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Crise, acte II : la machine à spéculer est repartie !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 novembre 2009

PCF - 16 novembre 2009

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Reprise fragile et incertaine

On ne repart pas comme avant on fait pire !

La croissance américaine est donc apparemment de retour.

Au troisième trimestre de cette année, le PIB a, pour 
la première fois depuis décembre 2007, progressé de 3,5 %. Ce rebond confirme le début de reprise dans plusieurs pays capitalistes. 
Il ne permet cependant pas de penser que cela va se poursuivre durablement.

Un premier enseignement peut être tiré 
de ces signes de reprise : ils ne sont pas le fruit d’une autorégulation du marché, celui-ci n’a pas trouvé en lui-même la force pour se redresser, 
ils sont la consé­quence d’interventions publiques sans précédent, 787 milliards 
de dollars pour les seuls États-Unis ! En même temps, la plupart des économistes insistent sur la fragilité du phénomène. 
D’abord, parce que certains pays sont toujours au fond du trou. Ensuite, parce que, comme 
le notent les analystes de BNP Paribas à propos de la reprise américaine, cette amélioration 
est « en partie du fait de facteurs tempo­raires ».

Aux États-Unis, les abattements fiscaux ont permis de relancer les ventes de loge­ments 
et la prime à la casse celle des voi­tures. 
En septembre, suite de la suppres­sion 
de cette dernière, le marché automo­bile 
a de nouveau chuté. En Allemagne et en France, on peut constater également que le phénomène de reprise est impulsé principalement par différentes mesures budgétaires et fiscales. Enfin, dernière rai­son qui justifie que 
l’on jette un œil criti­que sur cette reprise : certains indicateurs montrent qu’il ne s’agit pas d’un mouve­ment vraiment franc du collier. Aux États-Unis, la consommation des ménages a baissé en septembre ; dans la zone euro, 
on enregistre pour le cinquième mois d’affilée 
un recul des prix en octobre, les ventes 
de détail en Allemagne sont toujours à la baisse en septembre. Un peu partout la hausse 
du chômage se poursuit.

Comment expliquer une telle incertitude ? Il y a plusieurs raisons et la nature 
des interventions publiques est l’une des plus importantes. Le soutien massif a été donné sans exigences en matière d’emploi et de formation 
et le plus souvent avec le seul souci de redresser la rentabilité des capi­taux. Ainsi, les aides 
aux banques leur ont servi pour partie à relancer la spéculation et à regonfler leurs marges. 
Cela explique que les débuts de reprise aient 
été précédés par un regain de croissance 
des marchés financiers et de la spéculation. Contrairement à ce qu’affirment certains, 
on ne repart pas comme avant la crise, 
on refait en pire. Parce que, après 
le pourris­sement des dettes privées, on risque d’as­sister à un pourrissement de l’endettement public.

Si la croissance n’est pas au bout du bout de ce soutien massif apporté aux capitaux, les dettes publiques accumulées vont res­sembler à des bombes incendiaires

 

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