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Patrons et ministres jettent de l’huile sur le feu

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 avril 2009

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Article publié dans l’Humanité d’aujourd’hui

« Prise d’otages », « sabotage », « saccage » :

le gouvernement choisit ses mots pour criminaliser les luttes sociales.

Délégué général de la « nouvelle » UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), Jean-François Pilliard, sait, quand il le faut, renouer avec la longue tradition antisyndicale de la puissante fédération patronale de la métallurgie, et ça ne doit sans doute rien au hasard si c’est lui, justement, un des héritiers des inventeurs des fameuses caisses « antigrèves », qui a été, début avril, le premier à monter au créneau contre les « séquestrations » de dirigeants d’entreprises.

Le 2 avril, au lendemain du coup de colère des « Cater » en lutte contre cinq de leurs patrons, il se déclarait, dans l’Usine nouvelle, « étonné » d’entendre le président de la République prétendre « sauver » les usines « sans même songer à condamner des actes contraires au droit le plus élémentaire et à lancer un appel de retour au calme ».

Depuis lors, sous la pression du patronat, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont changé de pied. A présent, on passe rapidement sur les larmes de crocodile pour les milliers de licenciés pour mieux rentrer dans l vif du sujet : les « prises d’otages », les « sabotages » et les « saccages »…

Pas un jour ne passe sans une gesticulation ferme et décidée contre les « fauteurs » de lutte : François Fillon condamne les « coupures » sur les réseaux de distribution EDF et GDF, Brice Hortefeux encourage les patrons à porter plainte contre X pour « séquestration » et Michèle Alliot-Marie réclame « des interpellations et des déferrements » contre les « Conti » identifiés comme auteurs des « dégradations volontaires graves commises en réunion sur des biens d’utilité publique » à la sous-préfecture de Compiègne (Oise). Et, pendant ce temps, à Grenoble, alors que le gouvernement a chanté, sur tous les tons et surtout à l’impératif, en début de semaine dernière, la nécessité de faire valider le plan social par référendum, il laisse désormais la direction de Caterpillar manoeuvrer seule contre ses salariés.

T. L.

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