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L’indignation monte contre les plans de licenciement.

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 mai 2009

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La colère est encore plus vive lorsque les géants de l’industrie, des services ou de la finance annoncent des bénéfices considé­rables et distribuent plusieurs centaines de millions d’euros de dividendes à leurs actionnaires. PPR, le groupe de François Pinault, s’apprête à verser près de la moi­tié des 924 millions d’euros des bénéfices réalisés en 2008 à ses actionnaires et envi­sage en même temps de supprimer quel­que 1 900 emplois à La Redoute, à la FNAC et chez Conforama.

Nicolas Sar­kozy, de son côté s’expose à de vives criti­ques de l’opinion en prêtant de l’argent public aux deux grands constructeurs fran­çais sans exiger de véritables contreparties en matière d’emploi, de salaires et de for­mation. Renault et PSA ont ainsi empoché 6 milliards d’euros et maintenu les 4 450 suppressions d’emplois prévues par l’un et les 3 350 décidées par l’autre en France. « Il pleut toujours où c’est mouillé », dit-on, mais le beau temps c’est pour quand ?

Face à cette déferlante de licenciements, Marie-George Buffet propose un projet de loi interdisant les licenciements dans les entreprises qui distribuent des dividendes. Quelle que soit l’entreprise, qu’elle soit généreuse ou pas avec ses actionnaires, le PCF, dans son programme, et la CGT, de son côté, demandent que, dans les plans sociaux, les institutions représentatives du personnel bénéficient d’un droit suspensif des licenciements, afin d’étudier toutes les alternatives et puissent mettre les action­naires, les dirigeants et les pouvoirs publics face à leurs responsabilités.

La conquête de nouveaux pouvoirs pour les salariés est décisive pour empêcher les mauvais coups qui le plus souvent accom­pagnent les restructurations et qui ne se limitent pas aux plans sociaux. La plus grande part des suppressions de postes dans les entreprises échappe au droit actuel de consultation des élus du person­nel et relève du seul privilège de gestion du patronat. En mars 2009, les inscriptions à Pôle emploi en raison d’un licenciement économique représentaient 4 % des entrées, celles pour une fin de CDD 24,7 %, celles pour fin de mission d’inté­rim 9,2 %. En l’espace d’un an l’emploi intérimaire a perdu près de 100 000 pos­tes.

Il faut dresser des barrages sur toutes les voies qui conduisent au chômage et s’atta­quer à la cause essentielle de cet acharne­ment contre l’emploi : la croissance finan­cière des capitaux, l’argent pour l’argent. Cela suppose donc que les salariés et les populations puissent disposer d’un pou­voir de contrôle et de décision au sein des réseaux de l’argent dans et hors des entre­prises, notamment dans les institutions financières et les banques afin d’orienter les ressources tout autrement. Avec l’ambition, à terme, d’éradiquer le chômage

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