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« La surenchère répressive n’a pas d’effet sur la délinquance »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 novembre 2009

Site national du PCF - 4 novembre 2009

Le ministre de l’Intérieur vient une nouvelle fois de cibler les mineurs : ceux délinquants de moins de 13 ans pour lesquels il « réfléchit » à un couvre-feu.

Cette « réflexion » est à mettre en relation avec la future loi sur les bandes qui va être examinée par le Sénat dans quelques jours car le ministre a rappelé, chiffre à l’appui, que « 48% des personnes identifiées comme membres d’une bande violente sont des mineur(e)s », mais aussi sur les 2500 personnes formellement identifiées comme faisant partie d’une bande violente, 11% ont moins de 13 ans ». On peut d’ailleurs s’étonner de la précision de ces chiffres qui semblent tomber du ciel.

M. Hortefeux sait bien qu’une telle mesure est, dans les faits, inapplicable : comment reconnaître un enfant qui a commis un délit d’un autre ? Ses propos ressortent en réalité de la volonté de faire croire que seule la surenchère répressive peut produire des effets, dans la logique de la politique menée toutes ces dernières années, pourtant restée sans effet sur la délinquance.

Il s’agit donc d’une énième tentative de reprendre en moins un thème porteur de l’UMP, la sécurité, après M Eric Besson est sa « consultation citoyenne » sur l’identité nationale, et ce à la veille d’une échéance électorale.

Comme souvent à la suite de cette réflexion, il est à craindre un projet de loi qui va une fois de plus stigmatiser la jeunesse mais qui ne va en rien régler une situation pourtant très délicate.

Rappelons que, ces dernières années, des tribunaux administratifs ont invalidé des arrêtés municipaux instaurant des couvre-feu pris à l’encontre des mineurs ce qui montre bien la limite de la démagogie sécuritaire.

Il s’agit donc d’une proposition très dangereuse qui fait suite à une radicalisation du gouvernement sur les questions sécuritaires qui doit donc être fortement combattue.

Eliane Assassi, Sénatrice de Seine-Saint-Denis et membre du Conseil national du PCF

Paris, le 4 novembre 2009.

 A lire également sur :

Le Monde.fr : Délinquance des mineurs : les contre-vérités de Brice Hortefeux

Le blog de Laurent Mucchielli : Une annonce de « couvre-feu pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans » qui ne correspond à rien  (Cliquer ici pour lire le texte)

Rue89.com : Couvre-feu pour mineurs : chiffres tordus, mesure absurde

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La chute du Mur : Une révolution volée par l’Ouest et le capitalisme ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 novembre 2009

Envoyé par Zoltan Farkas :

Novembre 1989 : démolition du Mur à Berlin
La République démocratique allemande (RDA), fondée en 1949, sera absorbée par l’Allemagne de l’Ouest en 1990
Une révolution volée par l’Ouest et le capitalisme ?

 

d’après l’article de Bernard Umbrecht – Le Monde diplomatique – novembre 2009

Témoignage de Thomas Heise, réalisateur du film « Matériau » (Grand Prix de la compétition internationale au Festival international du documentaire de Marseille en 2009)
Les milliers d’Allemands qui défilaient à Leipzig en 1989 en criant « Nous sommes un peuple, nous sommes le peuple« , s’adressaient aux policiers qui encadraient la manifestation.
« C’est cette réalité-là que l’on veut effacer; ce moment où les citoyens sont montés en première ligne pour parler d’eux-mêmes. Ce souvenir-là, on n’en veut pas. Nous fêtons la chute du Mur, mais pas le fait qu’un peuple s’est déclaré souverain face à une vacance de pouvoir, ni comment, à la suite de cela, il n’y a pas eu de réunification mais une annexion, le rétablissement de l’ordre par la destruction des utopies. La République fédérale ne pouvait pas se permettre  l’existence d’un peuple souverain en Allemagne; elle n’y aurait pas survécu. Le Mur a été ouvert pour empêcher que la révolution ait lieu. »

Témoignage de Edgar Most, économiste

« Dans la période de la banque d’État, j’ai pratiqué une politique monétaire et de crédit avec de l’argent appartenant à l’État. Au centre des décisions que j’avais à prendre, il y avait, dans l’ordre :

. En quoi servent-elles l’État, la société ?

. Sont-elles utiles aux entreprises, au travail ?

. Et en 3e lieu seulement, en quoi servent-elles la banque ?

Avec le capital privé, il y a une complète inversion des valeurs : la première question est celle de savoir en quoi cela sert la banque.« 

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Ex-RDA : 20 ans après…

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 novembre 2009

Bruno ODENT

Eberswalde, 20 ans après la chute du Mur

 

Ex-RDA : 20 ans après... dans EUROPE view-5

Reportage ex-RDA :

L’unification n’a jamais vraiment eu lieu. Elle s’est transformée en une annexion par l’Allemagne occidentale. À l’opposé de l’aspiration des manifestants de l’automne 1989.

Eberswalde (Allemagne), envoyé spécial

 

« Tout était exaltant. Ce furent des moments d’une intensité extraordinaire. Les journées comptaient double. » Lutz Landmann se souvient de l’effervescence qui régnait dans sa ville, il y a tout juste vingt ans. Eberswalde, petite cité industrielle à une cinquantaine de kilomètres de Berlin, a alimenté, elle aussi, le tourbillon de la mobilisation populaire qui allait emporter le rideau de fer. « Rien à voir bien sûr avec les manifestations monstres de Leipzig ou de Berlin », poursuit notre interlocuteur, aujourd’hui responsable administratif et qui fut alors dirigeant sur la ville du Nouveau forum, cette association de citoyens désireux de changements. « Mais, ajoute-t-il, des centaines de personnes investissaient tous les jours la place du marché. Ce qui était totalement inédit. »

Frustration de ne pas pouvoir voyager librement, raz le bol des pénuries qui ne cessaient de s’aggraver, des queues qui s’allongeaient devant les magasins. Irrésistiblement, se souviennent tous les acteurs de l’époque à Eberswalde, montaient l’exaspération populaire, l’aspiration à être considérés comme des citoyens à part entière et non plus comme des êtres immatures, placés sous surveillance par un État devenu totalement paranoïaque, ne cherchant plus son salut à mesure qu’il s’affaiblissait que dans la STASI, ces renseignements généraux prospérant sur la structure étatiste comme une abominable excroissance cancéreuse. « Le décalage était sidérant », précise Lutz Landmann, entre le vécu de chacun et le monde virtuel de l’agit-prop officielle célébrant « un peuple en marche vers la société socialiste », à l’occasion du quarantième anniversaire de la RDA (10 octobre 1989).

« Nous sommes le peuple », scandaient les manifestants sur la place du marché, pointant les contradictions entre l’idéal d’émancipation humaine, les principes fondamentaux dont se revendiquait la RDA et la pratique du régime.

Tous les acteurs du soulèvement pacifique rencontrés dans la ville nous tiendront le même discours : « Nous voulions tous une meilleure RDA, plus démocratique, plus effective sur le plan économique. » Hans Mai, le premier maire d’Eberswalde après la chute du mur, est formel‰ : « Personne ne voulait alors d’une réunification sous l’égide de la République fédérale. » Pourtant très vite c’est cet ordre du jour-là qui allait s’imposer. Les citoyens descendus dans la rue allaient être dépossédés de leur mouvement et l’ex-RDA engloutie par l’Allemagne occidentale. « La révolution mange ses enfants », relève, mi-fataliste, mi-désabusé, Lutz Landmann, évoquant le manque d’expérience des acteurs de l’Est.

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A lire sur le Le blog de Bertrand Gallicher :

A l’est du mur, la vie rêvée des « Ossis »

 

rubon1908 dans HISTOIREA lire sur : http://www.Le Monde diplomatique.fr/ (abonnés)

 

Sur les traces estompées de l’Allemagne de l’Est

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/11/UMBRECHT/18377

 

Faite de brèches successives à la frontière austro-hongroise en mai et août 1989, puis à Berlin en novembre, la chute du Mur précède d’un an la disparition de la République démocratique allemande ( RDA. ). Créé en 1949, ce pays de seize millions d’habitants sera absorbé par l’Allemagne de l’Ouest. Dès lors, une « guerre froide de la mémoire » succède à celle des blocs. Malheur aux vaincus ! De leur passé, il ne doit rien rester.

Par Bernard Umbrecht

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Claude Lévi-Strauss : Mort d’un géant de la pensée française

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 novembre 2009

 Article paru dans l’Humanité du 4 novembre 2009

Décès de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss

L’anthropologue et ethnologue est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 100 ans. En posant les bases de l’anthropologie moderne, il a influencé des générations de chercheurs.

L’anthropologue Claude Lévi-Strauss est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 100 ans, a-t-on appris mardi auprès de la présidence de l’École des hautes études en sciences sociales.

Né à Bruxelles en 1908, Claude Lévi-Strauss a changé notre perception du monde en jetant les bases de l’anthropologie moderne et influencé des générations de chercheurs.

Son autobiographie intellectuelle, « Tristes Tropiques », paru en 1955, est considérée comme l’un des grands livres du XXe siècle.

Professeur au Collège de France de 1959 à 1982, il est le premier anthropologue élu à l’Académie française en mai 1973, au fauteuil d’Henri de Montherlant. Claude Lévi-Strauss avait fêté ses 100 ans le 28 novembre 2008.

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 A lire également :

Les 100 ans d’humanite de Claude Levi-Strauss : entretien avec Vincent Debaene, professeur à l’université Columbia (New York), réalisé par Ixchel Delaporte

Claude Lévi-Strauss 1908-2009 : Cent ans de sollicitude sur Le Devoir.com, Stéphane Baillargeon : Le très long chemin d’un ethnologue pour la diversité culturelle

N° Spécial N° 8

novembre – décembre 2008

Couverture N° Spécial N° 8

Sur : http://www.scienceshumaines.com/

- Comprendre Claude Lévi-Strauss, notre dossier en ligne

- Lévi-Strauss, le plus philosophe des ethnologues

- Du Brésil au fauteuil de l’Académie française

- Claude Lévi-Strauss en dix mots-clés

- Actualité d’une oeuvre. Rencontre avec Philippe Descola

- Claude Lévi-Strauss dans l’émission Apostrophes, sur le site de l’INA

- Sorciers et psychanalyse, par Claude Lévi-Strauss

- Les sciences sociales sont un humanisme, par Claude Lévi-Strauss

Arte rediffusera ce soir, à 21 h 55, le documentaire : « Claude Lévi-Strauss par lui-même »

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Identité nationale : Un débat qui risque de procéder par stigmatisation.

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 novembre 2009

RÉALISÉ PAR ROSA MOUSSAOUI

Entretien avec Benjamin Stora

Il faut se méfier des initiatives étatiques relatives à l’écriture de l’histoire et à la définition de la nation, insiste l’historien Benjamin Stora.

Historien de la colonisation, auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’immigration, Benjamin Stora juge suspecte l’injonction étatique à ouvrir un débat sur « l’identité nationale ». Pour lui, la mondialisation ou la construction européenne nourrissent, plus que l’immigration, une « crise de la question nationale » que la stigmatisation des immigrés et des Français d’origine étrangère ne saurait, en aucun cas, résoudre. Entretien.

Comment jugez-vous l’initiative gouvernementale prétendant défi nir « l’identité nationale » ?

BENJAMIN STORA. Cette initiative est très curieuse : elle ne correspond à aucune demande de définition de l’identité nationale émanant de la société. Cette question, en réalité, ne préoccupe ni le mouvement associatif, ni les partis politiques, ni les syndicats et ce que l’on appelle le mouvement ouvrier. C’est une proposition de débat qui vient d’en haut, de l’État. Là se situe le problème. Je me suis toujours méfié des initiatives étatiques relatives à l’écriture de l’histoire de la nation. On se souvient de la mobilisation des historiens contre la loi du 23 février 2005 définissant le système colonial comme « positif  ». Ce genre d’initiative trahit une sorte d’obsession de l’État, qui veut à tout prix encadrer, régir l’écriture de la nation française. Le « débat » voulu par Éric Besson va, en outre, se tenir dans des lieux hautement symboliques : les préfectures. Participer à un débat sur la nation française, sur l’histoire de France, en se rendant à des convocations en préfecture, là où sont délivrés ou refusés les papiers aux étrangers, voilà qui est franchement très spécial.

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« Débat sur l’identité nationale : des textes d’internautes censurés »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 novembre 2009

Accueil 3 novembre 2009 – Chloé Leprince

Débat sur l’identité nationale : des textes d’internautes censurés

Ça commence mal pour le débat sur l’identité nationale. Vingt-quatre heures après le lancement du volet online de la consultation, des internautes se plaignent de censure sur le site dédié par le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale. En fin de matinée, ce mardi, deux riverains, frustrés, ont alerté Rue89.

[Lire la suite sur : Rue89.com]

 

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