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Menaces sur le droit à l’avortement : droit des femmes en régression

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 novembre 2009

Cécile Rousseau‚ et Anne Roy

À la une dans l\'Humanité

 France : régression pour le droit à l’IVG

 

Trente-quatre ans après le vote de la loi Veil, les fermetures de centres IVG se multiplient en France dans un contexte de recul idéologique inquiétant.

Témoignages de deux femmes qui ont vécu une expérience difficile.

Elle a été « révoltée » et même « horrifiée » par l’accueil à l’hôpital. Mathilde [1], vingt-quatre ans, a subi un avortement il y a deux ans dans un hôpital de province. Son expérience illustre, trente-quatre ans après l’adoption de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), toute la fragilité de cet acquis. Aujourd’hui menacé par les restrictions budgétaires et un retour insidieux de l’ordre moral. Á l’époque, le corps de Mathilde lui avait fait « une entourloupe ». Tombée enceinte sans l’avoir désiré, sa décision d’avoir recours à une IVG ne lui a posé aucune difficulté. Son parcours pour la mener à bien, beaucoup plus. « C’est un droit mais beaucoup de gens essayent de nous faire changer d’avis », résume-t-elle.

Tout commence sur Internet, dans les forums féminins vampirisés par les lobbies anti-avortement. « Ils essayent de dissuader celles qui viennent demander conseil pour avorter avec des réponses assez dures. » Mathilde, elle, a pris sa décision. Un tour par le planning familial, puis au bout de deux semaines, arrive le jour de son intervention. Là, surprise. L’ambiance à cet étage de l’hôpital est tout sauf rassurante. Sol dégoûtant, peinture écaillée et, surtout, un personnel désinvesti, voire désagréable. « Ils étaient indifférents, avec l’air de penser que les femmes font ça avec désinvolture. » Comble du mépris, on place Mathilde dans une pièce d’ou elle entend distinctement les cris des femmes qui accouchent… Des minutes insupportables. « Un médecin s’est même permis de montrer l’échographie du fœtus. Une image qui a profondément choqué mon compagnon. »

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PCF.fr/

 

Le droit à la maternité choisie suspendu au démantèlement des hôpitaux publics

Le Parti Communiste tient à affirmer son soutien le plus total à l’action et à l’occupation engagée par le collectif droits des femmes du 20ème arrondissement qui agit pour le maintien du centre IVG à l’hôpital TENON

En effet, plusieurs restructurations des services menacent les hôpitaux parisiens au nom d’objectifs de rentabilité, menaçant gravement le droit à l’interruption volontaire de grossesse pour les femmes. L’objectif poursuivi répond, non seulement aux critères économiques imposés par le Gouvernement en matière de santé publique, mais également à une certaine idéologie qui refuse de reconnaître le droit aux femmes de choisir leur maternité, d’être maîtresses de leur vie privée et sociale.

Les conséquences de tels choix politiques sont dramatiques pour les femmes qui souhaitent interrompre leur grossesse, les contraignant à subir des délais d’attente si importants qu’ils entraînent le déni de leur droit à l’IVG., Parallèlement, on assiste au non respect des tarifs réglementaires et dans certains cas au refus de prise en charge des mineures et des femmes immigrées. Ainsi, on estime à plus de 5000 femmes par an le nombre de celles qui continuent de se rendre à l’étranger pour avorter.

Avec d’autres, nous nous opposons fermement à la disparition des Centres IVG, notamment celui de l’hôpital TENON. Nous exigeons le respect des droits des femmes et appelons à participer à toutes actions pour le maintien et la création de nouvelles unités spécialisées dévolues à la contraception et à l’IVG. C’est ce que nous crierons haut et fort samedi 17 Octobre à la manifestation pour les droits des femmes.

Le Parti Communiste Français

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