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Honduras : Malgré une répression féroce, les partisans de Zelaya restent mobilisés

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 août 2009

L’Humanité
Honduras

Le Honduras s’enfonce dans les ténèbres

Escadrons de la mort, liste noire de syndicalistes à abattre, l’ombre de la CIA et de la droite sud-américaine : c’est un Honduras militarisé qu’ont vu deux syndicalistes de la CGT. De retour de Tegucigalpa, ils témoignent.

Témoignagne d’André Fadda et Alain Lemasson (1), qui sont de retour de Tegucigalpa où ils ont rencontré des militants syndicaux.

Propos recueillis par Bernard Duraud

Fin juillet notre délégation, mandatée par la CGT, est arrivée au Honduras par voie terrestre depuis le Nicaragua. D’emblée, nous avons pu voir un Honduras militarisé, surveillé à l’extrême par les putschistes. Après avoir déjoué les contrôles militaires et le couvre-feu, nous sommes entrés en contact avec les dirigeants de la Confédération unitaire des travailleurs honduriens (CUTH). Son secrétaire général, Israel Salinas, nous a assuré que le mouvement syndical et populaire hondurien restait très mobilisé et nous l’avons constaté en participant à l’une des nombreuses manifestations dans la capitale où nous avons pris la parole devant 5 000 personnes pour leur témoigner le soutien de la CGT.

La répression est féroce et 120 noms de dirigeants et militants syndicaux à abattre figurent sur une liste noire diffusée par les escadrons de la mort, mis en sommeil après les années 1970-1980. Ces groupes paramilitaires ont été réactivés pour commettre leur sinistre besogne et multiplier les rapts et assassinats de militants. On compte déjà plus d’une centaine de disparus et 15 assassinats depuis le début du putsch. La veille du 1er mai 2008, ils avaient tué la secrétaire générale d’une autre organisation syndicale, la CTH. Les militants changent régulièrement de domicile et un certain nombre d’entre eux sont entrés dans la clandestinité. La CUTH dispose d’informations, sûres et vérifiées, sur la participation, dans cette stratégie de la terreur, de conseillers et assesseurs colombiens du président Uribe ainsi que de Vénézuéliens, de Cubains anticastristes et même d’ex-militaires argentins qui avaient entraîné les contras nicaraguayens dans les années 1980. La présence au Honduras depuis plusieurs mois de Pedro Carmona, instigateur de la tentative du coup d’État contre Chavez en 2002, en dit long sur l’internationalisation du putsch. Selon la CUTH, 150 paramilitaires d’extrême droite s’entraînent, dans une hacienda proche de la capitale, pour accentuer la répression contre le mouvement populaire et syndical.

Suite de l’article de l’Humanité

Lire également l’article de la rtbf.be/info/ :

Extrait :

« Des incidents ont éclaté hier à mercredi à Tegucigalpa, la capitale du Honduras, entre partisans du président déchu Manuel Zelaya et forces de l’ordre pour la seconde journée d’affilée.

Dix mille manifestants s’étaient rassemblés à proximité du Congrès pour soutenir le chef de l’Etat, arrêté et expulsé par l’armée le 28 juin dernier. D’autres incidents se sont produits la veille dans le Nord du pays.« 

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