarades, nous qui l’admirions, à qui nous devions tant… Et puis ce sentiment horrible d’injustice que les incroyants, dont je suis, ressentent plus vivement encore… C’est impossible  !

A lire également : Gérard Philipe…acteur au charme fou, citoyen résolu

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