Arme de dissuasion antisyndicale

Posté par communistefeigniesunblogfr le 31 octobre 2009

Freescale, Carrefour, Caterpillar… Bien que condamné de plus en plus souvent pour discrimination antisyndicale, le patronat continue de manier le bâton de la répression.

Le licenciement de quatre militants CGT d’ERDF-GRDF en Haute-Garonne ne tombe pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. « Depuis deux, trois ans, on assiste à une offensive contre les libertés syndicales », constate Mohammed Oussedik, responsable confédéral de la CGT.

L’actualité récente charrie son lot de cas illustrant cette tendance. À Toulouse, le délégué central CFDT de Freescale a appris mercredi qu’il était menacé de licenciement, pour prix à payer, en somme, de la grève de cinq semaines qui vient de secouer l’entreprise contre un projet de licenciements massifs. À Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), un élu CGT au comité d’entreprise de la filiale logistique de Carrefour, LCM, vient de se voir accusé par la direction de « trafic de palettes », de faire l’objet d’une descente de la BAC sur son lieu de travail, d’une perquisition à son domicile, tandis que les comptes bancaires de son épouse étaient épluchés  : pour lui et les salariés venus lui témoigner leur solidarité hier lors d’un rassemblement, la direction cherche à briser les reins d’un syndicat en plein essor dans l’entreprise, à deux semaines des élections professionnelles…

Il faudrait aussi rappeler les condamnations pénales prononcées contre six salariés de Continental, à Clairoix (Oise), ou les dix-sept licenciements contre des salariés de Caterpillar, à Grenoble, les uns et les autres étant, clairement, punis pour avoir combattu des plans patronaux de restructuration. Certes, depuis quelque temps, les syndicats ont pu remporter, devant la justice, des victoires, parfois spectaculaires, contre la discrimination dont sont victimes leurs militants, note Mohammed Oussedik. « Malgré cela, la répression continue avec férocité », les directions d’entreprise cherchant ainsi à dissuader les salariés de s’engager dans le militantisme syndical, au moment où le patronat veut leur faire payer les frais de la crise. Stratégie non dénuée d’efficacité  : la première raison invoquée dans les sondages pour justifier la non-appartenance à un syndicat est la crainte de représailles.

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