26 avril : Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 avril 2009

Texte envoyé par Nicole Dacosse

La Journée Nationale de la Déportation, instaurée par la loi du 14 avril 1954, est depuis célébrée le dernier dimanche d’avril.

Elle redit chaque année la nécessité de rappeler les épreuves subies par celles et ceux qui ont été déportés à cause de leurs différences : religion, nationalité, sexualité, opinions citoyennes ou politiques, opposition au régime nazi, et surtout désir de libérer notre pays.

Ce n’est jamais par hasard (contrairement à ce que certains affirment) qu’on se retrouvait interpellé par les S.S., la Gestapo ou la police de Vichy. Ce n’est jamais par hasard qu’après emprisonnement, interrogatoires, tortures, on se retrouvait envoyé dans des wagons plombés vers ces sinistres destinations dont les noms résonnent à jamais comme des cris de honte : Treblinka,  Auschwitz, Ravensbrück, Dachau, Büchenwald…

Certains n’en revinrent pas : leurs noms sont parfois gravés sur le monument aux morts avec ceux d’autres résistants comme c’est le cas à Feignies. A Maubeuge, une stèle a été érigée en 1949 à la mémoire de 93 travailleurs du Bassin de la Sambre résistants et « morts pour la France » dont certains en déportation ; et parmi eux, un Finésien.

Pour ne pas avoir à revivre les mêmes horreurs, 

SOUVENONS-NOUS !

*******************

Le besoin de préserver la mémoire de la déportation a été reconnu par la loi du 14 avril 1954, votée à l’unanimité par le Parlement, qui a consacré le dernier dimanche d’avril « Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation »au cours de laquelle la nation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction, et rend hommage à leur sacrifice

« Article 1er : La République française célèbre annuellement, le dernier dimanche d’avril, la commémoration des héros, victimes de la déportation dans les camps de concentration au cours de la guerre 1939-1945.

Article 2 : Le dernier dimanche d’avril devient « Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation ». Des cérémonies officielles évoqueront le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration et rendront hommage au courage et à l’héroïsme de ceux et de celles qui en furent les victimes. »

Le dernier dimanche d’avril a été retenu en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps*, et aussi parce que cette date ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse existante. Certains déportés appellent cette journée la Toussaint des Déportés.

* 6 avril 1945 : Début de l’évacuation de Neuengamme
11 avril 1945 : Libération de Buchenwald et Dora par les Américains
15 avril 1945 : Libération de Bergen-Belsen par les Anglais
21 avril 1945 : Libération de Flossenburg par les Américains
22 avril 1945 : Libération de Sachsenhausen par les Soviétiques
29 avril 1945 : Libération de Dachau par les Américains
29 avril 1945 : Libération de Ravensbrück par les Soviétiques
5 mai 1945 : Libération de Mauthausen par les Américains
5 mai 1945 : Libération de Gross Rosen par les Soviétiques
8 mai 1945 : Libération de Theresienstadt par les Soviétiques

Rappels historiques :

Plus de 162 000 personnes (hommes femmes et enfants) parties de France, ont été déportées :

- 86 000 personnes déportées en tant que résistants, politiques, otages (60 % environ sont revenus)
- 76 000 personnes déportées en tant que juifs (3 % sont revenus)

Au total, ce sont plus de 100 000 déportés partis de France qui disparaissent dans les camps de concentration nazis.


Source :

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/musee-memorial-vestiges-f47/journee-nationale-du-souvenir-de-la-deportation-t8258.htm

 

*********************

Triangles rouges à Auschwitz (Livre)

Le convoi politique du 6 juillet 1942 

On connaît le rôle central joué par Auschwitz-Birkenau dans l’extermination des Juifs d’Europe. Mais sait-on que mille communistes français ont péri là-bas, dans le camp de concentration – sur les chantiers et dans les blocks d’Auschwitz-I ou de Birkenau – ou dans les chambres à gaz du centre de mise à mort ?
Le convoi du 6 juillet 1942 occupe une place particulière dans la déportation de répression. Placé sous la bannière de la croisade hitlérienne contre le « judéo-bolchevisme », ses origines se mêlent à celles des fusillades d’otages et des premiers transports de Juifs en France. Cependant, aucun des 1175 hommes de ce convoi, choisis selon le critère de leur appartenance politique par les autorités militaires allemandes, n’aurait pu être déporté sans la collaboration active du régime de Vichy. L’histoire de ces résistants et militants antifascistes, dont quelques-uns furent les créateurs du premier réseau français de Résistance à Auschwitz, est racontée à travers les témoignages des survivants – 119 seulement en mai 1945.

Couverture de l'ouvrage
Photo de la couverture de l’ouvrage
Le lecteur se trouve plongé dans l’univers hallucinant d’Auschwitz et de Birkenau, rarement dépeint pour l’année 1942, et suit l’odyssée de ces déportés liés par un destin commun. D’intenses moments d’émotion se dégagent de ces remarquables documents ainsi qu’une claire perception des mécanismes du système concentrationnaire nazi, grâce aux analyses et aux mises en perspectives de l’auteur. Claudine Cardon-Hamet est professeur agrégée et docteur en histoire. Cet ouvrage prend sa source dans sa thèse de doctorat.
Triangles rouges à Auschwitz
Auteur : Claudine Cardon-Hamet
Editeur : Editions Autrement avec le soutien de la DMPA
Collection : Revue Autrement Memoires
ISBN : 2746706474
Prix : 22,95 euros
Source : Mindef/SGA/DMPA

Les liens à découvrir sur le sujet

La libération des camps La libération des camps
Revue n° 149 -Avril 2005
 

 Source :

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichebiblio.php?idLang=fr&idBiblio=442&idPage=2686

 

A voir également :

La Journée Nationale de la Déportation

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichecitoyennete.php?idLang=fr&idCitoyen=3

NN – Déportés condamnés à disparaître

dans la nuit et le brouillard (1941 – 1944)
Le décret nazi « Nacht und Nebel »

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichecitoyennete.php?idLang=fr&idCitoyen=16

 

La déportation

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichepage.php?idLang=fr&idPage=101

 

L’internement des Tsiganes en France 1940-1946

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichepage.php?idLang=fr&idPage=1446

 

Ces Barbelés oubliés par l’Histoire (Livre)

Un camp pour les Tsiganes… et les autres.

Qui se souvient, ou plutôt, qui veut se souvenir des camps de concentration que la France a créés et administrés pendant la Seconde Guerre mondiale ? Comme tant d’autres, Montreuil-Bellay, petite ville touristique au confluent de trois régions, l’Anjou, la Touraine et le Poitou, avait concencieusement oublié le sien, jusqu’à ce que Jacques Sigot en reconstitue patiemment toute la ténébreuse histoire.

Ils sont nombreux ceux qui, à un moment ou à un autre, ont connu la double enceinte de barbelés électrifiés, hérissée de miradors, de Montreuil-Bellay : Républicains espagnols, hiver 39-40; civils anglais au cours de l’été ; clochards de la région nantaise, collaborateurs, soldats ennemis en perdition, septembre 44 ; civils allemands, surtout des femmes internées comme otages en 1945.

Mais, de novembre 1941 à janvier 1945, se sont surtout les tsiganes qui hantent ces barbelés oubliés par l’Histoire.

Couverture de l'ouvrage
Couverture de l’ouvrage (c) Editions Wallâda
Ces Barbelés oubliés par l’Histoire. Un camp pour les Tsiganes… et les autres.
Auteur : Jacques Sigot
Editeur : Wallâda (5, rue Defabritis 13110 Port-de-Bouc)
Prix : 22,56 €
Source Jacques Sigot

sur cheminsdememoire.gouv.fr

Publié dans HISTOIRE, Non classé | Pas de Commentaire »

Emploi des jeunes : les mesures Sarkozy

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 avril 2009

Publié sur l’Humanité.fr

Une aubaine : Jeunes en soldes !

Emploi des jeunes : les mesures Sarkozy dans Politique nationale sarko_emploi

La présidente du MEDEF a laissé éclater hier sa satisfaction : « Le MEDEF approuve sans réserve le plan pour l’emploi des jeunes. » Ben voyons, c’est vrai qu’il constitue une grande braderie, où la jeunesse devient un problème plutôt qu’une solution. Où le travail humain est un coût plutôt que source de création de richesses…
Décryptage des mesures Sarkozy annoncées vendredi. L’éditorial de l’Humanité, par Maurice Ulrich.

Au nom de quelle perversion idéologique les entreprises, selon les mots de l’UNEF, devraient-elles être « dédommagées » pour accepter les jeunes et profiter au coût le plus bas de leur force de travail et de leurs talents ? Le plan emploi présenté hier par Nicolas Sarkozy avait toutes les apparences d’une grande braderie. Et des exonérations de charges pour toutes les entreprises, et une prime de 1 800 euros par-ci, une de 1 000 euros par-là… Ils sont frais mes jeunes, ils sont bien frais et pas chers.

Voilà des années que la jeunesse serait un problème et non une solution. Et voilà des années que le travail humain serait en quelque sorte un coût pour les entreprises et non la source de la création de richesses pour toute la société, et pas seulement pour aller aux actionnaires. Le chef de l’État, assisté de Martin Hirsch, prétend aider la jeunesse. Ils la méprisent. Car il faut regarder les chiffres.

Lire la suite… »

Publié dans Politique nationale, PRECARITE | Pas de Commentaire »

Roms : Au pays des droits de l’Homme, ils trinquent !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 avril 2009

Lu sur politis.fr
Est-ce ainsi que les roms vivent ?

jeudi 23 avril 2009, par Jean-Claude Renard

On les apprécie quand ils jouent du violon, synecdoque d’un folklore sympathique. Après, c’est une autre affaire. Ils sont voleurs de poules, sinon d’enfants. Des gueux mendiants exploitant leurs mômes, qui roulent en Mercedes tractant des caravanes. En réalité, les Roms, ces « gens du voyage » dans le politiquement correct, sont surtout en bas de l’échelle de l’exclusion.

Lire la suite sur :

http://www.politis.fr/article6805.html

Publié dans Politique nationale, Racisme - Xenophobie | Pas de Commentaire »

Humour : le mot juste

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 avril 2009

Le mot juste

Le Président Sarkozy visitait une école primaire. Le professeur a demandé au Président s’il voulait bien mener la discussion
autour du mot ‘tragédie’.

Alors l’illustre meneur demanda à la classe un exemple de ‘tragédie’.

Un petit garçon se leva et proposa:
 » Si mon meilleur ami, qui vit dans une ferme, était en train de jouer dans le champ et qu’un tracteur lui roule dessus et le tue, ce serait une tragédie. »

« Non », dit Sarkozy, « ce serait un accident. »

Une petite fille leva la main :  » Si un bus scolaire transportant 50 enfants tombait d’une falaise, et que tout le monde serait tué à l’intérieur, ça
serait une tragédie. »

« Je crains que non », expliqua le Président. « C’est ce qu’on appellerait une grande perte. »

Le silence se fit dans la salle. Aucun autre enfant ne se porta volontaire.


Sarkozy chercha dans la salle: « N’y a-t-il personne ici qui puisse me donner un exemple de tragédie ? »

Finalement, au fond de la salle, un petit garçon leva la main… D’une voix calme il dit :
« Si l’avion présidentiel vous transportant était frappé par un tir de missile ami et était complètement désintégré, ça serait une tragédie ! »

 » Formidable ! ! !  » s’exclama Sarkozy. « C’est exact ». Et peux-tu nous dire pourquoi ce serait une tragédie ? »

« Eh bien », dit le garçon, « il faut bien que ce soit une tragédie, car ce ne serait certainement pas une grande perte,
et probablement pas un accident non plus ! »

Publié dans Humour | Pas de Commentaire »

Suppression de la taxe professionnelle : les ménages paieront la facture !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 avril 2009


Vers un Big Bang des finances locales

RÉVÉLATION. Un document élaboré par Bercy, que publie l’Humanité, détaille le dispositif de suppression de la taxe professionnelle. La facture serait supportée par les ménages tandis que les collectivités perdraient la maîtrise de leur budget.

« Il y aura bel et bien un transfert d’impôts sur les ménages… » selon Maxime Camuzat, conseiller général communiste du Cher.


Une bombe à retardement est amorcée pour faire imploser le financement des collectivités locales. Le compte à rebours est enclenché. Un document élaboré par le ministère de l’Économie et des Finances détaille le dispositif de suppression de la taxe professionnelle (TP) sur les équipements productifs payée par les entreprises aux collectivités, annoncée par Nicolas Sarkozy le 5 février dernier. Le gouvernement veut aller très vite : l’avant-projet de réforme devrait être bouclé en mai, pour être intégré dans la loi de finances pour 2010 débattue à l’automne. Avant la fin de l’année, serait donc voté par le Parlement le principe de la disparition définitive de la TP. Son entrée en vigueur s’étalerait sur 2010 et 2011, parallèlement à la mise en place d’un nouveau « schéma définitif de financement des collectivités ».

Lire la suite sur :

http://www.humanite.fr/VERS-UN-BIG-BANG-DES-FINANCES-LOCALES

 

Publié dans Politique nationale | Pas de Commentaire »

Alliot-Marie veut voir les têtes dans les manifs

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 avril 2009

 

Les cagoules, les capuches relevées et les écharpes qui cachent le visage, la ministre n’aime pas beaucoup. Elle propose un décret les interdisant.

 

 «Je viens de soumettre au Premier ministre un projet de décret pour interdire le port de la cagoule ou tout autre élément pour se dissimuler dans les manifestations. »

 

Lire la suite sur :

http://www.liberation.fr/politiques/0101562409-alliot-marie-veut-voir-les-tetes-dans-les-manifs

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Lire le commentaire de Filou sur :

http://www.amusoire.net/?2009/04/17/677-fous-ta-cagoule

 

Publié dans LIBERTES, Politique nationale | Pas de Commentaire »

Toyota Onnaing : « Plutôt crever que d’arrêter la grève »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 avril 2009

Chez Toyota Valenciennes, rien ne va plus

Automobile . Première grève à l’usine qui produit la Yaris dans le Nord. Les salariés, en lutte depuis le 3 avril, demandent le paiement à 100 % du chômage partiel.

Visible depuis la route, la fumée noire, filant à l’horizontale, plaquée au sol par le vent et la pluie, marquait le lieu du rassemblement. Près du gros feu de pneu, une centaine de personnes étaient réunies hier sur le parking de l’usine Toyota d’Onnaing, près de Valenciennes (Nord). C’était le quatorzième jour d’une grève historique, la première sur le site. Le mouvement a démarré spontanément le vendredi 3 avril. Hier, ils étaient près de 400 grévistes, réduisant la production d’environ un tiers, selon la CGT et FO. Et ça continue, une réunion du comité de grève a lieu ce matin. « L’objectif est de faire de Toyota, un point de ralliement de toutes les luttes de la région », explique Éric Pecqueur, délégué CGT. Hier, des employés de Renault Douai, Faurecia ou encore Thyssen Krupp étaient venus soutenir le mouvement. Arlette Laguiller (LO), Olivier Besancenot (NPA) et Alain Bocquet (PCF) se sont également succédé au micro, pour appuyer les salariés.

Le Toyota Way conduit au mépris

« Tout est parti des propos de notre directeur, qui nous ont été rapportés par un chef d’équipe », raconte Séverine, minuscule sous son grand parapluie. « Didier Leroy a dit : « Je préfère crever plutôt que de donner aux salariés.« 

Lire la suite sur :

http://www.humanite.fr/2009-04-17_Politique_Chez-Toyota-Valenciennes-rien-ne-va-plus

 

A écouter sur :

http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Automobile/Constructeurs/2009/04/17/article_production-bloqu-eacute-e-chez-toyota-et.shtml

les réactions du directeur de la communication de Toyota Onnaing et du délégué syndical CGT. 

 

Publié dans Luttes, SOCIAL, Syndicats | Pas de Commentaire »

En pleine crise, la spéculation financière continue !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 avril 2009

Lu sur le site du PCF

En pleine crise, la spéculation financière continue ! dans ECONOMIE arton3651-4bd63

 

On pourrait croire, au vu de la chute vertigineuse des indices boursiers et des capitalisations, des énormes pertes affichées, que la spéculation est en sommeil, malade de ses excès, allongée sur ses canapés de dollars, accablée par la « gueule de bois » des lendemains d’ivresse. C’est oublier que, si elle prospère sur les cimes du CAC 40 et du Dow Jones, elle peut aussi faire ses choux gras des malheurs du monde.

Bref, contrairement à ce que l’on pourrait penser et en dépit des colères de théâtre de Nicolas Sarkozy, en pleine crise, la spéculation continue de frapper. Thomson, le groupe de l’audiovisuel, vient de l’illustrer. Aujourd’hui, au bord de la faillite, il doit, avant la fin avril, faire face à une dette de 2,1 milliards d’euros qu’il est incapable de rembourser. La liquidation du groupe risque cependant d’entraîner de lourdes pertes pour les banques créancières. Aussi, les spéculateurs – éventuellement les traders de ces mêmes banques – font-ils l’hypothèse que, plutôt que de demander la liquidation de Thomson, elles vont essayer de convertir la dette en capital, devenant ainsi propriétaires du groupe. Dès lors, ils se sont lancés dans une nouvelle opération : ils ont commencé à vendre leurs titres de dette de Thomson pour acheter des actions du groupe au plus bas prix en espérant qu’après la prise de contrôle, son cours augmentera.

Ils n’auront plus alors qu’à vendre. Pour favoriser l’opération, le groupe a annoncé son intention de céder des actifs et de réduire ses charges. Pour les vautours de l’argent, le marché de la dette des entreprises est, dans le contexte de crise actuel, particulièrement intéressant. Les besoins de financement de celles-ci sont de plus en plus difficiles à satisfaire. Les groupes de l’automobile ou de la construction doivent ainsi assurer des primes de risque aux investisseurs et leur servir des taux d’intérêt très supérieurs à ceux du marché. Lafarge, le géant français du ciment, tente de tourner la difficulté en réalisant une augmentation de capital, mais il y a de fortes chances qu’il soit obligé de fixer un prix de souscription inférieur de 40 % au cours de Bourse. Là aussi, ces « primes de risque » ont pour contrepartie des cessions d’actifs et des réductions d’emplois.

Cette spéculation est encouragée par le type de relance engagée par les gouvernements des grands pays capitalistes. C’est ainsi que le plan du secrétaire d’État au Trésor des États-Unis, Timothy Geithner, apporte des garanties et des financements publics à tous les investisseurs désireux de réaliser une bonne affaire en acquérant à bon compte les actifs pourris des banques américaines afin de les revendre quand le marché reprendra, en réalisant au passage une plus-value. Les plans européens, le français notamment, engagés sans que soient établis des critères d’attribution des aides aux banques favorables à l’emploi et à la croissance, risquent de donner également de nouvelles munitions aux fauteurs de crise.

Publié dans ECONOMIE, PCF | Pas de Commentaire »

Appel unitaire pour le 1er mai

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 avril 2009

Un nouveau temps fort de mobilisation

« Faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation »

Communiqué commun des organisations syndicales- CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA.

L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.

Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009.

Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en œuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.

C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat.

Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.

Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.

En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…)

Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.

Le 30 mars 2009

Publié dans Luttes, SOCIAL, Syndicats | Pas de Commentaire »

Rosa Luxembourg : les origines du 1er mai

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 avril 2009

Publié sur :

http://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1894/05/rl18940501.htm

 

 1894 Un article publié dans le journal polonais « Sprawa Robotnicza »

Quelles sont les origines du 1er mai ?

Rosa Luxembourg*

L’heureuse idée d’utiliser la célébration d’une journée de repos prolétarienne comme un moyen d’obtenir la journée de travail de 8 heures (1), est née tout d’abord en Australie. Les travailleurs y décidèrent en 1856 d’organiser une journée d’arrêt total du travail, avec des réunions et des distractions, afin de manifester pour la journée de 8 heures. La date de cette manifestation devait être le 21 avril. 

Au début, les travailleurs australiens avaient prévu cela uniquement pour l’année 1856. Mais cette première manifestation eut une telle répercussion sur les masses prolétariennes d’Australie, les stimulant et les amenant à de nouvelles campagnes, qu’il fut décidé de renouveler cette manifestation tous les ans. 

De fait, qu’est-ce qui pourrait donner aux travailleurs plus de courage et plus de confiance dans leurs propres forces qu’un blocage du travail massif qu’ils ont décidé eux-mêmes ? 

Qu’est-ce qui pourrait donner plus de courage aux esclaves éternels des usines et des ateliers que le rassemblement de leurs propres troupes ? 

 Donc, l’idée d’une fête prolétarienne fut rapidement acceptée et, d’Australie, commença à se répandre à d’autres pays jusqu’à conquérir l’ensemble du prolétariat du monde. Les premiers à suivre l’exemple des Australiens furent les États-Uniens. 

En 1886 ils décidèrent que le 1° mai serait une journée universelle d’arrêt du travail. Ce jour-là, 200.000 d’entre eux quittèrent leur travail et revendiquèrent la journée de 8 heures. Plus tard, la police et le harcèlement légal empêchèrent pendant des années les travailleurs de renouveler des manifestations de cette ampleur. 

Cependant, en 1888 ils renouvelèrent leur décision en prévoyant que la prochaine manifestation serait le 1° mai 1890. Entre temps, le mouvement ouvrier en Europe s’était renforcé et animé. La plus forte expression de ce mouvement intervint au Congrès de l’Internationale Ouvrière en 1889 (2). 

A ce Congrès, constitué de 400 délégués, il fut décidé que la journée de 8 heures devait être la première revendication. 

Sur ce, le délégué des syndicats français, le travailleur Lavigne (3) de Bordeaux, proposa que cette revendication s’exprime dans tous les pays par un arrêt de travail universel. 

Le délégué des travailleurs américains attira l’attention sur la décision de ses camarades de faire grève le 1° mai 1890, et le Congrès arrêta pour cette date la fête prolétarienne universelle. 

A cette occasion, comme trente ans plus tôt en Australie, les travailleurs pensaient véritablement à une seule manifestation. Le Congrès décida que les travailleurs de tous les pays manifesteraient ensemble pour la journée de 8 heures le 1° mai 1890. Personne ne parla de la répétition de la journée sans travail pour les années suivantes. 

Naturellement, personne ne pouvait prévoir le succès brillant que cette idée allait remporter et la vitesse à laquelle elle serait adoptée par les classes laborieuses. Cependant, ce fut suffisant de manifester le 1° mai une seule fois pour que tout le monde comprenne que le 1° mai devait être une institution annuelle et pérenne. 

 Le 1° mai revendiquait l’instauration de la journée de 8 heures. 

Mais même après que ce but fut atteint, le 1° mai ne fut pas abandonné. 

 Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites, le 1° mai sera l’expression annuelle de ces revendications. 

Et, quand des jours meilleurs se lèveront, quand la classe ouvrière du monde aura gagné sa délivrance, alors aussi l’humanité fêtera probablement le 1° mai, en l’honneur des luttes acharnées et des nombreuses souffrances du passé. 

 

 Rosa Luxembourg, « Sprawa Robotnicza », 1894

(1) L’usage était alors une journée de travail d’au moins 10 à 12 heures par jour.

(2) Il s’agit du premier congrès de la II° internationale.

(3) Raymond Lavigne (1851- ?), militant politique et syndicaliste. 

*

Rosa Luxemburg

 

Rosa Luxembourg : les origines du 1er mai dans Luttes 220px-Rosa_Luxemburg

Naissance 5 mars 1871
Zamość
Décès 15 janvier 1919
Berlin
Profession(s) Militante et théoricienne marxiste, socialiste et communiste, révolutionnaire, polonaise naturalisée allemande

Source :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Luxemburg

 

Rosa Luxemburg

 

(1871–1919)

Militante polonaise, fondatrice du SPDiL (Parti Socialiste de Pologne et de Lithuanie). Émigre pour suivre ses études et s’intalle à Berlin. 

Elle sera en Allemagne la dirigeante incontestée de la gauche du SPD. A ce titre, elle dirige la lutte qui s’engage contre le révisionnisme montant dans la social-démocratie et théorisé par E. Bernstein.

En août 1914, elle est opposée au vote des crédits de guerre et s’engage dans le processus de regroupement menant en 1915 à la fondation de la ligue Spartakiste, qui se transformera en KPD (1918). Incarcérée durant la guerre pour son activité.

Dirigeante de la révolution allemande de 1918/19. Assassinée après son arrestation, suite à l’échec de la tentative d’insurrection de janvier 1919.


+ d’infos sur :

http://www.drapeaunoir.org/allemagne/rosa.html

 

Premier mai 1891 à Fourmies :

http://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1891-la-boucherie-de-fourmies-du-1er-mai-lafargue/

Publié dans Luttes, PCF, Syndicats | Pas de Commentaire »

1...34567...12
 

ahmed remaoun |
Fabrice FRICHET |
LE BLOG EDUCATIF |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ALGERIE/ PARTIS POLITIQUES/...
| MATTNA
| Bloc-notes de Raoul d'Andrésy