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Partage des bénéfices : au mieux une chimère, au pire une menace pour les salariés

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 mai 2009

Publié sur Alternatives économiques

Partage des bénéfices : la grande illusion

 

Le rapport Cotis sur le partage de la valeur ajoutée doit être remis au président de la République, mercredi 13 mai. Nicolas Sarkozy avait plaidé pour une répartition des bénéfices en trois tiers entre salariés, actionnaires et entreprise. Mais cette proposition est au mieux une chimère, au pire une menace pour les salariés.

Comment faire quand on a été élu sur le thème du pouvoir d’achat et qu’on se retrouve confronté à une crise économique grave qui le plombe ? Et qu’on a de plus beaucoup vilipendé banquiers et grands patrons, alors qu’on n’est pas du tout décidé à augmenter les impôts des plus riches ou à prendre des mesures contraignantes pour limiter leurs revenus ? On se rabat sur le discours gaulliste sur la « participation ». C’est ce qu’a fait Nicolas Sarkozy le 5 février dernier en proposant en particulier une nouvelle règle pour le partage des bénéfices des entreprises: un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés, un tiers pour l’entreprise.

A défaut d’augmenter tout de suite le pouvoir d’achat des salariés, on leur fait ainsi miroiter qu’ils profiteront demain à plein de la reprise tout en légitimant le fait que les grands patrons continuent à recevoir en masse stock-options et autres bonus puisque tous les salariés bénéficieront, eux aussi, de mécanismes du même genre. Malin, non ?

 

Les bénéfices après impôts et leur répartition dans les sociétés non financières en 2006, en milliards d’euros et en % du total

Partage des bénéfices : au mieux une chimère, au pire une menace pour les salariés dans ECONOMIE

Lire la suite sur :

http://www.alternatives-economiques.fr/partage-des-benefices—la-grande-illusion_fr_art_834_42796.html

A lire également l’article de Ronald Janssen :

Flexibles, mais pas protégés

Les entreprises européennes ont déjà atteint l’objectif de « licenciement facile » auquel elles tiennent tant.

 

Communiqué de la Cgt au sujet du projet de rapport Cotis

Partage de la valeur ajoutée

Les salariés ont besoin de réponses concrètes

mercredi 6 mai 2009

Le projet de rapport Cotis actuellement en cours de finalisation suscite déjà des commentaires. C’est pourquoi la CGT estime nécessaire de formuler dès maintenant ses premières appréciations.

Le projet de rapport représente un travail statistique important. Cela ne constitue pas pour autant un « diagnostic partagé ».

 

La CGT a formulé des critiques sur certains aspects de méthode, notamment sur les comparaisons internationales et conteste certains présupposés idéologiques sous-jacents notamment en matière de SMIC, de salaires, d’emploi et de protection sociale. Cependant le projet de rapport comporte des aspects explicatifs intéressants, concernant les données sur longues périodes. Il est regrettable que ces éléments soient malheureusement quelque peu escamotés dans une synthèse aux conclusions plus discutables.

Ce rapport conforte la CGT dans son opinion : il y a des problèmes majeurs d’utilisation et de partage de la Valeur Ajoutée en France :
- un niveau historiquement bas de la part des salaires dans la Valeur Ajoutée et un « manque à gagner » de l’ordre de 60 milliards d’euros par an en défaveur des salariés si l’on se réfère à la répartition de la valeur ajoutée dans les années 60 (voire 160 milliards si l’on prend 1983 comme référence),
- une forte croissance des profits distribués qui n’a permis ni une relance de l’investissement productif, ni un accroissement du taux d’emploi ;
- l’explosion des plus hautes rémunérations avec pour contrepartie la précarité et une smicardisation pour une majorité de salariés ;

Tout justifie les trois priorités avancées par la CGT pour répondre aux exigences portées par les salariés dans les luttes actuelles :
- une relance de la négociation salariale avec le conditionnement des aides publiques à la conclusion d’accords dans les entreprises et les branches ;
- la nécessité d’une stratégie de lutte contre la précarisation des emplois et pour la qualification de toutes les catégories de salariés ;
- l’urgence d’une réforme fiscale supprimant le bouclier fiscal et rétablissant la progressivité de l’impôt sur le revenu.

Montreuil, le 6 mai 2009

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