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Les sportifs antillais soutiennent le mouvement de protestation

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009

d’après RFO.fr (extraits de l’article de Ismail Mohammed Ali)

La communauté antillano-guyanaise prépare une grande manifestation samedi 21 février à Paris pour marquer son soutien au mouvement de protestation du LKP et à la grève générale qui dure maintenant depuis cinq semaines  à la Guadeloupe.

De nombreux sportifs tels Trésor, Pérec, Thuram, Flessel, Nisima, Aaron ou Gentil ont exprimé leur solidarité avec le peuple guadeloupéen. Certains d’entre eux devraient être présents à la manifestation du 21 février.

Marie-José Pérec :

A L’Equipe, elle a confié communiquer « aussi par téléphone avec ma famille et mes amis qui vivent là-bas, à Basse-Terre. Il y a un vrai malaise. Les Guadeloupéens ont été très déçus par notre président de la République, qui n’a pas eu un mot pour eux lors de son allocution télévisée du 5 février. Depuis, tous ont le sentiment d’être délaissés, méprisés (…) 60 000 personnes qui défilent dans les rues, c’est énorme pour une île qui compte 400 000 habitants. Les Guadeloupéens sont mécontents à raison. Au-delà de la lutte contre la vie chère, ils ont l’impression qu’on ne les écoute pas (…) Comprenez que leur revendications sont justes, avec un coût de la vie supérieur de 30 à 40 % plus élevé qu’en métropole. Il est important de prendre des décisions pour les aider à surmonter la crise et ne pas laisser les choses se dégrader. Ce qui me frappe depuis le début de la contestation, c’est que la majorité des manifestants est jeune, déterminée, prête à se battre jusqu’au bout. Et, je n’ai qu’une crainte : que les choses empirent. Ma famille, mes amis sont là-bas… »

Marius Trésor dénonce les riches…
Marius Trésor, capitaine de l’équipe de France de football demi-finaliste au Mondial 1982, a aussi réagit. Le natif de Sainte-Anne en Guadeloupe a déclaré que « les gens en ont assez de travailler pour les autres et de ne pas voir le fruit de leur travail. C’est vrai que les gens qui détiennent la richesse des îles ne font rien pour que cela change. J’ai vu et lu pas mal de déclarations de gens qui détiennent les supermarchés. Au lieu de faire en sorte que cela se calme, ils mettent au contraire de l’huile sur le feu. Les gens qui s’occupent d’importer et d’exporter la banane font des profits énormes sur le dos des producteurs ». Il s’est interrogé sur la pertinence et la justesse qu’« une tablette de chocolat vendue deux euros et quelques en France, puisse coûter jusqu’à huit euros là-bas ».

L’esclavage, toujours dans les mémoires
Certains sportifs ajoutent à la question de la vie chère des raisons liées à la carte sociologique de la société antillaise. Pascal Gentil n’est pas étonné par la gravité de la crise socio-économique frappant les Antilles. « Je ne suis finalement pas trop surpris de voir la situation évoluer de la sorte. C’est une situation à laquelle j’ai été confronté assez tôt. J’avais la chance de partir aux Antilles, tous les trois ans, avec mes parents et j’étais déjà stupéfait d’observer cette hausse des prix spectaculaire. Je me demandais pourquoi une plaquette de beurre coûte  si chère aux Antilles. Il y avait déjà un climat social en latence. Quand on travail et que l’on n’arrive pas à subvenir aux besoins de sa famille, il est normal qu’à un moment donné on en arrive à taper du poing sur la table. Il faut réguler tout ça ! Soit les salaires augmentent, soit ils baissent les prix des matières premières. Il y a beaucoup de souffrances. Je pense que c’était primordial que les gens descendent dans la rue. Je salue sincèrement la dignité avec laquelle jusqu’à présent ces manifestations se sont déroulées. Ils l’ont fait avec beaucoup de dignité. Je tiens à féliciter les Antillais pour ça. Savoir aussi pour le cas de la Martinique que quelques milliers de personnes dirigent l’économie de tout un département… L’esclavage a été certes abolit mais une certaine forme d’esclavagisme perdure encore en quelque sorte. Ce ras-le-bol est légitime. Maintenant j’espère que le gouvernement fera ce qu’il faudra rapportera des réponses et appuiera là où il le faudra au niveau du privé pour trouver des solutions », argumente le double médaillé de bronze aux Jeux Olympiques d’Athènes (2004) et de Sydney (2000).

 Limian Thuram :

« Si vous vivez en Guadeloupe, vous en connaissez la réalité de. Il faut seulement comprendre. S’il y a 60 000 personnes dans les rues, c’est qu’il y a une raison. On ne se rend pas compte que l’esclavage, c’était hier. Pour certaines personnes c’est très très loin, mais pour la société antillaise, c’est tout près, parce qu’on n’a jamais fait le deuil, jamais eu de discussion de fond. » Tout comme son homologue le taekwondoïste français, Lilian Thuram tient à rappeler que « l’histoire de la Guadeloupe, c’est l’histoire de l’esclavage, ça existe encore aujourd’hui. Il y a encore des gens qui dirigent la Guadeloupe et qui s’appellent les békés ». Les descendants des anciennes familles esclavagistes vivant concentrent ainsi bon nombre de critiques. Marie-José Pérec y va aussi de son couplet : « Avez-vous vu Les Derniers Maîtres de la Martinique ? Pour moi, cet état d’esprit est très difficile à supporter. Les Antillais n’ont pas suffisamment accès aux postes à responsabilité, dans les entreprises privées, dans l’administration. Il faut que cela change. Et aujourd’hui qui nous représente ? Le LKP, un comité populaire. J’ai vraiment peur que ça explose, qu’il y ait des morts. Il faut absolument parvenir à une entente. L’Etat français en a le pouvoir (…) Je suis très remonté, touché, inquièt. J’attends beaucoup de cette réunion [entre le président de la République et une délégation d’élus de l’Outre-mer toutes tendances politiques confondues] pour apaiser les esprits. La Guadeloupe fait partie de la France, ce n’est pas seulement une île à 7 000 kilomètres de Paris. Il faut vite dialoguer et communique… »

Pascal Gentil, qui reconnait n’avoir jamais mis un pied de sa vie dans une manifestation, se rendra pourtant, le 21 février prochain, à la grande mobilisation de solidarité aux mouvements sociaux antillais. Marie-José Pérec et d’autres sportifs de haut niveau ne devraient pas être loin de lui dans le cortège aux côtés de milliers d’autres Ultramarins.

 

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Sommet de l’OTAN : Sarkozy veut être vu aux côtés du Secrétaire général !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009

lu sur :

http://sarkozynews.canalblog.com/

 

Au sommet de l’OTAN : Sarkozy manigance une chicane au sujet de l’ordre des places assises

EFG

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logo_spiegel

14.02.2009

NATO-GIPFEL

Sarkozy zettelt Streit über Sitzordnung an

Frankreichs Staatspräsident Sarkozy nervt mal wieder mit seinen Extratouren. Beim anstehenden Nato-Gipfel in Straßburg, Baden-Baden und Kehl Anfang April will er entgegen den Usancen partout neben dem Nato-Generalsekretär sitzen. Nach SPIEGEL-Informationen drohte er gar mit Boykott.

lire_la_suite78http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,607601,00.html

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Traduction

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Sarkozy manigance une chicane au sujet de l’ordre des places assises

Le Président Sarkozy énerve à nouveau avec ses tournée spéciales. Au sommet de l’OTAN ,qui aura lieu début Avril à Srasbourg, Baden Baden et Kehl, il veut, contrairement aux usages ,s’asseoir aux côtés du Secrétaire Général de l’OTAN. D’après les informations du Spiegel, il a menacé de boycott.

Avec cette chicane autour de l’ordre des places assises, le  Président Sarkozy , très soucieux de son image médiatique,a depuis des semaines maintenu  en haleine les diplomates du siège central de Bruxelles.. Il bouderait les rencontres de Strasbourg, Baden Baden et Kehl, s’il ne pouvait s’asseoir directement à côté du Secrétaire Général de l’OTAN, a-t-il fait transmettre à Bruxelles.

Jusqu’à présent il était habituel que les chefs d’Etat et de Gouvernement prennent place autour de la table dans l’odre alphabétique anglais.

La menace des Français de faire avorter la rencontre pour fêter  les 60 ans de la fondation de l’Alliance, a été l’occasion d’un compromis diplomatique : aussi longtemps que les caméras de TV seront dans la salle, Sarkozy pourra s’asseoir à la droite du Secrétaire Général et la Chancelière Angela Merkel à gauche. Dès que les chefs d’état et de gouvernements des 26 pays participants se retireront pour des délibérations à huis clos ,commencera un changement de places.

Derrière les portes fermées Sarkozy et Merkel devront déménager et les chefs de l’ OTAN reprendront leurs places habituelles : De Hoop sera flanqué d’un côté du Secrétaire du Conseil de l’Otan, un diplomate, suivi par le premier Ministre belge. De l’autre côté prendra place le Secrétaire général adjoint, suivi par le Président américain OBAMA

 

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18 février

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009

vu sur :

http://sarkozynews.canalblog.com/archives/le_nouvel_observateur/index.html

 

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Nono

18022009

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Eradiquer la misère : un livre, un projet, un défi

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009

Un ouvrage de référence accessible aux lycéens, aux acteurs de terrain, aux chercheurs et à tous les citoyens.
Éradiquer la misère

Démocratie, mondialisation et droits de l’homme*

Coordonné par Xavier Godinot, avec la collaboration de Floriane Caravatta, Marilyn Ortega Gutierrez, Alasdair Wallace, Patricia et Claude Heyberger, Rosario Macedo de Ugarte et Marco Aurelio Ugarte Ochoa.

Ce livre plonge le lecteur dans les récits de vie de personnes en situation de grande pauvreté sur quatre continents. L’ouvrage analyse les conditions nécessaires à la reconnaissance des individus et à leur accès aux droits fondamentaux. Il confronte ensuite, à la lumière de ces récits, les thèses des économistes qui ont travaillé sur les liens entre mondialisation et extrême pauvreté. Il éclaire enfin l’articulation entre transformation personnelle et transformation sociale, faisant le constat que la misère n’est pas seulement un problème d’extrême pauvreté matérielle, mais aussi de rejet, de mépris et d’exclusion sociale.

« L’égalité politique ne peut se construire qu’avec l’égalité sociale. L’intérêt de cet ouvrage est de montrer comment on peut construire l’égalité sociale. Il décrit comment des gens qui n’ont rien mettent ensemble ce rien,  et cela représente le début de quelque chose. Il montre que du sentiment d’injustice peut naître une mobilisation collective… » Nonna Mayer, directrice de recherche CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po).

 

* Presses Universitaires de France, 2008, 436 pages, 18 euros

 

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Les rouges et la crise de 1929

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009


« - Vous avez vu ce qu’il y avait dans le journal, à propos de ces agitateurs, là-haut, à Bakersfield ?

- Oui, répondit Wilkie. Ils disent tout le temps ça.

- Eh bien ! j’y étais. Y avait pas d’agitateurs. Des rouges comme ils les appellent. Et d’abord, qu’est-ce que c’est que ces rouges, bon Dieu ? (…)

- Y a un tas de gens qui aimeraient bien savoir ce que c’est que ces rouges. (Il se mit à rire.) Un gars de chez nous l’a découvert, ce que c’était. (…)

Un nommé Hines, l’a quéq’ chose comme trente mille arpents de pêches et de la vigne, une usine de conserves et un pressoir. Toujours est-il qu’il n’arrêtait pas de parler de ces salauds de rouges. « Ces salauds de rouges, ils mènent le pays à sa perte » qu’il disait ; et aussi: « Faut les foutre dehors, ces cochons de rouges. » Et il y avait un jeune gars qui venait juste d’arriver dans l’Ouest, et qu’était là à l’écouter et un beau jour il fait : « M’sieu Hines, y a pas longtemps que j’ suis là ; j’ suis pas bien au courant, qu’est-ce que c’est au juste que ces salauds de rouges ? » Alors Hines lui dit comme ça : « Un rouge, c’est n’importe quel enfant de garce qui demande trente cents de l’heure quand on en paie vingt-cinq ! » Alors, voilà le petit gars qui réfléchit un bout, qui se gratte la tête et qui dit : « Mais nom d’un chien, m’sieu Hines, j’ suis pas un enfant de garce, mais si c’est ça un rouge, eh ben moi, je veux avoir trente cents de l’heure. Tout le monde le veut. Eh bon Dieu alors on est tous des rouges, m’sieu Hines. »

John STEINBECK, Les raisins de la colère, Gallimard, Folio, 2002 (1939), p.418

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Santé

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009

lu dans Siné Hebdo n°24 – mercredi 18 février

  • Une question de santé publique

Les maladies professionnelles sont largement sous-estimées dans leur ampleur et leur gravité : la dernière enquête Sumer du ministère du Travail décompte 2,4 millions de salariés (soit 13,5 % d’entre eux) exposés à des produits cancérigènes. Avec les troubles musculo-squelettiques, les troubles psychosociaux, la surdité, l’amiante, les AVC (accidents vasculaires cérébraux), la santé au travail est bien une question de santé publique. Les formes précaires et atypiques de travail – sous-traitance, saisons – accroissent les risques.

  • Hippocrate ? J’avais entendu hypocrite (extrait de l’article de Georges Federmann)

« Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent… et n’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail«  (extrait du serment d’Hippocrate)

La saisine de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) par le Comegas (Collectif des médecins généralistes pour l’accès au soin), pour la deuxième fois en deux ans, au sujet du refus de soins opposé par certains professionnels de la santé aux bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU) montre bien que beaucoup de médecins continuent à considérer, avec bon nombre de politiques, la pauvreté comme une sorte de punition divine qui vient frapper ceux qui ont péché ou démérité. Comme au Moyen Âge.

L’assurance maladie elle-même, depuis juin 2008, autorise les médecins à porter plainte ou réclamation contre les bénéficiaires de la CMU dont « certains comportements seraient considérés comme abusifs : rendez-vous manqués, retards injustifiés, traitements non suivis, exigences exorbitantes ».

Jadis, donc, on considérait que les « fous » et les vénériens devaient leur état au fait d’avoir commis une faute. On peut se demander si aujourd’hui ce type de conviction n’est pas toujours à l’oeuvre dans notre société « moderne-parce-que-matérialiste », qui n’arrive pas à admettre qu’elle puisse, dans son espace démocratique idéalisé, générer de la pauvreté, de la souffrance, de l’exclusion, du malheur et de la mort.  

Vidéo : Siné à la fête de l’Huma
http://www.dailymotion.com/video/x6sau8_sine-hebdo-a-la-fete-de-lhuma_fun

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Réactions aux propositions de Nicolas Sarkozy

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009

Celui qui parle ignore que celui qui écoute est malin (proverbe africain)

Le montant des  mesures annoncées est de 2,6 milliards d’euros.

« L’esprit de justice présidentiel demeure pingre !«  (Jean-Marc Ayrault)
 

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT :

« Il va falloir, pour aller au-delà des mesures à caractère social immédiates, pousser plus fort pour changer vraiment la situation en matière d’emploi, de rémunération et je dirais même en matière de considération à l’égard des salariés.

« Nous nous rendrons naturellement à la rencontre unitaire de lundi avec l’esprit de travailler à un prochain rendez-vous revendicatif qui est programmé le 19 mars ».

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT :

« Face à la situation des salariés actuellement, les mesures gouvernementales annoncées sont insuffisantes ».

« Comme l’action syndicale commence à payer, la CFDT estime qu’il faut continuer de faire pression sur le gouvernement et sur le patronat pour aller jusqu’à un vrai changement de cap. »

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière :

« C’est beaucoup trop court et il y a des oublis ».

« Il faut maintenir la pression pour faire bouger les lignes, encore plus fortement ».

« Il faut pousser sur les salaires, sur les questions des jeunes et des seniors (et) maintenir le 19 mars ».

Jacques Voisin, président de la CFTC :

« Le compte n’y est pas, je pense notamment à la question des salaires dans les entreprises ».

« Les lignes ont bougé car un effort a été fait pour les familles modestes et au niveau de l’imposition et en direction des jeunes, mais bien insuffisant ».

« Ce n’est pas avec ces mesures ponctuelles que nous règlerons ces questions de fond qui nous seront posées dans le temps par tous ceux qui sont concernés par les dégâts occasionnés par la crise ».

Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC :

« J’ai demandé à ce qu’on ait enfin un vrai débat sur la fiscalité et le revenu net disponible dans notre pays pour que tous et toutes aient conscience qu’on mène une politique sociale faite de manière juste, cohérente et équitable ».

Henri Emmanuelli (député PS).  Ces mesures «ne constituent en réalité qu’un train de mesurettes, qui laisse sur le quai les vraies attentes des Français en matière de pouvoir d’achat». «Annoncer entre 1,6 et 2,6 milliards d’euros en faveur des classes démunies, soit moins de 0,1% du PIB, n’est pas à la hauteur de l’enjeu». «L’impression de saupoudrage domine». «Nicolas Sarkozy a peut-être répondu au Medef mais certainement pas aux salariés de ce pays».

Jean-Luc Mélenchon (fondateur du Parti de gauche). «Pirouettes et causettes ne font pas une politique à la hauteur des circonstances». «Une fois de plus, le président ruse et agite des leurres. Il profite de la crise pour faire avancer encore le modèle de société où les salariés et l’Etat sont mis à contribution tandis que les actionnaires voient leurs superprofits épargnés et leur égoïsme social encouragé».

Benoît Hamon, porte-parole du PS : « Annoncer 2,6 milliards d’aides sociales, c’est presque cent fois moins qu’aux Etats-Unis. Le chef de l’Etat a distribué les restes du banquet des banquiers, il s’est contenté de faire l’aumône aux plus fragiles », estime-t-il. « C’est un baume, cela va soulager un peu les difficultés mais ce qu’on attendait c’était de la justice sociale ».

 

 

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MCA

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009

Kangoo Be Bop commercialisé à la mi-mars

Le nouveau-né de la gamma Kangoo a été présenté mardi à l’usine MCA.
Le directeur de MCA est rassuré…  mais les salariés chômeront encore cinq jours en mars !!!

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Guadeloupe : témoignage d’Alex Lollia blessé par les forces de police le 16 février

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009

Témoignage extrait du communiqué d’Alex Lollia :

Au peuple guadeloupéen mobilisé !

J’étais comme beaucoup d’autres camarades en lutte sur le terrain et notre démarche était pacifique : c’est celle qui a été définie par le L.K.P. Je suis un combattant aux mains nues ! Or en face de nous, les forces de police n’ont pas hésité à nous agresser sauvagement. Avec des camarades de l’U.G.T.G. et de la C.T.U., nous faisions tout pour calmer le jeu et encadrer les manifestants qui étaient pour la première fois venus nous apporter leur soutien. Nous avons vu tomber sur nous une véritable tornade de coups de matraque alors que nous avions déjà quitté les abords de la route nationale. Les « mamblo » nous ont pourchassés dans les ruelles de Belle-Plaine et même dans la mangrove, ils n’ont pas abandonné leur traque. C ‘est ainsi que j’ai compris qu’ils n’étaient pas seulement venus lever des barrages mais qu’ils étaient venus « casser du nègre » comme ils l’ont dit eux-mêmes. Ils m’ont encerclé et frappé. Je dois vous préciser ce qu’ils m’ont dit car je veux que vous compreniez à qui nous avons affaire.

Lorsque je recevais des coups de pieds dans le ventre et que je me traînais par terre, voilà ce qu’ils m’ont dit : « On a vu ta sale gueule à la télé, on va te la casser et tu ne pourras plus la montrer. On va vous casser sales nègres, chiens de nègres ! » J’ai vu qu’ils traînaient par les cheveux, une femme du quartier qui manifestait son indignation lorsqu’ils m’ont frappé. Ma seule arme a été de crier, d’hurler ce qui a provoqué la colère des habitants du quartier. C’est comme cela que j’ai pu en réchapper. Je ne sais ce qui est advenu de cette dame et je lui envoie, de mon lit, mon salut militant. Je la remercie d’avoir eu le courage, elle qui m’a sauvé avec les voisins du quartier. On dit que les Guadeloupéens sont des lâches mais voilà un exemple d’engagement et de courage.

 

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Violences en Guadeloupe : Elie Domota s’exprime

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 février 2009

lu sur Afrik.com

 
Violences en Guadeloupe : Elie Domota s'exprime dans Guadeloupe arton16289

Violences en Guadeloupe : Elie Domota s’exprime
Interview du porte-parole du LKP, le collectif à l’initiative de la grève générale

Cette semaine, la grève générale entamée le mois dernier en Guadeloupe a pris une tournure dramatique. Chaque nuit, des groupes de jeunes érigent des barricades et affrontent les forces de l’ordre. Lundi, des manifestants ont été passés à tabac par des CRS. Et un syndicaliste, Jacques Bino, a été tué par un tir provenant d’un barrage, mardi soir. Pendant ce temps, les négociations entre le LKP (Liyannaj kont pwofitasyon : Collectif contre l’exploitation outrancière), le patronat et l’Etat français sont au point mort. Elie Domota, porte-parole du LKP, livre à Afrik.com son point de vue sur les événements.


Afrik.com : Depuis lundi, les scènes de violence se multiplient en Guadeloupe. Et hier soir, un syndicaliste a trouvé la mort à Pointe-à-Pitre. Quelle est votre réaction face à ces événements ?
Elie Domota :
J’éprouve d’abord de la tristesse, et beaucoup de colère. Car cela fait un mois que les Guadeloupéens sont dans la rue. Ni le patronat ni l’Etat n’ont réagi. Et maintenant qu’un homme a perdu la vie, les ministères de l’Intérieur et de l’Outre-mer essaient de réagir. Dans un autre département français, une solution aurait déjà été trouvée. Mais dans ce petit pays des DOM qu’est la Guadeloupe, il faut attendre que le sang coule pour que le gouvernement bouge.

Afrik.com : Jeudi, Nicolas Sarkozy reçoit les élus de l’Outre-mer à l’Elysée. Qu’espérez-vous de cette rencontre ?
Elie Domota :
Cette rencontre m’inspire le même sentiment de colère. Il a fallu attendre 30 jours et un mort pour que ça bouge ! Ils vont nous trouver de belles formules pour expliquer la situation, alors qu’il y a deux semaines nous avions trouvé un accord avec Yves Jégo. On nous ballade depuis un mois, donc maintenant on attend de voir ce qu’ils vont dire…

Afrik.com : Jusqu’à la semaine dernière, le LKP a manifesté en organisant des marches pacifiques. Pourquoi avez-vous décidé, cette semaine, de passer un cran au-dessus en installant des barrages routiers ? N’y avait-il pas d’autre solution que l’épreuve de force ?
Elie Domota :
Un mois de marche, ça ne s’est jamais vu. 100 000 personnes sont descendues dans les rues, le quart de la population guadeloupéenne. Mais puisque personne ne nous écoutait, nous avons décidé de barrer les rues. Alors, les manifestants ont été tabassés par les forces de l’ordre à coups de matraques et de « sales nègres, on va vous casser la gueule ». C’est là que ça a mal tourné. La violence qui sévit depuis deux jours s’explique aussi par le mépris dont a fait preuve l’Etat. On avait trouvé un accord avec Yves Jégo, le 8 février, qui prévoyait un règlement du conflit entre les syndicats et les patrons avec la participation de l’Etat. Brusquement, M. Jégo est parti et il est revenu sur sa décision. Tout cela prouve que l’Etat français n’en a rien à foutre de la Guadeloupe.

Afrik.com : Jeudi dernier, vous avez déclaré que « si quelqu’un blesse un membre du LKP ou un manifestant guadeloupéen, il y aura des morts. » Cette déclaration a été interprétée comme une menace par certains, d’autant plus que l’UGTG, le syndicat dont vous êtes le secrétaire général, est souvent pointé du doigt pour la brutalité de ses méthodes.
Elie Domota :
Il faut replacer cette citation dans son contexte. Les patrons ont monté une milice pour tuer les syndicalistes. L’un d’entre eux a fait une annonce sur un média local dans laquelle il disait qu’il y avait un contrat sur ma tête et sur celle de Nomertin. Quant à l’UGTG, il vient de gagner les élections (prudhommales, ndlr) avec 52% des voix, il est très apprécié des travailleurs guadeloupéens. Donc nous savons bien d’où viennent ces commentaires… Ces derniers jours, on a déjà lancé beaucoup d’appels au calme, et nous avons toujours manifesté dans le calme. Mais l’Etat nous a trompés. L’Etat a refusé de respecter ses engagements. C’est pour ça que nous en sommes arrivés là.

Afrik.com : Est-ce qu’au delà des revendications sur la vie chère le LKP réfléchit à l’avenir politique et statutaire de la Guadeloupe ?
Elie Domota :
Pour l’instant, on travaille sur la situation sociale et la question des salaires. La situation actuelle est catastrophique. Il ne faut pas croire que juste un changement statutaire va changer les choses. Quoiqu’il en soit, ce sont les Guadeloupéens qui décideront des voies à suivre pour leur avenir.

Afrik.com : Une question personnelle pour conclure. Vous avez réussi socialement. Vous êtes directeur adjoint de l’ANPE Guadeloupe. Pourquoi vous êtes-vous engagé avec le LKP dans ce combat contre « l’exploitation outrancière » ?
Elie Domota :
Pour aider ceux qui n’ont pas de travail. Je sais d’où je viens. Et ceux qui sont comme moi ont peu de chances d’accéder à de hautes fonctions. Dans ce petit pays, quand on consulte les organigrammes, on se rend compte que c’est presqu’impossible. Donc il est nécessaire que les Guadeloupéens soient un peu plus propriétaires et un peu moins locataires dans leur pays.

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