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Faire bosser les malades : provocation ou ballon d’essai ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 mai 2009

Prix du festival des Ultralibéraux :

Retour vers… le passé !

Production UMP -   Réalisateur  F. Lefevbre  -  Scénario N. Sarkozy

Le testeur de l’Elysée voit loin…, loin dans le passé. En proposant un amendement qui autoriserait les salariés à travailler pendant leur arrêt maladie, Frédéric Lefevbre nous emmène au  XIXe siècle.

Les syndicats ont considéré l’amendement pour ce qu’il est, une provocation : « Nous, notre boulot, c’est d’être concrets et de bosser« , a déclaré Marcel Grignard (CFDT). Michèle Biaggi (FO) l’a qualifié d’ »espèce de poil à gratter« , destiné à ne « pas parler des choses sérieuses« . Pour Maryse Dumas (CGT), « ça fait partie de la diversion pour parler d’autre chose« , mais « il ne faut pas banaliser, car il y a une forme de préparation des esprits (…) pour pousser plus loin les politiques de déréglementation du droit du travail qui, pourtant, nous ont enfoncés dans la crise« .

En fait, la manipulation orchestrée par Sarkozy et sa « droite décomplexée » consiste à habituer les esprits aux mesures les plus réactionnaires : travail dominical, prêt de maind’oeuvre, remise en cause des congés de maternité et de maladie… Des mesures proposées dans le cadre des « chances pour l’emploi », selon l’UMP.

Loin d’être un électron libre, Frédéric Lefebvre agit en éclaireur téléguidé par l’Elysée. Son rôle : déclencher  une  polémique  sur un point qui soulève la révolte, pour mieux passer sous silence le reste de la proposition de l’UMP autorisant le prêt de salariés entre patrons, c’est-à-dire la marchandisation des salariés.

Derrière les gesticulations de Frédéric Lefevbre, se cache la volonté de l’UMP de sortir vainqueur des élections européennes. Non pour jouer un rôle décisif au sein de l’Europe, mais pour valider au plan national des réformes aboutissant à la disparition progressive du modèle français.

Derrière cet écran de fumée, se dessine une société où le salarié est fragilisé, précarisé, seul face à une compagnie de location de sa force de travail. La société d’un capitalisme déchaîné avide de profits.

d’après l’Humanité du 27 mai 2009

 

Dessin de Rémy Cattelainsource : Rue89.com

 

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