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Opération « Dernière chance » : Demjanjuk est arrivé en Allemagne

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 mai 2009

L’ancien gardien du camp nazi de Sobibor est arrivé en Allemagne

Après deux mois de bataille judiciaire, l’ancien garde de camp nazi John Demjanjuk, 89 ans, a finalement été expulsé lundi des Etats-Unis vers l’Allemagne, où un mandat d’arrêt a été émis contre lui le 13 mars dernier à Munich. Il est accusé d’avoir participé au meurtre d’au moins 29.000 Juifs dans le camp d’extermination de Sobibor, aujourd’hui en Pologne, où il a été gardien du 27 mars 1943 à fin septembre 1943.

Carte d'identité militaire d'Ivan Demjanjuk.

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Opération

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Sobibór – le mémorial (source : Wikipédia)

Sobibor fut le second camp d’extermination construit dans le cadre de l’Action Reinhardt, plan nazi visant à exterminer tous les Juifs de Pologne. Il fut situé dans une région boisée, marécageuse, faiblement peuplée, à côté de la voie ferrée Chelm-Wlodawa. D’une superficie de 400 mètres sur 600, il était camouflé par des branchages glissés dans des fils barbelés. Le camp était entouré par un champ de mines de 15 mètres de large.

Lire la suite sur :

http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?ModuleId=49〈=fr

 La Commission générale d’enquête sur les crimes allemands en Pologne évalue le nombre des victimes à 250 000. Ce nombre de 250 000 est avancé également par Miriam Novitch . Raul Hilberg propose celui de 200 000, mais pour les juifs seulement. Dans un article de la revue Le Monde juif , Adam Rutkowski estime que le nombre des victimes a dépassé 300 000: d’après les calculs basés sur le nombre des convois parvenus à Sobibor, au moins 250 000 juifs sont arrivés par la voie ferrée, auxquels il faut ajouter ceux qui ont été amenés à pied, en charrettes, en camions. Les juifs polonais, les plus nombreux, ont été rejoints par 34 313 autres venant des Pays-Bas, 10 000 de Tchécoslovaquie, 1 500 d’URSS, 1 000 d’Allemagne, etc.; et il faut ajouter aux victimes juives plusieurs convois de Tziganes. D’après cette dernière étude, le nombre des victimes peut être évalué à environ 300 000.
Près de 4 000 juifs sont venus de France, précise Adam Rutkowski . Ils ont tous trouvé la mort à Sobibor.

source : 
http://pagesperso-orange.fr/moulinjc/Camps/Textes/sobibor.htm

 

Dans son numéro 32*La Revue de la Résistance consacre l’un de ses dossiers à l’opération « Dernière chance » (extraits)

De nombreux criminels de guerre ont échappé à la justice. Beaucoup sont parvenus à se cacher notamment en Amérique latine. Soixante-quatre années après la capitulation de l’Allemagne hitlérienne, certains d’entre eux, sûrs de l’impunité, vivent au grand jour.
L’historien Efraïm Zuroff, directeur du Centre Simon Wiesenthal de Jérusalem, les traque sans relâche dans le but de les faire juger pendant qu’il en est encore temps. Cette mission, explique-t-il dans son livre, « je la mène pour tous les descendants de victimes et pour que justice soit faite. Je les ai traqués pour eux et au nom de leurs parents morts. J’ai sillonné la terre entière à leur recherche…« 
L’opération « Dernière chance » est en cours depuis 2002. Son but : débusquer le plus grand nombre de nazis en Europe avant qu’il ne soit trop tard. Cette entreprise prolonge l’oeuvre entamée au lendemain de la guerre par Simon Wiesenthal : traquer les anciens criminels nazis et trainer en justice.

 Quelques-uns des criminels nazis traqués

Milivoj ASNER : ancien officier de la police croate sous le régime oustachi (pronazi), responsable de la déportation entre 1941 et 1943 de centaines de Serbes, Juifs, Tziganes et communistes ; il vit actuellement en Autriche.

Karoly ZENTAÏ : officier hongois « traqueur » de Juifs ; il vit aujourd’hui en Australie.

Heinrich BOERE : néerlandais, membre d’un escadron de la mort SS ; il vit en Allemagne, pays qui refuse de l’extrader. En avril 2008, la justice allemande l’a inculpé de meurtres.

Aribert HEIM, le boucher de Mauthausen : il a fait l’objet d’une traque planétaire durant près d’un demi-siècle. Ce SS autrichien était médecin-chef du camp de concentration de Mauthausen en 1941. Il a tué des centaines de déportés en pratiquant sur eux des expériences abominables. Il serait mort en Egypte en 1992.

*Le dossier principal de ce numéro 32 est consacré aux crimes perpétrés contre les communistes par les Brigades spéciales de la police parisienne. Ce dossier de 20 pages est un acte d’accusation contre les policiers qui torturèrent les résistants communistes, mais aussi des gaullistes , comme ceux de “Défense de la France”.

 

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